mardi 16 octobre 2018

François des bois






François Plourde, un héros à la défense des boisés de Montréal. Il regarde où on ne voit pas.




samedi 13 octobre 2018

Stenoglottis longifolia




Stenoglottis longifolia, une orchidée terrestre (lithophyte en fait: elle pousse souvent sur des rochers moussus). Facile de culture, ne demandant qu'un substrat bien drainé (important!) et une bonne lumière. La plante produit de nombreuses pousses sur les racines. Le spécimen actuel (j'ai cette plante depuis 1995) a été complètement "refait" et dans une année ou deux il reprendra cette occupation multiple du pot avec une floraison conséquente...

Je possédais une variété de cette espèce avec une feuillage tacheté de pourpre, au bord finement ondulé, un peu comme la pâte à lasagne... Je doute retrouver cela!




Par ailleurs, nonobstant les résultats décevants de mes livres numériques et les commentaires peu encourageants à cet effet, je travaille, en la plus complète et plaisante liberté, à mon prochain livre numérique: Walker. La sélection des images finales n'est pas encore terminée: à partir de 400 photos pré-sélectionnées je dois encore réduire à une centaine...

La méthode est des plus différentes, légère et rapide (enfin plus rapide...): ce sont des clichés fait avec ma tablette iPad, sans traitement ultérieur (ou presque). La sélection des simples photos se faisant ensuite dans l'app Photos.

Ça n'a tout de même rien à voir avec le travail de recherche, documentation, prises de spécimens à travers les saisons (et les années...) et fabrication patiente des planches botaniques de mon précédent livre!

La plus complète et plaisante liberté je disais...

Je n'ai aucune attente particulière avec cet autre livre: je continue à inclure des petits trucs (clips vidéo, son, animation, etc.) ici et là, convaincu que le format numérique enrichi offre des possibilités didactiques intéressantes ou des machineries narratives ouvrant un peu l'idée du livre...

Nombreux sont ceux qui disent que je perd mon temps avec l'auto-publication de livres numériques. Je leur répond: encore plus nombreux sont ceux qui ne prennent pas la peine de voir mes livres ou de partager la nouvelle de leurs parutions!

L'intéressante question est celle-ci: Ce sont mes livres qui "marchent" pas? Ou c'est la peur de la nouveauté des éventuels lecteurs, leur attachement au papier qui sent bon, à la marque certifiée qu'offre un "vrai éditeur" ?

Tant de questions! Je lance une autre balle, vous avez votre raquette?








samedi 29 septembre 2018

Les arbres de Brockville, Ontario




Quelques belles journées passées à Brockville, en Ontario. Ci-haut: c'est le fleuve Saint-Laurent. La rive au loin, c'est l'état de New-York. Les îlots, ce sont les derniers, en aval de l'archipel-chapelet des Milles-Îles. 

J'étais sans mon canot, avec mes souliers usés (je passe sous silence le fait qu'ils soient percés) par le kilométrage considérable qu'ils m'ont permis d'explorer. J'étais toutefois en la meilleure compagnie et j'ai marché de ci de là, profitant des beaux alentours de la ville à l'architecture des plus intéressantes.

Mais ce sont surtout les arbres qui retiennent notre attention ce matin.



Nous sommes ici sur Hartley Street, tôt le matin, et marchons en remontant le fleuve (à notre gauche).



J'ai fait cette photo d'un beau spécimen de frêne (Fraxinus, ash) lors d'une sortie solo, le lendemain en fait...



Toujours sur Hartley Street il y avait ces curieux bouquets de chênes rouges (Quercus rubra, red oak), nombreux dans les environs.



Un autre bouquet de chênes rouges. Sur le même terrain que le précédent!



Il n'y avait pas que de beaux feuillus: les conifères abondaient! Comme ce spécimen éclatant de santé et de vigueur du pin blanc (Pinus strobus, white pine). On en trouve partout de ces velours de paysage, tous d'une grande beauté. Pruches (Tsuga, hemlock), y compris de grands individus centenaires, épinettes (Picea, spruce) emmitouflent la petite ville. L'hiver doit être rendue un peu plus supportable par ce complément visuel!



Une petite plage offrant cette vedute napolitaine. Je trouve!



Un des plus grands intérêts est la présence de chêne blancs (Quercus alba, white oak) presqu'aussi nombreux que les chênes rouges! Je crois que ce petit bout de rue en compte plus que sur toute l'île de Montréal! Certains de ces arbres ont été plantés il y a de nombreuses décennies par ces connaisseurs anglos! Certains autres semblent plutôt des vestiges de la forêt encore présente par morceaux.

Le score finale des chênes blancs:

Brockville: 22, Montréal: 3 (?). Je suis pas sérieux... mais ça doit être quelque chose comme cela! 



Encore deux spécimens de chênes blancs.



Les écureuils hyperactifs (et professionnels) y allaient d'un ravage caractéristique: nous étions bombardés de glands et de rameaux!



Merci les zécureux!



Le lendemain donc, je suis allé seul vers un autre de mes plaisirs paysagers: la friche industrielle de l'usine Phillips Cables.


Je vous montrerais bien d'autres photos mais le temps me manque! 

Justification? Au choix: 

1- l'heure de tombée arrive pour publier ce 1399e message (où sont les trompettes? les tambours?)

2- j'ai échappé ma toast de beurre de pinotte-confiture de prunes sur mes pantalons (nombreux et vigoureux jurons ecclésiastiques)

3- je travaille sur un petit ouvrage de photos, ruelles, trottoirs, etc. Série? Titre: Walker! Peut-être trouverais-je public plus intéressé par mes projets...

4- j'ai de façon générale d'autres chats à fouetter (je révise un texte difficile...)



Je vous souhaite un beau weekend!




samedi 15 septembre 2018

Populus, Prunus et Sciurus




Est-ce là le plus grand Prunier du monde? Je vous l'ai déjà montré, c'est un des mes voisins: un fort beau spécimen de peuplier (Populus) je ne me souviens plus s'il s'agit du peuplier deltoïde (fort probablement!) ou (peut-être?) d'un peuplier carolin (Populus x canadensis).




Calocasia (ou est-ce Alocasia, je semble les confondre…) sur les trottoirs de l’avenue McGill College tropicalesque.



Livrés expressément pour mon grand plaisir par un cycliste émérite (merci  Marcel et Michèle…) les prunes (j’ignore la variété précise) n’ont pas fait long feu. Gloup! trois de suite immédiatement alors que je les lavais, puis chop-chop, mettre à cuire.



Et de totalement parfumer la maison…



Quatre pots. À mettre un peu partout ensuite. Sinon à échantillonner à la cuillère quand je passe devant le frigo.


PS: un écureuil a piqué une des nectarines que je laissaient mûrir sur la table de cuisine. Comme d’habitude ce n’est qu’au moment où le fruit (énorme pour la petite bête) a fait boum (ou toc?) sur le plancher que j’ai accouru depuis mon siège d’astronaute. La charmante créature ne semblait pas du tout encline à abandonner le fruit de son larcin. Péniblement elle a sauté sur le garde-fou du balcon et… le fruit a échappé à sa machoire de sans-culotte. Il hésite un instant, regardant la catastrophe sucrée roulant maintenant tout en bas au sol du jardin, me jetant un air paniqué, hésitant, déchiré entre la nécessité de me fuir et de sauter dans l’érable à Giguère ou descendre rescaper son repas… à son péril peut-être?
Il saute alors dans l’arbre, aucune expédition punitive ne viendra le troubler.
Salaud, quand même! Faire un pot de confiture, minuscule, avec les trois nectarines (au frigo maintenant) restantes? Non, ce sera un gâteau. 
Un écureuil veille à mon menu. Charmant!




samedi 8 septembre 2018

Bois-de-Liesse




Le ruisseau Bertrand traverse les lieux.


Oubliez le yoyoga et le spaça, allez au bois! Optez pour un shinrin-yoku, un bain de forêt. En toute saison, surtout belle comme ces jours-ci, aller au Bois-de-Liesse est une idée qui fera montgolfière de votre poitrine. 


Cette élévation de votre body est peut-être aidée par la vue de la forte tension verticale, changeant de quelques degrés sur chaque arbre, variée, traçant la profonde perspective des hauts fûts de cette forêt mature. Un rare trésor! 



L’endroit est absolument à visiter. Vous y rencontrerez des hommes de qualité! (je m'y compte, ma propre valeur étant soudainement élevée par celle de mes compagnons!)




D'importants travaux ont lieu et une passerelle surélevée vous permettra en décembre de marcher à hauteur des fûts! Peut-être que je braverai l'hiver pour aller constater?




Je viens de lire que cette plante a changé de nom: elle se nomme maintenant Hylodesmum glutinosum, (syn. Desmodium glutinosum), desmodie glutineuse, Pointed-leaf Tick-trefoil. Les petites gousses tachetées (la plante est de la famille Fabaceae, celle du pois) sont étrangement collantes. Où avais-je la tête, je ne les ai pas photographiés!




Une mauvaise photo des fleurs...



Addendum: voici les petits fruits (gousses) de l'espèce précédente...




La forêt compte de nombreux Fagus grandifolia, hêtre à grandes feuilles, American beech. 




Menispermum canadense, ménisperme du Canada, Canada moonseed

Peu de différence entre ces deux clichés. Sauf un petit souffle tiède soulevant les feuilles du Menispermum canadense. La plante est assez fréquente dans les boisés de la région métropolitaine mais trop rare dans nos parcs et ruelles (où on la trouve heureusement à l’occasion).



Une colonie de Populus alba, peuplier blanc, white poplar.


Le Bois-de-Liesse est beau en septembre. Mais attendez octobre... Si l’on aime prendre une bain de forêt, que penser d’un bain de forêt dorée? Vous voyez?

Merci à Charles L'Heureux et François Plourde pour ce shinrin-yoku!

PS: François a mis en ligne une pétition visant la préservation de certains boisés au potentiel éco-paysager indéniable, pourquoi ne pas aller lire son texte puis signer le projet? cliquez ici.

Le billet sur la chasse aux Spiranthes de la semaine passée attendra un peu… j'ai besoin de relire certains textes. Mes études de ce genre d'orchidées on été faites entre 2000 et 2005... je dois minimalement rafraîchir ma mémoire!!!


Passez un beau weekend!


samedi 25 août 2018

Prunus padus au Champ des Possibles: un fantôme?


Le Prunus padus au Champ des Possibles (planche tirée de Stabat Arbor)


Ce blog, comme tous les blogs à l’origine d'ailleurs, est un journal de mes observations et découvertes, de mes réflexions, critiques et coups de gueule, de mes études, progrès et erreurs, de mes plaisirs et déplaisirs: un journal de bord (weB-log: blog) publié en direct avec tous les risques que cela comporte! J’apprenais et découvrais sous les yeux de mes lecteurs. 
Un blog, un simple journal de bord, peut-il être considéré comme source scientifique valable, criticable et citable? Ben oui et non…
Ainsi prenons l’exemple du cerisier à grappe (Prunus padus), avec lequel j’avais d’abord connu de la difficulté à identifier et circonscrire. Tout cela s'est passé en direct sur Flora Urbana. 

Le résultat: j’ai publié (ici et dans mon livre Stabat Arbor) une étude complète de l’espèce (et des espèces apparentées) et les mentions que je fais des spécimens trouvés (les occurences, dit-on en botanique) sont apparemment les premières pour le Québec. N'ayant pas moi-même visité l'herbier au Jardin Botanique de Montréal pour vérifier, je me fie à ce que me disait un botaniste.
Ma connaissance de la littérature historique sur le sujet est par contre assez complète pour ne pas être étonné de sa naturalisation (il ne s’agit pas en effet d’un cas « éphémère »): on trouvait ce cerisier naturalisé il y a un siècle aux USA. L’arbre exotique est cultivé depuis longtemps en Amérique du Nord, les oiseaux sont friands de ses fruits et le climat de ses régions d’origine sont comparables au nôtre: ce n’était qu’une question de temps (ou de la bonne paire d’yeux…) qu’on le trouve par ici.
La première fois que je l'ai trouvé c'est au Champ des Possibles. Mais je l'ai trouvé depuis un peu partout sur l'île de Montréal.

Le Prunus virginiana au Champ des Possibles (planche tirée de Stabat Arbor)


Ainsi donc c’est toute ma curiosité qui était satisfaite: un amateur faisant une petite contribution (il y a en a tout de même quelques autres si vous êtes familiers avec ce blog et mes livres…). Prunus padus, est un ajout à la flore du Québec: à défaut d’être remarquable et époustouflant, le fait est certainement au moins notable… publié avec tous les détails nécessaires cela devient tout de même « citable ». N’est-ce pas?
Pour ma paroisse, le fait que tout cela ce soit passé au Champ des Possibles me réconfortait dans ma prétention: tout observateur attentif et curieux peut arriver à découvrir des nouveautés, même dans une friche urbaine aux dimensions réduites… 
Par mes livres et autres publications, ce blog et ses textes et photos, toute mon entreprise en a été une d’invitation à la découverte: et les fruits se sont accumulés! 

Le genre Prunus , planche tirée de Stabat Arbor.


Présent dans la liste d’espèces du Bioblitz de 2014 (entre autres) le Prunus padus était donc dans la première édition (2014) du Catalogue de la biodiversité du Champ des Possibles (mais je publiais déjà depuis quelques années des listes d’espèces végétales et autres). 

Dans la nouvelle édition (2017) qui vient de paraître? 

Non… Ce cerisier est absent! Il est maintenant fantôme comme son découvreur… 

C’est tellement sympatique! Et totalement faux!

Avec une étude de tous les cerisiers à grappe, complètement documentée, vous croyez je me trompe? Vraiment? 




Dans cette publication, ne vous étonnez pas de trouver des notions comme "haie" ou "conservation d'éléments paysagers", "enrichissement de la flore", "favorisation des espèces indigènes", etc... Vous êtes sûrement familiers avec cela si vous me lisez...

Au moins cela a été conservé... 


Quelques billets sur le cerisier à grappe et les haies au CDP: 


4 juin 2011

2 septembre 2013
https://floraurbana.blogspot.com/2013/09/les-haies-du-champ-des-possibles.html 

24 mai 2014





samedi 18 août 2018

Locus Amoenus




Je suis allé passer la journée, en bonne compagnie, à Sainte-Béatrix dans Lanaudière. Mini-ressourcement. Question de se tremper les pieds dans cette belle fontaine.



Chez moi, les écureuils de la ruelle en sont à la deuxième portée. On les voit ici à construire le nid. Les juvéniles de la portée précédente sont reconnaissables à leur taille encore inférieure... et à leur comportement explorateur, sans-gêne: ils entrent chez moi (l'été toutes les portes y sont ouvertes...) et essaient de me piquer des fruits. Les pommes sont trop grosses pour le transport et comme ils font vacarme j'accoure depuis le bureau. J'ai amplement le temps de les surprendre à fuir: "ouste!".

Après trois fois ils semblent avoir compris qu'ils n'ont rien à gagner ici. 



Une nouvelle voisine arrive tout au haut de la vigne. Je suis au troisième et je trouve étonnant que cette créature grimpe jusqu'ici, ci-haut.

Pas de dommage aux raisins. 

Non, ce sont les zécureuils juvéniles qui ont fait razzia. C'est dans leur nature. J'espère qu'elle prendront plus de maturité que de raisins...



Parlant de nature, le rêve de cette nuit ressemblait à cela. Indéchiffrable. La fée du ruisseau vu il y a quelques jours peut-être?

Je ne me souviens d'où vient la citation. Peut-être est-ce de moi?




mardi 10 juillet 2018

Paysage désiré





Vacance, situation en suspens, abeyance, holiday...

Image posée ici en attendant la fin des vacances.






dimanche 8 juillet 2018

Je suis en vacance!





Je suis en vacance. Pourquoi pas?

Les vacances c'est bon pour cogiter. Et répondre à de difficiles questions.

L'auto-publication, en numérique et sur une plateforme fermée en plus (iBooks) est une entreprise complexe. Mais vous savez, la moitié des adultes au Québec possèdent des tablettes et 45% de ceux-ci ont des tablettes iPad.

Alors mon truc, c'est fou... mais qu'à moitié!

On pourrait alors croire qu'il y a un public potentiel pour mes livres? Il s'agit après tout de plusieurs centaines de milliers de personnes. Mais comment les rejoindre? On croit qu'il faille avoir une plateforme et compter sur les réseaux sociaux. J'ai ce blog, Twitter et Facebook. Des centaines de personnes et des organismes s'intéressant au verdissement, à l'environnement, à la biodiversité, aux arbres, etc. me suivent.

Abonnés sur ce blog: 213 (1392 billets et plus de 820,000 pages lues...)
Abonnés sur le Facebook: 922
Abonnés sur Twitter: 632

Je crois avoir rempli ma part du contrat. Mais trop peu jouent le jeu...


Avec Rachelle Renaud de Côté cour côté jardin, dernière entrevue.


Ce blog, ce Twitter et ce Facebook ont tous été mis sur pied pour (eh oui...) pour aider à la diffusion des mes projets et publications. Depuis 10 ans maintenant. Il faut voir loin! Mais pas grand monde regarde... et à peu près personne ne lève le petit doigt pour "retweeter"... à part quelques fidèles que je remercie sincèrement.

Certains sites web d'organismes connus piquaient mêmes mes photos... vous croyez qu'il allaient ne serait-ce que "retweeter" des messages directs les invitant à diffuser la parution de mon dernier livre? Étant donné qu'ils semblent si intéressés par mes trucs... retour d'ascenseur et tout et tout?

Nah! Des radins, des ostis de radins!


Rien de bon à noter.

Si je faisais des livres de recettes néolithiques, du Harlequin hardcore en série hebdomadaire, du militantisme pseudo-écologique spirituel, de l'agriculture Hurbaine, du design ludique style CPE, etc... Je pourrais probablement prendre l'avion vers quelque part!


Non, j'irai nulle part!


La musique en numérique: pas de prob! L'auto-production de musique en numérique: tout le monde aime, les indies ont la cote! Mais les livres en numérique, tout à coup c'est difficile... l'odeur de l'encre fraîche, la texture du papier, l'estampe d'un vrai éditeur, etc. étant apparemment des conditions sine qua non.


L'indépendance d'esprit, l'originalité du propos, la qualité de la recherche, du visuel soigné et précis, le partage de la découverte, l'invitation à l'observation, sans abattre des arbres pour les publier... non? pas d'intérêt? Patrimoine arboricole, identification des arbres, ajout à la flore du Québec? Non?

C'est pas assez pour piquer la curiosité de journalistes et chroniqueurs? Ou de simples lecteurs???

Comment alors rejoindre les centaines de milliers de personnes qui ont les appareils pour lire mes livres?


J'irai nulle part et me garderai à l'ombre de vos pensées.

Quatre livre en deux ans... "ya longtemps que t'as rien publié". Ouais, c'est ça Madame, vous vous tenez vraiment au courant de votre domaine...

Alors comme une fatigue, encore lourde. Optons pour du repos et du ressourcement. Faire du yoga-vanilla? Aller au spa me faire chatouiller les orteils par des ti-poissons cutes? 

Des vacances. Peut-être cela se traduira-t-il par de simples ré-aménagements conceptuels? Comme écrire en anglais...

On ne rediffuse pas mes messages mais on m'invite tout de même pour faire de la radio où ya personne... J'y suis allé, je suis toujours bien de service... ou plutôt: j'étais de service... parce maintenant je n'ai plus de laine sur le dos...


Des radis, des radins, des orties, des ostis de radins!




vendredi 6 juillet 2018

Libellule canicule




J'ai forcé la note, comment faire autrement avec cette canicule? Je me suis dit "essaie de voir cela comme une expérience mystique" (ou quelque chose comme cela).

Cette libellule a passé la journée dans ma cuisine. "Qu'est-ce que tu fais là?"  

Je n'ai pas eu de réponse (je crois que les libellules ne parlent que le latin et je n'ai pas le goût d'identifier ma visiteuse...)

Je n'ai pas eu de réponse et elle restait là à... à quoi au juste?

Je me suis malgré tout pris un peu à réfléchir à l'étrangeté de sa présence. Bon j'ai des guêpes qui vivent chez moi et, maintenant, des libellules viennent prendre le frais dans mon appart'?

Comment disait-on autrefois? Le merveilleux???

OK, ce n'était pas une expérience mystique mais une expérience du merveilleux... c'est tout de même un peu plus seyant pour un athée!



Et la canicule qui me fait boire des litres de limonade rose...



Sur mon balcon, le lierre de Boston et les érables à Giguère cachent presque tout le ciel et sont comme une limonade verte!


J'ai pris quelques lampées.


Puis, autobus 55, direction Beaubien où je débarque pour marcher (avec une Orangina, mon traitement Royal lors de canicule...). 

Les nuages, hier soir, vous avez vu? Quel traitement ROYAL!!!



Un de mes Grands Amis que je n'avais pas vu depuis un bout... je ne suis par revenu par ici depuis belle lurette! 






Depuis dix ans en fait! Ci-haut la gare de triage Outremont en 2008. Hier, je me rendais au pied de l'immeuble tout au centre, à l'arrière-plan.



J'allais au lieu-dit Le Virage, pour une entrevue radio à CISM. Ça s'appelle aller donner (donner, comme dans gratos...) du contenu. En échange de quoi? Rien! Cette déplacée asymétrie médiatique a assez perduré je crois! Auteur: tais-toi! Compte-toi chanceux que l'on ai pensé t'inviter... 

Et apporte ton Orangina!


Je n'en dirai pas plus, l'offense étant si risquée, n'est-ce pas? Quelqu'un va prendre cela "personnel". Bah! Après tout c'est ma faute! Je n'ai pas trouvé le moyen de "plugger" mes livres... L'animateur y pensera, non?

Ya, sure... Quel traitement royal...


Je vous reviens là-dessus plus tard...





samedi 30 juin 2018

Claude Monet au Parc La Fontaine


Il y a quelques années j’avais demandé à mon ami Claude s’il n’avait pas quelqu’idée à me proposer pour les bassins du parc La Fontaine.




Il est toujours bien occupé et comme il semble avoir des fixations sur certains motifs de peinture (quand c’est pas une cathédrale, c’est une meule foin. N’importe quoi…). Il me propose donc que des trucs hyper-conventionnels qui vous décevront sûrement autant que je moi. Je suis embarassé de vous présenter ses cogitations.




Il m’assure qu’avec les changements climatiques il est temps d’abandonner toute illusion sur la place du patin sur les bassins du parc. Radical le pépé!


Plus de glace à patin. Plus de patins, plus de besoin de vider les bassins l’automne en préparation de la non-saison de patin. Il n’est pas biologiste mais il affirme que de garder les bassins pleins d’eau permettrait d’y garder des poissons, il précise des kois (Cyprinus carpio carpio) mais ça pourrait être autre chose.




Peut-être entrevoit-il que ces poissons consommeraient les algues problématiques? Ce sont là des questions difficiles! 


Photo: 1954. Archives Ville de Montreal.


Vous voulez absolument des surfaces glacées pour patiner au parc? Voilà: maintenant que vous avez fait l’oeuvre au bulldozer et bien dégagé toute l’espace des peupliers il est temps de ressortir des archives ce que l’on faisait dans les années ’50 déjà: un système de tuyauterie réfrigérante qui faisait l’affaire. Vous pourrez à loisir avoir de la glace garantie pour 6 mois si vous le voulez!


Photo: 1954. Archives Ville de Montreal.


Cette glace ayant trouvé son espace, occupons-nous plus avant des bassins et de leur ré-écriture. Un peu d'ingénierie éco-mimétique n'a jamais fait de mal. 

Je vous reviens avec quelques autres idées sur les bassins: des îlots flottants!

Fantastique! Merci Claude!