lundi 31 décembre 2018

Avant le Nouvel An 2019


Je préparais un billet de fin d'année mais je suis tombé sur ces dossiers d'artistes faits il y a quelques années (2007). Comme la plupart d'entre vous ne connait pas mon travail d'avant la flore urbaine et tout... voici une rétrospective!


























C'est incomplet et un peu pêle-mêle, je sais... Je vous donne un peu d'information:

Certaines de ces photos ont été exposées, certaines se retrouvent dans des coffrets d'artistes à petit tirage (dont celui-ci est encore disponible: Perspicax Ingenium), certaines autres se retrouvent dans des collections publiques et privées. La plupart de trouvent ici dans mes archives personnelles... En cette fin d'année une rétrospective des mes travaux sur l'architecture, les paysages et les arbres me semblait appropriée.

Mon travail photo s'est souvent trouvé entre la documentation et une recherche plus artistique. Ces images sont des tirages sur papier barytés de haute qualité, avec différents virages (sulfures, etc.) des cibachromes (qui se souvient de cela?) et de rares platinotypes.  

J'ai le projet de présenter ces séries sous la forme de livres en format numérique. Cela vous servira de catalogue pour acquérir les images originales, qualité exposition, papier et traitement de haute qualité! N'est-ce pas?

Sinon vous aurez des regrets: il est en effet assez douteux que je fasse de nouveaux tirages! Et, en passant, comme il est question assez pressante de renouveler mon matériel informatique... voilà, c'est assez subtilement suggéré! J'espère que vous apprécierez tout de même et je vous souhaite une superbe année 2019. 


À bientôt!





vendredi 28 décembre 2018

La Campanie à Repentigny



Arnold Böcklin. Paysage de Campanie. Vers 1859.


J'aime imaginer que c'est le genre de paysage que traversait ma mère alors qu'elle était enfant. Elle est née à Paternopoli en Campanie. Elle est arrivée à Montréal à 4 ou 5 ans mais elle avait gardé quelques souvenirs du pays. 

Moi-même petit du même âge, avec ma mère nous traversions un champ à côté de la maison. C'était en août. Il faisait chaud et l'herbe était séchée. Ma mère me dit que l'endroit lui rappelait son patelin. En caressant l'herbe haute de ses doigts.

Avec tout ce bruit (chant des champs?) des criquets qui bondissaient de partout, l'appel des cigales, etc. vraiment nous y étions en Italie!

Je suis bien content d'être tombé sur ce tableau de Böcklin que je ne connaissais pas. De façon des plus indirectes il m'a fait penser à Margherita...






samedi 22 décembre 2018

Noël, bonbons pour les yeux, etc.




Six jeunes font du vélo sur le chemin de la Côte-Saint-Luc. Photo: Conrad Poirier, 25 Avril 1942. BANQ.



Wisteria. Avec trois Geishas en pyjama (je crois). Papier salé. Vers 1890. Photographe japonais inconnu.



Cowthorpe Oak. Prendre soin des vieux arbres. Photo: Sir Benjamin  Stone, 1908. Victoria and Albert Museum.


Et quelques photos par moi-même. L'été vient tout de suite après le solstice, non?

Bonne fin de semaine sous le sapin! En pyjama de préférence.




lundi 17 décembre 2018

Géants et châtaigniers



"A man stands next to the cross section of a giant redwood tree in California, 1909." Photo: USFS

Je ne sais pas s'il s'agit ci-haut du Séquoia sempervirent (Sequoia sempervirens) ou du Séquoia géant (Sequoiadendron giganteum). En voir de vrais (vivants, debout...) doit être assez intéressant...


Castanea dentata


D'autre part, le hasard m'apporte le même jour deux articles sur des châtaigniers:

Le Châtaignier Américain (Castanea dentata) dominait autrefois les forêts des Appalaches et de la Côte est des USA. Comme vous le savez on a même trouvé quelques individus tout juste de notre côté de la frontière au Québec. Cet arbre est sévèrement menacé par une maladie cryptogamique venue d'Asie. C'est évidemment toute l'écologie des forêts qui est atteinte et pour y remédier on a procédé à des croisements avec des châtaigniers asiatiques qui sont résistants. 

On a aussi regardé du côté de la trans-génèse en introduisant des gènes communs chez de nombreux végétaux permettant une résistance: 1 gène sur les 38,000 que compte le génome de l'espèce. Des essais sur de possibles impacts écologiques et environnementaux de cet arbre modifié sont en cours. On examine de nombreux effets possibles, tant sur les insectes herbivores, les abeilles et le pollen, les amphibiens se développant en se nourrissant dans la litière des mares vernales, la germination des graines des autres plantes de la forêt, etc. Sans oublier les mycorrhizes! 

Tout les résultats ne sont pas publiés mais tout semble bien aller... L'arbre transgénique ne semble pas fonctionnellement différent de l'arbre naturel. Les forêts (y compris celles du Sud de l'Ontario... et la nôtre!) reprendront une allure pré-coloniale (du moins pré-1904, date de l'arrivée du pathogène...). 

Voyez ce site pour plus de détails: ESF State University of New-York


Castanea sativa


En terminant donc voyez cet autre article intéressant et détaillé sur un châtaignier, le châtaignier commun (Castanea sativa), celui qui nous donne les marrons grillés cette fois:



J'ai ma petite tradition de m'en acheter dans le Temps des Fêtes. Je n'y manquerai pas!







samedi 15 décembre 2018

Walker 2: en marche!




Je travaille sur la couverture du deuxième album Walker. Le titre n'est pas définitif. Le sujet l'est toutefois, du moins en bonne partie! Les discussions se poursuivent avec l'éditeur qui est toujours pris à d'autres projets, le salaud.

Donc ce sera encore un album réunissant des photos avec encore moins de texte que le premier. Minimaliste de ce côté. Question de poursuivre l'expérimentation de l'auto-publication en plusieurs langues, avec moins de textes, la traduction (par machine ou humain...) devient alors plus facile.

Le livre comptera encore quelques petits vidéo-clips et des cartes de localisation des parcs et autres espaces verts de Montréal. Ce qui semble devoir inclure des terrains vagues.

J'avais vaguement l'intention de le publier avant-Noël, c'est encore possible, mais rien ne presse.

Pour rappel le premier Walker est disponible via iTunes et l'appli iBooks::



        en français: Walker: Les ruelles du Plateau-Mont-Royal:

        http://tinyurl.com/yabbrdjw

        ou

        en anglais: Walker: Back-alleys of Plateau-Mont-Royal:

        http://tinyurl.com/y874ulmv



Bonne fin de semaine à tous!




mercredi 12 décembre 2018

Néologisme: phytalexie





L'expression anglo «plant blindness» se traduit difficilement...

J'ai vu: "cécité pour les plantes" et "indifférence pour les plantes" passer ce matin sur Twitter. Ce n'est pas satisfaisant.


Pour vous situer un peu, voici une définition tirée de cette page

"Plant Blindness refers to the inability to see or notice the plants in one’s own environment. The term was coined twenty years ago by two botanists, Elizabeth Schussler, of the Ruth Patrick Science Educator Center in Aiken, South Carolina, and James Wandersee, of Louisiana State University in Baton Rouge. The common condition, according to the pair, results in a chronic inability to recognize the importance of plants in the biosphere and in human affairs."

Ou, en français, voyez cette page de Larry Hodgson (ici: le Jardinier paresseux).


Alors je propose officiellement (ça sert à ça un blog...) le néologisme phytalexie

Ce nouveau mot est composé à partir de phyto-, préfixe qui signifie végétal (du grec φυτόν) et de alexie: une atteinte de la compréhension du langage écrit.

Phytalexie voulant ainsi signifier l'incapacité de lire les plantes.


Ma contribution à la langue française de ce matin. Vous êtes bienvenus.

Bon assez de me prendre pour un Littré...




dimanche 9 décembre 2018

Rafflesia arnoldii



Gloria Immondi!


Marcher dans une forêt de Sumatra et avoir la surprise anticipée d'une exhalaison de cadavre en putréfaction, vous avez de la chance! Vous la cherchiez. Vous vous rapprocher de Rafflesia arnoldii en fleur! Après ce signal olfactif, en trouver la source est facile: cette fleur atteint 1 mètre de diamètre. 
Il faut savoir que la fleur miasmeusse sont pollinisées par des mouches qui apprécient avec intempérance les parfums rares… Les fleurs sont soit mâles ou femelles et je ne sais pas si elles se distinguent ainsi par le nez. Quoiqu’il en soit la plante est rare et la pollinisation doit être plutôt infréquente.


Ci-haut: deux boutons de fleur.

Si la plante n’est pas en fleur elle est plutôt difficile à trouver! Il s’agit d’une plante sans feuille, sans racine, strictement parasite, totalement sous-terraine durant sa vie végétative. Essentiellement elle se nourrit en se branchant sur les racines d’une liane tropicale de Bornéo ou ailleurs dans la région de l’Asie du Sud-Ouest.
Un végétal vegan… Ou un chou puant tropical!

Vue latérale et en coupe des fleurs de Rafflesia arnoldii sur une racine de liane.


La plante semble rare (mais il est difficile de quantifier des fantomes!) mais assurément son habitat se réduit: elle est menacée. Elle est aussi, jusqu’à présent, impossible à cultiver.

Planches modifiées, tirées de: 
An account of a new genus of plants, named Rafflesia. London.Printed by Richard and Arthur Taylor, 1821.





samedi 8 décembre 2018

Walker & Walker




Presque pareils les deux versions.

Je sais pas combien d'auteurs aimeraient être publiés, d'office, ou presque, dans deux langues... Je l'avais annoncé et voilà, c'est fait! Mon nouveau livre est disponible en français et en anglais!

Voilà sans doute un avantage de l'édition numérique, qu'en pensez-vous? Ces deux versions sont en "librairie" dans 51 pays. Ça aussi c'est pas mal, je trouve!

Toutefois, je réfléchis encore à publier la version en espagnol... sans relecture, c'est plutôt risqué, non?

L'édition numérique, c'est vraiment une autre bestiole. La comparaison avec l'impression sur arbre mort n'est pas toujours pertinente. Mes livres n'auraient tout simplement pas vu le jour sur papier chez Monsieur l'Éditeur ou Madame Distributrice. Alors comment comparer des non-livres (sur papier) à des livres numériques publiés (virtuels et non-réels pour plusieurs)? 



Une des quelques cartes dans le livre, donnant un peu de contexte historique.


Vous avez maintenant le choix:

        en français: Les ruelles du Plateau-Mont-Royal:

        http://tinyurl.com/yabbrdjw

        ou

        en anglais: Back-alleys of Plateau-Mont-Royal:

        http://tinyurl.com/y874ulmv






Bien entendu, je regrette de devoir le dire encore: le format numérique iBook n'est lisible que sur les iPhones, iPad, iMac et autre ordis Apple. 

Un livre sur les ruelles, visuellement riche, avec un peu plus d'atmosphère rendue par l'ajout de courts vidéos et des sons... ça ne vous tente pas?

L'avis du blogueur Henri Lessard: 


"Le safari photo vaut le détour. Texture, lumière, topographie (oui, même le Plateau a une topographie !) : tout un monde par des indices : fenêtres, portes, brins d'herbe dans le pavage, graffitis... À coup sûr, l'endroit est habité, même si on ne voit (presque) personne. En tout cas il a une âme."

jeudi 6 décembre 2018

Hors-Walker


Quelques photos (finalement rejetées) de mon livre  Walker: les ruelles du Plateau-Mont-Royal:










Je crois bien envoyer demain chez Apple la version anglaise de mon livre. Disponibilité dans les quelques jours qui suivront!

Ars Longa, Vita Brevis!


Et j'ajoute ici ce que je viens de partager sur Twitter:



Le livre contient de nombreux petits effets spéciaux (disons...) comme ci-haut... vous avez compté les chats?





mardi 4 décembre 2018

Mon livre Walker: parution!







Voilà! Sortez tambours et trompettes! 


Premier d'une série, mon livre Walker: Les ruelles du Plateau-Mont-Royal est maintenant disponible sur iTunes: 




Ou directement depuis l'application iBooks (ou Books...). Je dois préciser que le fichier n'est lisible que sur les ordis Apple, les téléphones iPhones et les tablettes iPad. Si c'est le cas, dans le champ de recherche de l'appli tapez: "Roger Latour" et vous trouverez le livre (et les autres, dont Opéra Canopée, gratuit!)

Vous pouvez même télécharger un échantillon...

Et soyez généreux, allez-y et partagez le lien vers ce billet sur votre Facebook ou les autres réseaux sociaux... Vous savez, le total les utilisateurs de ces différents appareils Apple représentent environ 25% de la population adulte...

Je travaille maintenant la version en anglais qui sera disponible bientôt. La version espagnole: mon enthousiasme a été freiné quelque peu, une collaboration possible ayant préféré s'abstenir. 

Que faire? Pousser l'expérimentation de l'auto-publication et des possibilités numériques avec un texte en espagnol presque totalement traduit par des machines? Un jour ce sera assez bon mais pour l'instant...

Enfin, j'y pense... ces technologies ouvrant des portes intéressantes pour tout auteur. Et il faut bien franchir ce miroir... Autant que ce soit par des mecs comme moi!










lundi 3 décembre 2018

Walker à Toronto et à Quito



Mon premier album Walker est terminé. Il sera disponible bientôt. Il est maintenant chez le libraire (Apple...). Le temps que les caisses de livres soient sorties des camions et que les copies soient sorties des boîtes en cartron et qu'on les mette sur les tablettes des librairies dans 51 pays... bientôt!

Je rigole si vous ne le savez pas: mes livres sont numériques. Le cartron est trop cher. Comme le papier. À bien y penser, depuis la perspective d'un auteur, un éditeur qui ne traduit pas votre livre (ne serait-ce qu'en anglais) vous coûte très cher!

Je sais pas si beaucoup de Japonais s'intéressent aux ruelles et lisent le français. Ce nouveau livre et les autres sont toutefois disponibles au Japon. Mes livres sont dispo partout dans la francophonie. Oui j'ai quelques preneurs pour mes livres en Belgique et en France...

Et vous savez quoi? La version en anglais de Walker suivra dans quelques jours. Ça c'est atteindre l'anglophonie... Puis la version espagnole. L'hispanophonie est pas mal aussi!


Dans les électrons, il est assez facile de traduire un ouvrage avec les outils en ligne: traducteurs automatiques, dictionnaires, lexiques, thésaurus de toutes les langues, etc. etc.

Ne me dites pas que la qualité du résultat n'atteint pas celle d'un traducteur humain! Je le sais bien! Mais pour un auteur auto-publié, que faire quand il n'a pas le budget pour un contrat de traduction à l'externe? Que choisir entre:

1- pas de traduction
2- utiliser toutes les ressources disponibles!

J'ai fait mon choix!

Si on craint pour la qualité, on n'a qu'à attendre un peu... tout ira mieux! Et je ferai une simple mise à jour du livre...

Une étude sur les revenus en baisse des auteurs québécois vient d'être publiée par l'UNEQ. Elle va dans le même sens qu'une étude pan-canadienne, une étude américaine et une étude britannique. Outre la démographie peu représentative (l'âge surtout) ces études ne portent essentiellement que sur les auteurs actifs dans le milieu officiel: auteurs reconnus chez les éditeurs reconnus dans le librairies reconnues.

Les nouveaux moyens de produire, publier, traduire, diffuser ne font pas vraiment partie de ces études... Ni des outils que devraient utiliser tous ces auteurs. Beaucoup ont mon âge justement... beaucoup sont profs et ont un peu plus de ressources que moi!

Alors je continue mes paris sur l'avenir du livre. Je veux des lecteurs à Toronto et à Quito!

Walker, les ruelles du Plateau-Mont-Royal. Bientôt dispo sur Mars!