lundi 17 décembre 2018

Géants et châtaigniers



"A man stands next to the cross section of a giant redwood tree in California, 1909." Photo: USFS

Je ne sais pas s'il s'agit ci-haut du Séquoia sempervirent (Sequoia sempervirens) ou du Séquoia géant (Sequoiadendron giganteum). En voir de vrais (vivants, debout...) doit être assez intéressant...


Castanea dentata


D'autre part, le hasard m'apporte le même jour deux articles sur des châtaigniers:

Le Châtaignier Américain (Castanea dentata) dominait autrefois les forêts des Appalaches et de la Côte est des USA. Comme vous le savez on a même trouvé quelques individus tout juste de notre côté de la frontière au Québec. Cet arbre est sévèrement menacé par une maladie cryptogamique venue d'Asie. C'est évidemment toute l'écologie des forêts qui est atteinte et pour y remédier on a procédé à des croisements avec des châtaigniers asiatiques qui sont résistants. 

On a aussi regardé du côté de la trans-génèse en introduisant des gènes communs chez de nombreux végétaux permettant une résistance: 1 gène sur les 38,000 que compte le génome de l'espèce. Des essais sur de possibles impacts écologiques et environnementaux de cet arbre modifié sont en cours. On examine de nombreux effets possibles, tant sur les insectes herbivores, les abeilles et le pollen, les amphibiens se développant en se nourrissant dans la litière des mares vernales, la germination des graines des autres plantes de la forêt, etc. Sans oublier les mycorrhizes! 

Tout les résultats ne sont pas publiés mais tout semble bien aller... L'arbre transgénique ne semble pas fonctionnellement différent de l'arbre naturel. Les forêts (y compris celles du Sud de l'Ontario... et la nôtre!) reprendront une allure pré-coloniale (du moins pré-1904, date de l'arrivée du pathogène...). 

Voyez ce site pour plus de détails: ESF State University of New-York


Castanea sativa


En terminant donc voyez cet autre article intéressant et détaillé sur un châtaignier, le châtaignier commun (Castanea sativa), celui qui nous donne les marrons grillés cette fois:



J'ai ma petite tradition de m'en acheter dans le Temps des Fêtes. Je n'y manquerai pas!







samedi 15 décembre 2018

Walker 2: en marche!




Je travaille sur la couverture du deuxième album Walker. Le titre n'est pas définitif. Le sujet l'est toutefois, du moins en bonne partie! Les discussions se poursuivent avec l'éditeur qui est toujours pris à d'autres projets, le salaud.

Donc ce sera encore un album réunissant des photos avec encore moins de texte que le premier. Minimaliste de ce côté. Question de poursuivre l'expérimentation de l'auto-publication en plusieurs langues, avec moins de textes, la traduction (par machine ou humain...) devient alors plus facile.

Le livre comptera encore quelques petits vidéo-clips et des cartes de localisation des parcs et autres espaces verts de Montréal. Ce qui semble devoir inclure des terrains vagues.

J'avais vaguement l'intention de le publier avant-Noël, c'est encore possible, mais rien ne presse.

Pour rappel le premier Walker est disponible via iTunes et l'appli iBooks::



        en français: Walker: Les ruelles du Plateau-Mont-Royal:

        http://tinyurl.com/yabbrdjw

        ou

        en anglais: Walker: Back-alleys of Plateau-Mont-Royal:

        http://tinyurl.com/y874ulmv



Bonne fin de semaine à tous!




mercredi 12 décembre 2018

Néologisme: phytalexie





L'expression anglo «plant blindness» se traduit difficilement...

J'ai vu: "cécité pour les plantes" et "indifférence pour les plantes" passer ce matin sur Twitter. Ce n'est pas satisfaisant.


Pour vous situer un peu, voici une définition tirée de cette page

"Plant Blindness refers to the inability to see or notice the plants in one’s own environment. The term was coined twenty years ago by two botanists, Elizabeth Schussler, of the Ruth Patrick Science Educator Center in Aiken, South Carolina, and James Wandersee, of Louisiana State University in Baton Rouge. The common condition, according to the pair, results in a chronic inability to recognize the importance of plants in the biosphere and in human affairs."

Ou, en français, voyez cette page de Larry Hodgson (ici: le Jardinier paresseux).


Alors je propose officiellement (ça sert à ça un blog...) le néologisme phytalexie

Ce nouveau mot est composé à partir de phyto-, préfixe qui signifie végétal (du grec φυτόν) et de alexie: une atteinte de la compréhension du langage écrit.

Phytalexie voulant ainsi signifier l'incapacité de lire les plantes.


Ma contribution à la langue française de ce matin. Vous êtes bienvenus.

Bon assez de me prendre pour un Littré...




dimanche 9 décembre 2018

Rafflesia arnoldii



Gloria Immondi!


Marcher dans une forêt de Sumatra et avoir la surprise anticipée d'une exhalaison de cadavre en putréfaction, vous avez de la chance! Vous la cherchiez. Vous vous rapprocher de Rafflesia arnoldii en fleur! Après ce signal olfactif, en trouver la source est facile: cette fleur atteint 1 mètre de diamètre. 
Il faut savoir que la fleur miasmeusse sont pollinisées par des mouches qui apprécient avec intempérance les parfums rares… Les fleurs sont soit mâles ou femelles et je ne sais pas si elles se distinguent ainsi par le nez. Quoiqu’il en soit la plante est rare et la pollinisation doit être plutôt infréquente.


Ci-haut: deux boutons de fleur.

Si la plante n’est pas en fleur elle est plutôt difficile à trouver! Il s’agit d’une plante sans feuille, sans racine, strictement parasite, totalement sous-terraine durant sa vie végétative. Essentiellement elle se nourrit en se branchant sur les racines d’une liane tropicale de Bornéo ou ailleurs dans la région de l’Asie du Sud-Ouest.
Un végétal vegan… Ou un chou puant tropical!

Vue latérale et en coupe des fleurs de Rafflesia arnoldii sur une racine de liane.


La plante semble rare (mais il est difficile de quantifier des fantomes!) mais assurément son habitat se réduit: elle est menacée. Elle est aussi, jusqu’à présent, impossible à cultiver.

Planches modifiées, tirées de: 
An account of a new genus of plants, named Rafflesia. London.Printed by Richard and Arthur Taylor, 1821.





samedi 8 décembre 2018

Walker & Walker




Presque pareils les deux versions.

Je sais pas combien d'auteurs aimeraient être publiés, d'office, ou presque, dans deux langues... Je l'avais annoncé et voilà, c'est fait! Mon nouveau livre est disponible en français et en anglais!

Voilà sans doute un avantage de l'édition numérique, qu'en pensez-vous? Ces deux versions sont en "librairie" dans 51 pays. Ça aussi c'est pas mal, je trouve!

Toutefois, je réfléchis encore à publier la version en espagnol... sans relecture, c'est plutôt risqué, non?

L'édition numérique, c'est vraiment une autre bestiole. La comparaison avec l'impression sur arbre mort n'est pas toujours pertinente. Mes livres n'auraient tout simplement pas vu le jour sur papier chez Monsieur l'Éditeur ou Madame Distributrice. Alors comment comparer des non-livres (sur papier) à des livres numériques publiés (virtuels et non-réels pour plusieurs)? 



Une des quelques cartes dans le livre, donnant un peu de contexte historique.


Vous avez maintenant le choix:

        en français: Les ruelles du Plateau-Mont-Royal:

        http://tinyurl.com/yabbrdjw

        ou

        en anglais: Back-alleys of Plateau-Mont-Royal:

        http://tinyurl.com/y874ulmv






Bien entendu, je regrette de devoir le dire encore: le format numérique iBook n'est lisible que sur les iPhones, iPad, iMac et autre ordis Apple. 

Un livre sur les ruelles, visuellement riche, avec un peu plus d'atmosphère rendue par l'ajout de courts vidéos et des sons... ça ne vous tente pas?

L'avis du blogueur Henri Lessard: 


"Le safari photo vaut le détour. Texture, lumière, topographie (oui, même le Plateau a une topographie !) : tout un monde par des indices : fenêtres, portes, brins d'herbe dans le pavage, graffitis... À coup sûr, l'endroit est habité, même si on ne voit (presque) personne. En tout cas il a une âme."

jeudi 6 décembre 2018

Hors-Walker


Quelques photos (finalement rejetées) de mon livre  Walker: les ruelles du Plateau-Mont-Royal:










Je crois bien envoyer demain chez Apple la version anglaise de mon livre. Disponibilité dans les quelques jours qui suivront!

Ars Longa, Vita Brevis!


Et j'ajoute ici ce que je viens de partager sur Twitter:



Le livre contient de nombreux petits effets spéciaux (disons...) comme ci-haut... vous avez compté les chats?





mardi 4 décembre 2018

Mon livre Walker: parution!







Voilà! Sortez tambours et trompettes! 


Premier d'une série, mon livre Walker: Les ruelles du Plateau-Mont-Royal est maintenant disponible sur iTunes: 




Ou directement depuis l'application iBooks (ou Books...). Je dois préciser que le fichier n'est lisible que sur les ordis Apple, les téléphones iPhones et les tablettes iPad. Si c'est le cas, dans le champ de recherche de l'appli tapez: "Roger Latour" et vous trouverez le livre (et les autres, dont Opéra Canopée, gratuit!)

Vous pouvez même télécharger un échantillon...

Et soyez généreux, allez-y et partagez le lien vers ce billet sur votre Facebook ou les autres réseaux sociaux... Vous savez, le total les utilisateurs de ces différents appareils Apple représentent environ 25% de la population adulte...

Je travaille maintenant la version en anglais qui sera disponible bientôt. La version espagnole: mon enthousiasme a été freiné quelque peu, une collaboration possible ayant préféré s'abstenir. 

Que faire? Pousser l'expérimentation de l'auto-publication et des possibilités numériques avec un texte en espagnol presque totalement traduit par des machines? Un jour ce sera assez bon mais pour l'instant...

Enfin, j'y pense... ces technologies ouvrant des portes intéressantes pour tout auteur. Et il faut bien franchir ce miroir... Autant que ce soit par des mecs comme moi!










lundi 3 décembre 2018

Walker à Toronto et à Quito



Mon premier album Walker est terminé. Il sera disponible bientôt. Il est maintenant chez le libraire (Apple...). Le temps que les caisses de livres soient sorties des camions et que les copies soient sorties des boîtes en cartron et qu'on les mette sur les tablettes des librairies dans 51 pays... bientôt!

Je rigole si vous ne le savez pas: mes livres sont numériques. Le cartron est trop cher. Comme le papier. À bien y penser, depuis la perspective d'un auteur, un éditeur qui ne traduit pas votre livre (ne serait-ce qu'en anglais) vous coûte très cher!

Je sais pas si beaucoup de Japonais s'intéressent aux ruelles et lisent le français. Ce nouveau livre et les autres sont toutefois disponibles au Japon. Mes livres sont dispo partout dans la francophonie. Oui j'ai quelques preneurs pour mes livres en Belgique et en France...

Et vous savez quoi? La version en anglais de Walker suivra dans quelques jours. Ça c'est atteindre l'anglophonie... Puis la version espagnole. L'hispanophonie est pas mal aussi!


Dans les électrons, il est assez facile de traduire un ouvrage avec les outils en ligne: traducteurs automatiques, dictionnaires, lexiques, thésaurus de toutes les langues, etc. etc.

Ne me dites pas que la qualité du résultat n'atteint pas celle d'un traducteur humain! Je le sais bien! Mais pour un auteur auto-publié, que faire quand il n'a pas le budget pour un contrat de traduction à l'externe? Que choisir entre:

1- pas de traduction
2- utiliser toutes les ressources disponibles!

J'ai fait mon choix!

Si on craint pour la qualité, on n'a qu'à attendre un peu... tout ira mieux! Et je ferai une simple mise à jour du livre...

Une étude sur les revenus en baisse des auteurs québécois vient d'être publiée par l'UNEQ. Elle va dans le même sens qu'une étude pan-canadienne, une étude américaine et une étude britannique. Outre la démographie peu représentative (l'âge surtout) ces études ne portent essentiellement que sur les auteurs actifs dans le milieu officiel: auteurs reconnus chez les éditeurs reconnus dans le librairies reconnues.

Les nouveaux moyens de produire, publier, traduire, diffuser ne font pas vraiment partie de ces études... Ni des outils que devraient utiliser tous ces auteurs. Beaucoup ont mon âge justement... beaucoup sont profs et ont un peu plus de ressources que moi!

Alors je continue mes paris sur l'avenir du livre. Je veux des lecteurs à Toronto et à Quito!

Walker, les ruelles du Plateau-Mont-Royal. Bientôt dispo sur Mars!






mercredi 28 novembre 2018

Date de tombée? Quelle date de tombée?




Dernière main à la finition de mon livre Walker: les ruelles du Plateau-Mont-Royal

Il s'agit de rédiger un court texte, de mettre en page et d'illustrer ces petits trucs au début et à la fin, vous savez: introduction, minimum de contexte et des cartes pour situer le Plateau, etc. Puis, à la fin, je mets des liens vers mes autres ouvrages, etc.



Cela fera 115-120 pages, presque seulement des photos. Et des petits clips.

Presque fini, quoi! Presque publié. J'aimerais bien, vu qu'aujourd'hui c'est l'anniversaire de mon fils. 

Date de tombée: ces jours-ci...

Hum? Plutôt que de rédiger mon intro (2 idiotes pages...), suis-je à procrastiner?

Je vais y réfléchir en prenant une longue douche...




samedi 24 novembre 2018

Darwin: "On the Origin of Species"



Mon édition (américaine) de 1936.


En ce jour en 1859, parution du livre de Darwin "On the Origin of Species by Means of Natural Selection, or the Preservation of Favoured Races in the Struggle for Life"

Wiki: "Dans ce livre, Darwin présente la théorie scientifique de l'évolution des espèces vivantes à partir d'autres espèces généralement éteintes, au moyen de la sélection naturelle. Darwin avance un ensemble de preuves montrant que les espèces n'ont pas été créées indépendamment et ne sont pas immuables."

J'avais douze ans quand les implications de ces dangereuses idées de Darwin ont croisé mes intuitions. Mon imagination de jeune naturaliste a fait BOUM!




Par ailleurs, permettez-moi de partager une anecdote. J'ai assemblé ce montage pour une page de mon prochain livre Walker: les ruelles du Plateau-Mont-Royal. Le montage est en guise de présentation de mes travaux précédents pour un public peut-être moins familiers avec mes publications: les anglos. Et oui je le publie aussi en anglais. On m'a dit "traitre!". Ouais...

Jeudi j'ai partagé la planche (faite à partir des illustrations de mon livre, bientôt épuisé, Guide de la flore urbaine) sur Twitter.

Avec un hashtag ("mot-clic") pertinent (#PlantsGiving) j'ai rejoint un fil actif chez des botanistes américains. 

Voici mon tweet:

I was just finishing this composite when I noticed this #PlantsGiving Have a nice #thanksgiving everyone!

Voyez les résultats:



Voilà: essentiellement les anglos se comportent de façon normale, c'est à dire socialement en réseau sur un réseau social. Regardez les stats du message tout en bas. J'ai rejoint 2097 personnes, 162 personnes ont cliqué sur l'image. Par ailleurs le message a eu 18 likes, 6 retweets, etc. 

95% des réactions sont en anglais...

Une illustration intéressante (je pense bien...) et rien, ou très peu! du côté franco, tant ici qu'en Europe? 

Hum?

Je vais publier en anglais, vous voyez?

Les anglos se comportent de façon normale, c'est à dire il se comportent socialement en réseau sur un... réseau social. 

J'essaie de comprendre ce qu'il en est de la difficulté d'intéresser mes abonnés sur Twitter qui ne réagissent pas et ne relaient pas, par exemple, l'info de la parution de mes livres. La parution d'un livre, de n'importe quel livre dans un domaine donné avec des abonnés de ce domaine, est après tout, un de ces petits événements qui devraient mériter, je sais pas, l'effort considérable de peser sur le piton "retweet"? Non? 

Bien sûr je ne parle pas que de mes livres mais plus généralement de l'édition au Québec et de ce qui est après tout une bonne partie de son avenir: l'édition numérique et l'auto-publication. Si vous ne le pensez pas, allez prendre un autre café... respectueusement...

Ma conclusion: Twitter ça marche pas. En français... Mais surtout, une autre conclusion: perso je crois qu'il y a un peu de Schadenfreude... mais c'est perso!








jeudi 22 novembre 2018

Bientôt sur vos écrans: Walker!



couvertures de mon prochain livre numérique

Rapport d'avancement des travaux: 


  • 1-sélection finale des photos: check
  • 2-clips à inclure: check
  • 3-clip promo: check
  • 4-maquette
  • 5-assemblage du fichier: en cours
  • 6-intro, court texte, annexes: en cours
  • 7-publication: bientôt!


Remarquez... je ne crois pas avoir les versions espagnoles et chinoises tout de suite... Mais c'est une considération intéressante pour l'édition numérique et surtout l'auto-publication. Il y a pas mal d'outils en ligne qui permettent de traduire. Il y aussi a des moyens de vérifier la qualité de ces traductions... 

Ma politique est encore: c'est risqué mais c'est... possible...

Disons que pour l'instant ce sera en français et en anglais. Et seulement pour les ordis Apple, les iPhone et iPad...

Toutefois, notez que mes tests récents pour produire des fichiers plus universels (EPUB 3) sont prometteurs...




mardi 20 novembre 2018

Le pré aux moutons du parc La Fontaine


Tout comme il y a l’architecture potentielle, il y a l’architecture du paysage potentielle. Je continue à écrire sur l’avenir qui ne sera pas au parc La Fontaine.


Si vous me suivez, vous savez que je recommande depuis longtemps l’extraction buldozerienne des terrains de jeu frostement clôturés dans l’espace de rencontre que l’on trouvait autrefois dans l’enceinte de peupliers de Caroline.

Tant au parc La Fontaine qu’au parc Jarry ces grandes pelouses sans grands équipements ne s’emplissent que du souhait de tous de prendre l’air et de se rencontrer. Jouer au ballon rond, au frisbee et toutes sortes de nouveaux jeux un peu patente. 

Le printemps est là! Comme il vous plaira!




Ces photos ont été faites un 14 avril. Il s'agit de ce qui reste du grand espace libre d'avant les "avancées" sportivo-modernistes des années cinquante. 

Dès les premières chaleurs (enfin, plus ou moins!) la place s’emplit… Je ne dispose pas de photos de mai, juin ou juillet, mais croyez-moi il y a alors beaucoup, beaucoup plus de monde!

Le rapport investissement/utilisation, coût/bénéfice est assez évident! Notez qu'au moment de ces photos, à part trois excessifs dans le nouveau mini-terrain de soccer, personne ne jouait dans les aires d’exclusion des terrains de baseball… 

Et comme il faut toujours rassurer nos décisions par une comparaison à l’internationale, voyons Central Park à New-York:




Wiki:

« The Sheep Meadow (le pré aux moutons) est un des espaces de Central Park à New York. Son nom était justifié jusqu'en 1934, dernière année où il a été utilisé comme pâturage. Actuellement, il s'agit d'une pelouse se prêtant très bien au farniente et aux bains de soleil : les New-Yorkais l'utilisent comme une plage. »



Que veulent les gens au parc La Fontaine? Rien du tout...




dimanche 18 novembre 2018

Le Vésuve du Chevalier Volaire




Vue de l'éruption du Vésuve. Pierre Jacques Volaire.

Le Vésuve a connu de nombreuses irruptions durant la vie du Chevalier Volaire (1729-1799): 1737, 1760, 1767, 1779, 1794. Entre autres! Le Vésuve est un serial erupter!


Ayant séjourné à Naples, le peintre de vedute en a fait de nombreuses toiles, habituellement des vues de nuit. Un serial painter avec une appréciation du sublime, de la terribilitas...


Mais les oeuvres vésuviennes les plus connues (et les plus terribles!) sont toutefois celle trouvées à Pompéi, l'an 79 est en effet un grand cru:






C'est dimanche et un peu d'art terrible ne fait jamais de mal... pas autant que l'hiver qui est là!

Ce n'est que mon avis. Mais vous êtes prévenus!!!





mardi 13 novembre 2018

Glengarry Castle




Croisé sut le web, voici un tableau: Glengarry Castle (célèbre château des Highlands, situé près du Loch Ness en Écosse), peint par George Blackie Sticks (1843 - 1936). 

Ce tableau est en tout point identique à cet autre tableau (ci-bas), tiré de ma fantastique collection de paysages:




Identique sauf pour la signature "Allan". Une signature alternative faut croire. 

J'ai trouvé ce dernier lors d'une vente de garage sur le trottoir dans mon patelin il y a plus de vingt ans. Payé 5$ si je me rappelle bien. Je suis un rude négociateur.



En parlant de ce peintre (pas Allan mais Blackie Sticks...) on trouve en ligne ses tableaux pour quelques centaines ou quelques milliers de dollars. Celui-ci est une attribution: Tantallon Castle. Comme je suis connaisseur je peux certifier cette trop timide attribution.

Le vendeur (http://www.lapointechampagne.com) est à Montréal. J'ai trouvé ce tableau sur le site Invaluable où l'on trouve de nombreux tableaux de mon peintre.

Ces tableaux coûtent moins cher qu'une semaine ou deux dans le Sud. Leur effet bénéfique dure bien plus longtemps! 






dimanche 11 novembre 2018

Paysage avec frêne





Antoine Chintreuil. Landscape with an ash tree. Ca. 1850-57






samedi 10 novembre 2018

Albert Bierstadt



Storm in the Mountains. Albert Bierstadt (1830-1902).


Un orage dans les Montagnes Rocheuses: le Mont Rosalie, 1866.


Les Chutes du Niagara, 1869.



Voyez un peu plus de travail ici: Wikipedia





mardi 6 novembre 2018

Où vont les îles?




Photo: Issei Kato/Reuters

L'îlot Esanbe Hanakita Kojima est disparu. Il n'émergeait que de 1.4 m. du niveau de la mer, un peu de vent, des vagues et ploup! Mais quand? On s'est pas rendu compte tout de suite. On le cherche maintenant en vain, il a fondu. 

Ce ne sera pas une révision majeure des cartes mais comme c'est à la frontière avec la Russie qui a aussi des prétentions dans les parages... ça sera du sport de plage.




Photo: US Fish and Wildlife Service

Parlant de sport de plage. Encore récemment, vous avez tous entendu, une île de sable située dans les îles hawaïennes du Nord-Ouest, East Island, a été engouffré par l'ouragan Walaka. Ci-haut, c'est avant vous savez quoi. Pas de quoi fouetter un dauphin.


Qu'arrive-t-il donc à nos îles? À Montréal, on est sauf?? Pour encore combien de temps??? Sommes-nous la prochaine Atlantide????


Pour citer Simone de Beauvoir (je crois): 

"La vie, c'est une panique sur une île qui se dissout."


Vous voyez? Tout va bien! Stay calm!



samedi 3 novembre 2018

Abattage d'arbres dangereux, peupliers et autres…


Voilà! C’est à peu près tout ce que l’on avait à dire de ces arbres centenaires: dangereux! Je parle des grands peupliers carolins du parc La Fontaine.

J'ai assisté à certaines rencontre à propos du Parc La Fontaine. La preuve. Assemblée publique récapitulative, 31 août 2016. Frédérique Ménard Aubin, pour la Ville de Montréal.



Je termine mon prochain livre: Walker. Les ruelles du Plateau-Mont-Royal. Alors je n’ai pas le temps de faire une analyse plus poussée du Plan Directeur du Parc La Fontaine qui vient d’être publié. Je m’en tiens ici à quelques notes sur l’occasion manquée de faire grand, c’est à dire de faire à la mesure de l’importance culturelle (pourtant avouée par tous) du parc et de son patrimoine arboricole.
Et en parlant de grand, je reviens encore une fois sur les Grands Peupliers du parc. La préservation et la reconstitution de l’aménagement d’origine ne fait pas partie des plans… personne ne sera étonné de voir ce rêve d’artiste amateur d’arbres et d’histoire laissé de côté par des pros. Après tout, qu’ai-je à dire sur ce sujet, et qui suis-je pour le dire? 
Certains lèvent respectueusement les yeux devant ces colosses. D'autres lèvent le nez...
Il y a plus d’un siècle, l’aménagement d’une plaine gazonné ouverte, cernée par un cartouche de peupliers carolins suggérait fortement une intention monumentale, mémorielle et un lieu de rencontre, un espace événementiel. On peut certainement y voir un symbole de l’appropriation des francophones de cet espace d’exercice militaire des Britanniques… vous me suivez?
C’est ce qui me conduit à croire que cet aménagement a une importance patrimoniale. Le patrimoine c’est aussi du vivant… les arbres, vous savez?

Cette forme de rectangle aux coins arrondis se nomme: un cartouche.


Dans les documents préparatoires du plan directeur on posait la question 
« Comment doit-on envisager le remplacement des arbres matures vieillissants? En conservant les mêmes essences? » 

Réponse (de M. Latour…): En conservant, oui! En procédant à leur rejuvénilisation! Ce sont des peupliers, des boutures de peupliers précisément, faites tout simplement à nouveau des boutures, bordel! Techniquement (génétiquement, etc.) ce serait alors les mêmes arbres centenaires qui auraient, du coup, un autre cent ans devant eux! C’est ti-pas fantastique! Il y aurait encore des mastodontes de cent ans dans cent ans et les curieux promeneurs des avenirs futurs, enlevant un instant leur casque de réalité virtuelle, ébahis, se demanderaient, comme le font les promeneurs aujourd’hui: « Mais qu’ils sont magnifiques ces hénormes peupliers! Qu’est qu’ils font là? »

J'ai moi-même personnellement, à fort labeur, compté les cernes annuels de ces arbres.

Dans les documents préparatoires on parle aussi du « rôle civique et de rassemblement » du parc. Je sais pas si c’est le cartouche qui est qui considéré dans cette phrase? Sinon de quoi parle-t-on? Rôle civique et de rassemblement? C’était pourtant précisément la fonction d’origine de l’aménagement! Tiens, tiens!
« Lieu d’affirmation de la culture francophone » Voilà exactement ce que je crois être le sens que l’on donnait il y a cent ans à cette plantation de peupliers hybrides. 
Pour rappel: le peuplier deltoïde est considéré des plus typiques de la région de Montréal. Les plus grands arbres du parc sont des peupliers Carolins (ou de Caroline ou Populus x canadensis). Ce dernier est un hybride de notre peuplier deltoïde avec le peuplier noir et fût découvert en France au 18e siècle. Peuplier montréalais, peuplier français, plantés par un français, dans un parc considéré comme lieu d’appropriation culture d’un espace militaire british par les francos (d'ici et d'ailleurs...)? 
Ça sent l’affirmation nationale des canadiens-français… un peu! Je trouve.




Succédant à Auguste Pinoteau (un français de France) à titre de surintendant, Émile Bernadet (un belge de Belgique, je crois) devient responsable des parcs de la Ville en poste de 1910. Il habitera d’ailleurs sur les lieux… je regrette cette époque où le responsable était sur place avec une intimité paysagère incomparable! À la même époque que l’on construit le pont rustique dessiné par Clovis Degrelle (un autre Frenchy) vers 1914, Bernadet et/ou Louis-François Chollet (un Frenchy? ché pas...), responsable de l’aménagement, qui dessine la plantation des peupliers vers 1915.
Mais le Plan Directeur ne s’étend pas sur le sujet et on y lit: « L’espace réservé au manège militaire est formalisé par un grand anneau de parade souligné par la plantation de peupliers alignés, dont certains subsistent toujours. » 
Ça manque de raffinement et d’imagination. Je trouve. Ce sont après tout les plus grands arbres du parc! Et comme bizarrement plantés. Vous pouvez aussi croire que j’en ai trop (d’imagination, parce que le raffinement ne me caractérise pas du tout).
Par ailleurs, vous vouliez « Un espace ouvert, accueillant et rassembleur »? Vous l’aviez à portée de main… sous les clôtures Frost. Fallait les enlever. C’est raté!


Empêcheurs de danser en rond, anti-festifs, les mastodontes du parc La Fontaine et le cartouche mémorial ne font pas partie de l’avenir du parc… L’amnésie est le manteau qui abrille notre regard myope… 
Au lieu de retirer les clôtures et de raser les terrains de baiseballe, rétablissant ainsi la grande plaine de rencontre cernée des peupliers Carolins, on ajoutera encore des installations (ou quelques patentes à gosses, soyez certains…). On semble opter pour une densification des installations et des usages. On semble ailleurs dans le parc vouloir réduire et rectifier certaines plantations maintenant matures… Oui, il y a eu du plantage de n’importe quoi, n’importe où, mais… Patrimoine arboricole? Vous rigolez?
L’écran d’arbres et d’arbustes derrière les gradins du Théatre de Verdure est en réduction depuis quelques années. La fièvre des aménagistes s’exprimant musicalement avec de douces tronçonneuses. J’ai même vu des arbres sains (dont une grande aubépine) marqué pour la coupe… Ah! le charmant (et discret) petit bulldozer des dezigners… 
On est en 2018. Alors ça prend du Momento Factorino, du spectacle… faire du travail paysager (dans le sens approprié dans ce parc: aménagement paysager qui tienne sérieusement compte des arbres et de leur histoire…)? 
Na… c’est pas créatif. 


PS: si vous lisez ce document: Inventaire phytosanitaire du parc La Fontaine (pour télécharger, voyez plus bas). Personne n’est obligé de tenir compte de mes avis mais si l’on a tenu compte de mon identification des peupliers de Caroline (Populus x canadensis) et changé l’information dans les inventaires, pourquoi ne pas aller plus loin et noter la présence de l’orme lisse (Ulmus laevis, j’en ai amplement parlé dans ce blog)? 
Tous les détails sur cet arbre inconnu dans mon livre Stabat Arbor. (publicité éhontée)
Je crois aussi avoir signalé l’absence de l’orme de Thomas (ou orme liège, Ulmus thomasii). Il n’y a pas non plus d’orme rouge (Ulmus rubra) au parc La Fontaine! Ce dernier c’est ma faute je crois bien…un billet mal-avisé publié ici il y a longtemps. Mais ces rectifications sont des détails, de l’ordre de l’intérêt sérieux pour les arbres du parc, leur meilleure identification dans les inventaires, etc. Toutes choses plus lentes et moins festives vous savez…

Trouvez le Plan Directeur et tous les documents afférants: ici
Lisez l’entrevue de Gabriel Deschambault (avec qui je suis bien d’accord) par Marco Fortier 

Et lisez quelques billets publiés depuis quelques années sur ce blog (ou ailleurs):

Le projet de restaurer cet aménagenent historique et d’assurer une continuité du patrimoine arboricole? Idée folle, sans soutien: c’est fini! Dommage…

Bon weekend!