mercredi 23 juillet 2014

Agapostemon virescens



Agapostemon virescens sur Carduus nutans


Les abeilles agapostemons (famille Halictidae) sont de superbes petits insectes aux couleurs vertes (ou bleues) métalliques. Ce sont des abeilles indigènes assez communes et si le goût de les voir me prend je n’ai qu’à me rendre dans cette station de la grande (et très piquante!) plante le chardon penché (Carduus nutans, musk thistle).

Ces abeilles amassent du pollen sur leurs pattes arrières (et un peu partout sur leur corps) et sont d’importantes pollinisatrices qui visitent une variété de fleurs. Elles prennent bien sûr un peu de nectar avec leur langue courte.

Ces abeilles solitaires nichent dans le sol, en creusant des galeries où elles se voisinent habituellement: elles ont différents degrés de sociabilités selon l’espèce. La femelle pond un oeuf par cellule qu’elle approvisionne en nourriture. 



Vidéo: Carl Barrentine





mardi 22 juillet 2014

Bois-des-Pères






Dans l’arrondissement de Rosemont-La Petite-Patrie on trouve une belle forêt de 6 hectares: le Bois-des-Pères. Nommé ainsi parce qu’il appartenait aux Pères Franciscains. Le terrain a été acheté par la ville en 1986 puis il fût zoné parc en 2001. 

Un solide travail de naturalisation y a été fait par le Comité Écologique du Grand Montréal qui a tôt reconnu la grande valeur écologique des lieux avec des arbres centenaires dans une forêt d’origine. Des pressions immobilières semblent s’exercer sur le bois…






Renard Frak, qui ne cesse de produire des documents étonnants racontant ses explorations des milieux naturels et des friches, a produit ces deux clips en compagnie de Charles L’Heureux. 

Des amateurs qui s’impliquent pour la promotion et la protection des boisés exceptionnels, ça mérite toutes nos salutations!




samedi 19 juillet 2014

Les Ormes blancs





À Westmount encore. À gauche un des rares Ormes lisses (Ulmus laevis, European white elm). C'est une des raisons de notre visite ici. Une photo de l'année dernière le montrait en pleine santé. Mais maintenant il est bien défeuillé... La plupart des spécimens à Montréal sont à peu près centenaires et en santé ce qui laisse croire qu'ils résistent bien à la maladie hollandaise de l'orme... Si c'est bien cette maladie qui est responsable de sa mauvaise mine, ils résistent mais ne sont pas immunisés...

À droite, à quelques coins de rues du premier, un Orme d'Amérique (Ulmus americana, American elm) qui est soustrait du paysage... aucun doute sur la raison de sa disparition...

Notez que ces deux espèces sont très proches l'une de l'autre, comme le laisse mieux constater les noms anglais: American white elm et European white elm.

Voyez entre autre ici et ici.


Bon... c'est pas tout ça je dois me préparer pour cette visite guidée au Champ des Possibles cet après-midi:










vendredi 18 juillet 2014

Metasequoia glyptostroboides




Le très beau (et très rare) Metasequoia glyptostroboides du parc Westmount.



Par une parfaite journée pour aller voir les arbres un peu... 



Le Scarabée japonais (Popillia japonicaJapanese beetle) apprécie bien le Metasequoia... assez doux pour faire à la fois le meilleur baisodrome et une bonne salade!

Faut dire que pour ce coléoptère tout est bon à tout.



mardi 15 juillet 2014

Crac-boum!




La semaine dernière je marchais sur Saint-Denis vers le Nord et j’entends un Crac-boum! Grandement sonore! Qu’est-ce que c’est? Devant moi je vois ce camion qui vient d’arracher la moitié d’un Orme de Sibérie! L’as-reporter en moi regrette amèrement de n’avoir pas apporté sa caméra*… 



Personne n’est blessé, ce qui aurait bien pu être le cas, le trottoir étant plein de passants.

Peu d’espèces d’arbres peuvent survivre sur les voies les plus achalandées en milieu urbain: chaleur, pollution automobile, sans compter les accidents de toutes sortes, etc. Dans les années ’70 l’Orme de Sibérie (Ulmus pumila) semblait une solution au problème. Il s’accommode des milieux les plus difficiles. L’arbre s’est toutefois avéré une très efficace espèce envahissante! Il pousse partout… sans grande utilité écologique. 



En plus il s’hybride avec nos ormes indigènes, faisant un travail de sape sur la génétique de ces derniers. Un aspect qui n’avait pas été considéré… 

Donc, il fait de l’ombre en décorant un peu les boulevards et c’est essentiellement tout!



Ici sur la rue Saint-Denis il règne en maître et s’avère finalement un problème… Les normes de soins et d’émondage de ces arbres doivent probablement être revues! Une des branches maîtresses s’arquait au-dessus de l’artère. On peut se demander comment cela ne s’est pas produit plus tôt, les grands camions bien haut y circulant ordinairement.



Il y a deux ans (photo ci-haut) j’avais vu la même chose, de l’autre côté de la rue. J’avais ma caméra.

Je me demande: pourquoi ne pas planter des Érables argentés (Acer saccharinum) ou même des Érables à Giguère (Acer negundo)? Avec des soins d'émondage de structure appropriés les deux feraient un travail similaire (réussir à croître dans ce milieu difficile) et le feraient plus vite!




*Merci à Steph Boutin pour les photos.