samedi 27 août 2016

Les ormes de la Pointe-aux-Carrières à l'île Bizard



La Pointe-aux-Carrières

Enfin! Je suis allé au Parc-nature du Bois-de-l'Île-Bizard! Je suis bien sûr allé à quelques reprises visiter le bocage de l'île Bizard, à quelques kilomètres d'ici, mais je n'étais toujours pas venu voir le parc-nature. 

Peupliers, thuyas et ormes ont colonisé la pierre de la pointe. Les arbres sont rabougris par la dureté du milieu qui a un air bien nordique!



Le site d'extraction de pierre pour la construction des demeures de l'île n'est plus en activité depuis longtemps mais offre un paysage peu commun. Le milieu  exposé aux vents, à la sécheresse et aux glaces transforme les arbres de façon remarquable. Ci-haut c'est un orme d'Amérique (Ulmus americana) qui s'agrippe entre les pierres de façon peu caractéristique.

Son écorce est sérieusement abimée par les glaces mais l'arbre se maintient.



Bien ancrés dans les pierres les ormes produisent ici ces racines qui émergent, qui bourgeonnent et produisent de nouvelles tiges. Un orme à rhizome! Notez à gauche que cette racine pénètre à nouveau les pierres.



Si la tige principale de ce spécimen a finalement été victime des intempéries, probablement fauchée par les glaces, les nombreux rejets de la souche assurent la survie de cet individu dont je serais bien curieux de connaître l'âge.




Au centre et à sa gauche, deux ormes d'Amérique poussant dans la pierre, des ormes rupicoles! Ulmus americana forma rupicola...


Je vous reviendrai avec quelques autres photos du parc, du côté des grands marais cette fois! Une surprise nous y attendais...

Bonne fin de semaine!


PS: Vous vous êtes procurés une copie de mon essai, non? Et bien ne tardez pas, le prix est de $9.99 jusqu'à la fin du mois. Ensuite ce sera $13.99. On y trouve un chapitre sur le bocage de l'île Bizard justement...



samedi 20 août 2016

Le buzz de la Pélopée courbée





Depuis quelques étés quand je suis au bureau, à bosser sur l'ordi, j'entends ce drôle de bruit derrière moi. À chaque année je commence par me demander ce que c'est ce drôle de buzz...

Maintenant je sais bien, c'est la pélopée courbée!

Pourquoi vient-elle chaque été faire ses nids de boue dans cette bibliothèque derrière moi? Aucune idée! Ça lui convient... 

Je doute que ce soit la même guêpe (elle ne vivent sûrement pas trois ou quatre ans!). Il faut supposer que la guêpe retourne faire un nid où elle est née, comme les saumons, vous savez?

Il n'y a pas de moustiquaire dans la porte qui donne sur le balcon côté rue. La guêpe entre et sort sans que je ne la vois, elle travaille sont nid de boue, emplie le tout d'une réserve d'araignées paralysées puis pond un oeuf. La larve émerge dans un garde-manger d'araignées encore vivantes mais qui ne peuvent bouger et se feront bouffer!


Consultez les archives:












samedi 13 août 2016

Cas de canopé




Les interminables travaux d'infrastructures souterraines sur la rue Saint-Denis à Montréal sont un test d'endurance pour les arbres sur les trottoirs. S'agissant de protéger la canopée urbaine, des règles prévoient leur protection lors des travaux.



Une de ces règles est la protection du tronc avec un manchon de pièces de bois.



Je n'ai pas les documents sous la main mais je crois qu'il est aussi obligatoire de couvrir les racines d'une toile de jute que l'on garde humide? Les racines ainsi exposée à la sécheresse peut être dommageable. 



Aucun des arbres n'a eu droit à cette protection élémentaire.



Le feuillage des féviers inermes (févier d'Amérique, Gleditsia triacanthos var. inermis) ont tous cette apparence jaunie, défeuillée. Cela n'est pas irrémédiable et quoique l'on soit un peu tard dans la saison, le feuillage se refait habituellement.

La protection des racines auraient peut-être aidée?

Il s'agit d'un arbre résistant à la pollution, à la chaleur et à la sécheresse, normalement parfait pour ces rues à forte circulation automobile où pas grand chose peut survivre. Mais ici on lui en demande beaucoup! 

On le trouve ici avec cet autre increvable: l'Orme de Sibérie (Ulmus pumila) et au moins un érable argenté (Acer saccharinum) que je n'avais pas remarqué auparavant.

Attendons de voir si les féviers survivront!




Sur le côté Est de la rue où les travaux sont terminés (ou presque) voici un petit casse-tête, qui ne semble toujours pas résolu après un bon mois. On améliore l'aspect esthétique du trottoir et la protection des arbres avec ces grilles en acier Corten, très appropriées à l'intense circulation des piétons ici. Mais l'alignement original des arbres n'était pas parfait. Ou est-ce l'irrégulière croissance de la base de l'arbre? Ou, enfin, peut-être n'a-t-il pas été planter assez profondément et le porte-greffe est hors-sol? 

La variété inerme (sans épines) est toujours un clone greffé sur un racine "normale" de l'arbre.

Quoiqu'il en soit le dessin de l'architecte, lui, était parfait, sur l'ordi en tout cas! Mais une fois le béton coulé et la base de la grille installée on ne peut pas mettre l'autre moitié de la grille, à moins de couper une partie de la base racinaire???

On hésite, je comprends. 

En plus des obligatoires toiles de jutes gardées humides sur les racines lors des travaux, il y a sans doute un autre raffinement aux opérations futures à apporter:  une précise mesure sur place par un arboriste de l'emplacement des arbres et de la forme de leur base avant de couler le béton? On fera ensuite une fosse décalée de trente centimètres...

Je sais cela brisera le parfait design... la belle ligne dans le béton sera gâchée par ces affaires végétales irrégulières...


Les arbres, c'est vraiment emmerdant!





Un dernier mot chers lecteurs, vous êtes pas loin de 200 membres de ce blogue et il y a toujours environ 300 lecteurs par jour. Ces derniers viennent ici suite à une recherche Google par exemple.

Mais vous, abonnés, vous êtes procurés une copie de mon livre numérique? Environ 20% de mes lecteurs sont sur des ordis Apple. À moins de $10 mon essai devrait se traduire par au moins quarante copies? 

Les auteurs ont de drôles de calculs, je sais...

De plus, dans la population générale, près de la moitié des tablettes sont des tablettes iPad de Apple. Vous voulez m'aider à les rejoindre?

Puisque ce blog et son auteur mérite votre attention généreuse il ne vous viendrait pas à l'idée d'en partager les billets et surtout de partager la nouvelle de la parution de mon essai? Comme pour ce blog, j'y ai mis beaucoup d'efforts et la balle est maintenant dans votre camp! Un blog c'est un réseau, vous faites partie de ce réseau...

Copiez/collez l'adresse d'un billet ou le lien vers iTunes et iBooks. Le livre sera ensuite à $14 le premier septembre. C'est cruel, non?

Je sais que quelques-uns ont eu ce réflexe, ici, sur le Facebook ou sur Twitter. Je les remercie chaleureusement. Quelques-uns ont même acheté le livre. Imaginez...

Vous lisez ici gratuitement depuis de nombreuses années, acheter mon livre ne serait pas une dépense extraordinaire!

Alors que dites-vous de faire un geste pour un auteur et éditeur indépendant?

Bonne fin de semaine sous la pluie. Moi je suis occupé à mon prochain livre.