samedi 28 février 2015

Splendide nature!



La fameuse p. 22 du document Projet Darlington






Certaines espèces rampent, certaines autres espèces volent! 

Certains organismes sont si finement adaptés qu'ils s'en tirent avec n'importe quoi! 


Splendide nature!








samedi 21 février 2015

Le Projet Darlington, plagiat!



Détail de la page 22, Projet Darlington. La belle photo!



Projet Darlington : il s’agit d’un projet publié à l’automne dernier. Sous la direction d’Alexandre Beaudoin, conseiller en Biodiversité à l’Université de Montréal (UdM), réalisé par Marie Le Mélédo, architecte du paysage, l’ouvrage est apparemment (ce n’est pas clair…) publié par ou pour l’Université de Montréal et l’Institut de recherche en biologie végétale (IRBV). C’est du costaud! 

On en reparle ces temps-ci et j’ai décidé d’y jeter un coup d’oeil.

Bon… c’est tout un document et tout un projet… on passe de l’échelle continentale à celle d’un pied d’arbre… quelle ampleur! Avec quand même un peu d’inflation, de la redite… et bien d'autres choses... Comprennez que je n’en ferai donc pas la critique… ce n’est pas le but de ce billet.

Voyez cet hyper-document ici : Projet Darlington


Détail de ma photo de l'île aux Chats dans la rivière des Prairies. 



L’animal emblème de ce projet est le renard. Si vous lisez mon blog depuis longtemps vous remarquerez la… coïncidence. Par exemple :



Si je ne peux avoir aucun droit particulier aux idées d’enrichissement des biocorridors des voies ferrées (après tout, peut-être quelqu’un en a-t-il parlé avant 2009?) ou du choix du renard comme animal emblème (quoique tout cela peut se discuter...), il en va autrement de l’utilisation de mes photos! 

Nous ne sommes plus dans le domaine de la coïncidence ou de l'air du temps avec l'utilisation de ma photo (p.22, reproduite ci-haut) de l’île aux Chats dans la rivière des Prairies au Bois-de-Liesse. Elle a été piquée sans gêne ni mention depuis mon blogue… 

Voyez le billet où j’ai publié cette photo : Marcher au Bois-de-Liesse


Piquer une photo! Avouez que c’est assez comique… surtout dans une publication universitaire… je crois que ça s’appelle du plagiat! Et c’est pas très gentil…



La photo sans recadrage


Ainsi ces bonnes personnes, confortablement installées dans ces pesantes institutions, sont venues sur le blog, peut-être pour s’inspirer, qui sait? Alors, pas de problème! Comme ce n’est qu’un blog et que les idées qui y sont exprimées par un quidam n’ont pas de valeur particulière (un billet de blog c’est pas une « vraie » publication, n’est-ce-pas?) ça ne mérite pas une citation… Et piquer des idées ça peut-être assez difficile à démontrer...

Faites-vous votre propre idée là-dessus… j’ai la mienne…

Copier mes photos sans permission par contre c’est du plagiat! Vous serez sûrement d’accord là-dessus!


Copie du règlement de l’UdM (ici):


1.2 Constituent notamment un plagiat, un copiage ou une fraude :

c) l’utilisation totale ou partielle, littérale ou déguisée, d’un texte d’autrui, d’un tableau, d’une image, d’un enregistrement ou toute autre création, sur tout support, publié ou non, en le faisant passer pour sien ou sans indication de référence à l’occasion d’un examen, d’un travail ou d’une activité visés par le présent Règlement;


Je crois que je vais envoyer une facture à ces bonnes personnes et exiger que le crédit de cette photo me soit accordé sur le document. 


Ajout 23 février: Évidemment que cela soit du plagiat est patent... mais il ne s'agit pas d'étudiants... il ne s'agit pas d'un quelconque travail pour un cours... je n'ai cité ce règlement s'adressant aux estudiantins que par commodité... non il s'agit du texte publié d'un projet d'aménagement rédigé par un employé de l'Université de Montréal et une contractuelle à l'Institut de biologie végétale de Montréal.


Premièrement, d'après la Loi sur le droit d'auteur, l'utilisation de ma photo (en plus charcutée par des amateurs!) est une violation de mon droit moral:


14.1 (1) L’auteur d’une oeuvre a le droit, sous réserve de l’article 28.2, à l’intégrité de l’oeuvre et, à l’égard de tout acte mentionné à l’article 3, le droit, compte tenu des usages raisonnables, d’en revendiquer, même sous pseudonyme, la création, ...


Il faudrait m'expliquer pourquoi les auteurs ont pris la peine de publier avec respect et intégrité les photos de Under Montreal, donnant non seulement le crédit au photographe Andrew Emond mais y allant d'une recommandation :

"Le site internet Under Montreal rassemble des explorateurs qui s'intéressent aux rivières perdues ou transformées de Montréal. Leur travail offre une documentation précieuse et un regard rare sur les dessous de la ville"

WOW!


Détail de la page 39, Projet Darlington. La belle plug!


WOW! Under Montreal a le bras long... et se voit accordé mention, respect et même une recommandation empressée pour la documentation précieuse qu'ils partagent sur le web... 

Évidemment on ne peux espérer rien de pareil pour mon blog (Flora Urbana) dont le travail offre pourtant aussi une documentation précieuse et un regard rare sur les dessus de la ville... Vous voyez j'explore les paysages de l'île depuis onze ans maintenant... ces pérégrinations (partagées ici depuis 2009) m'ont permis toutes sortes de découvertes, réflexions et idées qui méritent certainement un peu plus de respect... et de citations!

Voilà ce que je pense: m'accorder ce respect (que l'on doit à tout auteur et  photographe) en donnant le crédit de la photo aurait éventuellement donné au lecteur l'occasion de découvrir mon blog et que les idées de biocorridors sur les voies ferrées à Montréal, ainsi que le renard... ça vient de ma caboche... et c'est ce que l'on voulait éviter en ne me donnant pas le crédit de mon travail.

Lisez ce billet du 11 août 2009 : Le Fox Trot


De plus pour la photo il s'agit d'un violation de mon droit d'auteur:

(2) Constitue une violation du droit d’auteur l’accomplissement de tout acte ci-après en ce qui a trait à l’exemplaire d’une oeuvre, d’une fixation d’une prestation, d’un enregistrement sonore ou d’une fixation d’un signal de communication alors que la personne qui accomplit l’acte sait ou devrait savoir que la production de l’exemplaire constitue une violation de ce droit, ou en constituerait une si l’exemplaire avait été produit au Canada par la personne qui l’a produit :
  • a) la vente ou la location;
b) la mise en circulation de façon à porter préjudice au titulaire du droit d’auteur;



Détail de la dernière page, Projet Darlington. Mug shots.



Les auteurs du Projet Darlington ne peuvent prétendre ignorer la loi puisqu'ils ont bien pris soin de donner le crédit (et pas mal plus...) aux photographies tirées de Under Montreal. Indéniablement les auteurs connaissent mon blog... mon travail et mes idées méritent citation, non?

Pour votre honnête gouverne : le texte d'un billet de blog c'est une publication comme une autre avec les mêmes droits. Une photo publiée sur un blog n'est pas du domaine public. 


Estudiantins, à vos leçons!





mardi 17 février 2015

Punaise réticulée : Corythucha bellula





Cet insecte de 3 mm se trouve fréquemment sur les aubépines mais seulement celles qui ont le revers des feuilles velues... Une feuille est grande comme une ville où ces insectes passent leur vie!  Illustration à gauche: Elsie H. Froeschner, Smithsonian Institution. À droite : The Insect Fauna of the Genus Crataegus, W. H. Wellhouse, 1922. 

Pour mon (presqu’interminable… mais ça avance...) essai sur la haie dans le bocage urbain je voulais faire le portrait de quelques espèces végétales singulièrement riches en associations écologiques : Cerisiers (tardif ou de Virginie), Chênes et aubépines. Pour l’instant je me contenterai de l’exemple des aubépines (genre Crataegus). À ces arbres, sont associées quelques centaines d’espèces de tous les ordres et cela suffira à illustrer mon propos…

De la quantité inouïe d’insectes (et autres arthropodes) et d’oiseaux ou de mammifères qui utilisent (de milles façons…) ces arbres typiques des haies je vous présente cette punaise réticulée minuscule…


Pour plus d’info sur les Tingidae : Ici




samedi 31 janvier 2015

Emilio Sánchez-Perrier





Pour les peupliers. Et les saules. Et inspirer le printemps...


Bon weekend!



jeudi 29 janvier 2015

Le tulipier à Saint-Mards-de-Blacarville







Un court billet : dans un billet du 24 novembre 2011 (ici) je montrais quelques photos tirées des archives photos de Marie-Victorin. Une de ces photos était un tulipier (Liriodendron tulipifera, à gauche ci-haut). J’écrivais :


« La note indique Tulipier de St-Mards. Pas plus d'indication malheureusement, je n'ai pas retrouvé trace de "St-Mards", c'est où? » 


S’agissant d’un arbre très rarement cultivé ici (surtout à cette époque, 1900-1920) la photo du beau spécimen me chicotait. Saint-Mards était peut-être le nom d'un village québécois mal orthographié ou le nom du lieu a peut-être changé, etc. 

Hier je suis tombé sur cette autre photo du même arbre. Je vous la montre à droite sur le montage.

Saint-Mards de Blacarville, c’est en Haute-Normandie. Dossier clos. Notons quand même que ça permet d'estimer la date de prise de vue de la première photo tant le branchage semble identique. Je dirais 10 mai 1891...

Détail de cette photo: Le tulipier à Saint-Mards-de-Blacarville. Henri Gadeau de Kerville. 12 mai 1891. Collection du muséum de Rouen déposé à l’AREHN.