samedi 20 septembre 2014

Prunier noir et Prunier d’Amérique





J’ai reçu la visite d’un ami avec un lot de beaux et délicieux fruits: ceux (croyait-on) du Prunier noir ou du Canada (Prunus nigra, Canada plum). Bien qu’ils ont une peau épaisse, la chair est très juteuse et bien savoureuse. Je n’ai que rarement vu ce fruit et jamais j’en ai trouvé un spécimen assez beau pour le photographier… Maintenant j’en ai toute toute la gamme de couleur. Un régal pour la bouche et les yeux! J’ai fait un peu de confiture avec ces prunes… après en avoir mangé fraîches plusieurs.


Les rares fruits que j’avais vu auparavant étaient abimés (pour moi, en ville et alentour…) et j’étais content de terminer ma documentation visuelle de cette espèce assez caractéristique des haies.


La forme d'ensemble des feuilles les distinguent assez bien...

Je suis donc allé tardivement à la source indiqué sur le mont Royal afin de couper, j’espérais, une branche portant encore des fruits, la photographier et faire une bonne planche botanique. Comme j’ai déjà une branche avec les fleurs, ça ferait assez intéressant.

Mais quand je suis finalement arrivé devant les rares arbustes qui portaient encore des fruits je ne reconnaissais pas le Prunier du Canada… Les feuilles n’étaient pas les feuilles que j’attendais. Quel est donc ce petit arbre fruitier?


Il s'agit du Prunier d’Amérique (Prunus americana, American plum), une espèce plantée et cultivée mais qui est naturalisée à certains endroits. Ça semble le cas ici sur le mont Royal où on trouve donc les deux espèces.





Ces vues rapprochées nous montre la différence entre les dents pointues et même apiculées (avec une pointe comme un fil) du Prunier d'Amérique et les dents bien arrondies du Prunier noir.

Certains autres caractères sont bien utiles plus tôt dans la saison: la présence de dents sur les sépales (lors de la floraison…) et des fugaces stipules à la base de la feuille (au printemps). Encore mieux et plus durable comme caractère: le pétiole du Prunier noir a des glandes (visibles sur la deuxième photo) comme c’est souvent le cas dans la famille des Rosacées. Le Prunier d'Amérique n'en possède pas.






Comme je n’ai pas de spécimen du fruit du Prunier noir nous ne pourrons pas comparer les deux fruits. Mais ces planches tirées de Sargent, C.S., The Silva of North America (1891-1902) nous font bien voir que les fruits du Prunier noir sont plus allongés que ceux du Prunier d'Amérique.

En résumé: le Prunier noir a des glandes sur les sépales, sur les dents des feuilles (la photo ne les montre pas), ses dents sont arrondies et le pétiole de la feuille porte des glandes. Tous ces caractères sont absents du Prunier d'Amérique. Ajoutons que le Prunier noir fleurit plus tôt avec ce parfum qui fait rêver...

En l'absence de fruits ou en tout moment quand l'arbuste a des feuilles ce sont les glandes sur le pétiole qui font toute la différence.






vendredi 19 septembre 2014

Mauvaises herbes du toit de Montréal



Le gyrophare.

En regardant ce grand panorama de Montréal j'ai remarqué ces mauvaises herbes qui se sont installées sur le toit de la Place Ville-Marie. C'est à plus de 180 mètres! Comment ces graines ont-elles bien pu arriver ici?




Il s'agit presqu'exclusivement de Renouée persicaire (Lady's thumb, Persicaria maculosa (autrefois Polygonum persicaria). Du moins je le crois... On distingue aussi une plante de la famille des Astéracées (Sonchus?) dont les graines voyagent avec le vent (anémochorie). Vous savez, comme les pissenlits?

Pour ces renouées il faut compter sur les oiseaux avec cette dissémination des graines que l'on nomme avichorie, une branche de la zoochorie. 

Ces photos sont des captures d'écran du superbe panorama de Jean-Pierre Lavoie.





mercredi 17 septembre 2014

Pigeon de passage







Illustration et texte tirés de Histoire Naturelle de la Caroline, de la Floride, & des Iles de Bahama, etc. par Mark Catesby, 1754.

Tourte voyageuse (Passenger pigeon, Ectopistes migratorius)


samedi 13 septembre 2014

Lanoraie-d’Autray




Lanoraie-d’Autray, c’est dans ma région natale, mon Heimat, et j’ai déjà habité, peu de temps, à Lavaltrie, tout juste à côté de Lanoraie. Le site du manoir Lanoraie-d’Autray et les environs me sont donc familiers. 

Je suis souvent passé par ici, la route traversant la propriété, mais je ne me suis pas souvent arrêté. À chaque fois que je passais sans m’arrêter je le regrettais amèrement… Dimanche dernier nous nous sommes donc arrêté.



À quelles caractéristiques du lieu ou à quelles combinaisons de ces éléments constitutifs je dois cette impression de "complétude" quand je suis ici? À vrai dire cela n’a rien de mystique ou de très mystérieux, tout m’y rattache en effet: c’est sur le bord du fleuve, sur la route Notre-Dame (le Chemin du Roi d’autrefois) bordée de grands peupliers, avec une pelouse toujours parfaitement verte me semble-t-il, une belle petite maison et de grands pins. En plus tout cela se combine et produit une lumière singulière, douce comme les aiguilles de pins blancs.

Avec, en plus,  le chant vibrant des peupliers… Je suis comblé!



Chacun de ces éléments pris séparément me plongerait dans le no-man’s-land entre la nostalgie et la plus complète mélancholie… alors quand tout se trouve réunit… 

Comme vous pouvez le constater sur le panorama plus haut, la présence de ces poteaux électriques est assez incongrue: les faire disparaître et enfouir les fils ne représente probablement pas un gros investissement… puisque l’on parle de patrimoine et de sa valorisation.



Et ici comme ailleurs (je pense aux grands Peupliers de Caroline au parc Lafontaine à Montréal) le remplacement des peupliers ne devrait pas faire les frais de longues discussions: cela ne coûte rien (à moins de générer une pseudo-compexité par habitude administrative). Ces arbres qui longent les chemins le long du fleuve sont après tout une caractéristique locale depuis bien longtemps. S’agissant d’histoire et de paysage patrimonial… 

Je n’ai pas marché sur le terrain et je ne sais pas ce qu’il en est du Manoir qui est à l’évidence disparu. Ce qu’on l’on voit c’est la maison des serviteurs du manoir de d’Autray sur la Grande Côte Est (Route 138).

Si vous voulez en savoir plus sur le patrimoine bâti de Lanoraie, télécharger ce document:

Inventaire du patrimoine bâti.





jeudi 11 septembre 2014

Îles de Sorel




Quel étonnement de découvrir ainsi tout un groupe de cet étrange animal qui semble, en partie du moins, aquatique. Il y en avait de différentes sortes: des grands et des plus petits.



J’ai pu observer à distance un comportement difficile à interpréter: les plus petits se mettaient la tête sous le ventre des plus grands. Il faisait chaud, peut-être était-ce pour se mettre à l’ombre un peu?



Sur cet agrandissement on voit tout juste les curieux compagnons des grands mammifères presqu’aquatiques inconnus: je compte sept Grandes aigrettes (Great egret, Ardea alba).


La campagne c’est bien même si c’est assez compliqué.