dimanche 24 juin 2018

Iris versicolor






samedi 23 juin 2018

À l’ombre du Grand Empressement



Panorama de la situation bigarrée d'humains variés.

Une invitation inattendue et bienvenue: aller prendre l’air et voir le presque non-événement: c’était la Journée de la Lenteur au parc La Fontaine.
Ce n’est pas exactement mon truc mais comme je documente les usages du parc (et que je n’ai pas bonne mine me dit-on, merci…), je suis allé voir. Je vous présente quelques photos et brefs commentaires. 

On y va. 


Sans être associé à la Journée, le pastelliste Alain Chartier travaille sur une série de paysages portant sur le parc. Je suis le pire critique en ce qui regarde les représentations de paysages: je les aime toutes! Et comme mon ancêtre Quentin de La Tour était un maître du pastel tendre je n’ai aucune garde: j’aime le pastel! Étant donc prisonnier de ce double pré-jugement, le travail de Mr. Chartier: j’aime!



Il y avait aussi le sculpteur/marionettiste Mathieu René, généreux de son temps, expliquant tous les détails du travail sur des pièces de tilleul… j’ai gossé un brin, question de voir c’est comment du Tilia americana sous le couteau: tendre!

Frottage bi-colonnaire et bungee de fesses

Tiré du site Journée de La Lenteur (ici: Journée de La Lenteur)
« Le solstice d’été, arrive bientôt et encore une fois j’aimerais ralentir le temps en cette période de l’année où chaque moment nous amène de plus en plus dans la lumière du jour à la vitesse de l’éclair. Tout va trop vite, je n’arrive pas à capturer ces beaux moments qui traverse la vie. Déjà, la Journée de La Lenteur nous revient pour une dix-huitième année consécutive. Les lents d’Amérique, fatigués et épuisés ont réussi à garder la flamme vivante de la lente heure de bonheur… »


Journée du pas-vite. Éclatée, en lente flamèches, profitant de l’ombre des arbres sur la pelouse, dans un espace à contrainte minimale, la Journée est une entreprise bon-enfant et sympathique… mais elle participe d'un phénomène bien plus grand.



Espace possible de la marginalité vivante (nous sommes tous des marginaux...), sans orgie de logos ni food trucks, semblant d’une autre époque, bâtarde, à ne pas douter cette Journée. Si vous souhaitez de l’ordre civil dans un espace correctement dessiné? Changez de parc!



Art nomade, j'aime bien aussi. Mais à part cela, il n’y avait que très peu pour moi, je n’ai aucune spriritualité, je n’ai pas beaucoup de patience pour le Falun Dafa (aussi appelé Falun Gong) ou les 18 trucs de yoga, dynamique, musical ou de rire, de massages suédois de chakra, j’y étais pour documenter. Je ne sais pas non plus que penser de la tortue de cirque équippée d’un smart phone avec une appli patentée dessus pour calculer sa vitesse de déplacement, etc. 

Tapis de Turquie

Mais, vous savez bien, tout événement respirant ainsi la libre expression, sans grand programme, gratuit, sans omni-gérance par des meneurs de claques et facilisateurs professionnels, avec pas grand chose à vendre, ce genre de truc demeure un aspect vital au parc. 



Performance à la finale troublante de Clémence Boucher sur le tapis (de Turquie)

Ces usages populaires sont en quelque sorte une génération spontanée du lieu. L’espace, son histoire et son aménagement sont parfaitement appropriés à ces émergences. Nous marchons sur des oeufs de vouloir trop y mettre une empreinte venue des cieux, top-down, par un excès de programme, de design et d’aménagement… 
Cela n'a jamais été payant ici... Pensons aux années '90 et à la révolutionnaire nouvelle entrée et sa promenade en diagonale: complètement dysfonctionnel! Tant de labeurs! Personne n'entre par là. Personne ne s'assoit à l'ombre des trop sombres érables de Norvège. (Je note que la diagonale est encore de nos jours le signe -facile- du renouveau dans la grille orthogonale... ça tient pas à grand chose!).

La chemise spectrale et hyper-lente de François Gourd. La tortue hypo-marathonienne.

Refaire un tant soit peu le parc c’est d’abord reconnaître et tenir compte de sa nature pop et plurielle, toute autre approche manquant de civilité et trahissant un empressement nivelant.


Le parc La Fontaine, c’est une ménagerie humaine à l'ombre des érables argentés, pour cette Journée et bien d’autres (tous les jours en fait...), ce n’est pas un CPE… ou les Champs-Élysées!


On veut le parc d’abord avec pas de clôture, ouvert à la culture Pop et la Grande. On veut l’OSM en bermuda! Tout cela SVP!
Quand? Maintenant!

Bon weekend!




mercredi 20 juin 2018

La répartition de Conuropsis



Le spécimen au Musée Redpath à Montréal (McGill)


La Conure de Caroline, le "perroquet de Caroline", est disparu il y a un siècle (bien qu'apparemment on a observé quelques survivants tardifs...)

Lisez ce billet: ici.

Un article portant sur la reconstruction du territoire de l'oiseau, sa répartition naturelle vient d'être publié:







La carte ci-haut (tirée de l'article) a été élaborée à partir d'une large recherche documentaire (publications, correspondances, etc.) et de "peaux": les spécimens dans les collections muséales couvrant les années 1564 à 1944: 861 observations sont ainsi relevées.

On voit bien que l'oiseau se plaisait dans les Carolines et en Floride et fréquentait tout le bassin du Mississippi. Mais son territoire couvrait un peu plus large...

Peut-être l'oiseau a-t-il visité le Canada. Si près du Manitoba et, surtout,  des Grands Lacs: on le trouvait à Détroit et Buffalo, rendant possible la traversée de ces grandes étendues d'eau? 

Cette carte, c'est le grand paysage perdu d'un petit fantôme!














samedi 16 juin 2018

Parc La Fontaine: agrandir de l’intérieur!



J’ai un peu avancé (finalement…) ce plan commencé en 2012… En jaune les peupliers disparus...
Si vous suivez un tant soit peu ce blog vous connaissez tout mon intérêt pour le parc La Fontaine et plus particulièrement pour cet ensemble de peupliers majestueux dans la section médiane du parc.

Dans mon dernier livre (Stabat Arbor) j’ai nommé cela « le plus bel ensemble d’arbres patrimoniaux à Montréal: l’alignement de peupliers de Caroline au Parc La Fontaine. Ce monument historique vivant… »



Planté vers 1915 ce cartouche de peupliers carolins encadrait autrefois une grande pelouse, ouverte et libre. C’était aussi l’espace de grandes rencontres, religieuses ou autres. C’était un aménagement parfaitement (multi) fonctionnel tout en étant parfaitement minimaliste!



L’aménagement n’aurait atteint sa perfection que de nombreuses années après sa création. Les arbres, vous savez. Y poussent jamais assez vite! Je dis «c’était une plaine de rencontre» parce qu’avec le temps la plaine s’est emplie d'un amalgame d'installations pas rapport. À temps partiel!!! 

Pourquoi simplement gâcher quand on peut doublement gâcher...

Avant même la maturité de l'idée d'origine donc: un avortement paysager en quelque sorte! Maintenant les arbres tombent sans être remplacés (oui, je sais on a procédé à la plantation de quasi-remplacement d’au moins un…) et l'aménagement continue d’être rayé de la mémoire avant même d'y avoir fait l'impression voulue...

Remarquez, il reste encore quelques mastodontes feuillus et plusieurs humains connaissent néanmoins une épiphanie insoupçonnée en les fréquentant... Les monuments vivants font ce genre de truc à notre coeur...


Les arbres tombent toutefois sans être remplacés. C’est que ces arbres ne vivent qu’environ cent ans. Ils atteignent 125 ans à l’occasion et c’est ce que nous souhaitons pour ces arbres, non? 

Il est question en Haut-Lieu de Grands Travaux au parc La Fontaine. Un plan directeur doit paraître cet été au sujet d’une réfection et d'une ré-écriture des lieux. J’y vais ici ce matin avec quelques idées (pour ce que ça vaut, mais, vous savez, je n’ai rien d’autre à faire et il faut bien que je m’occupe un peu…).



Donc, en premier lieu, au-delà du remplacement ad hoc d’un ou deux de ces peupliers carolins voici ce qu’il convient de faire dans un parc dont on dit qu’il occupe une position centrale, historique, et tout et tout: louer des bulldozers, faire séance tenante extractions des frostines (les clôtures Frost...), gommer les terrains de chépakoi et refaire la plaine! 

Puis replanter les peupliers carolins disparus… dans la forme d'origine! 

J'ajoute même: il faut déjà planter les intercalaires... tic-tac, tic-tac...




Ce qu'on veut? De l'espace! Libre...

Une visite n’importe quand par ici vous confirmera l’évidence: les gens savent s’amuser sans installations spéciales (ou sectaires, exclusives, privées, clôturées). Sans système d’éclairage à faire bronzer à un kilomètre à la ronde…


Ils viennent prendre de l’ombre et l'air et lire, pique-niquer ou faire pétanquerie, faire de bulles de savon géantes (et récemment patenter des méduses en plasti…).



Ils viennent tricotter des pyjamas, faire du very classik necking derrière les buissons (ou sur les bancs!), surfer sur un slackline, faire du yo-yo bedaine en l'air, photographier les oiseaux avant l’ouverture officielle, faire lire les mondanités sociales à pitou (snif, snif, snif…).




Ils viennent se faire bronzer et s'exhiber, marcher, jogger et vendre des breloques et du suchi-yoga, ils viennent vraiment faire vraiment n’importe quoi… Et ils sont de plus en plus nombreux à le faire!




En matière d’aménagement, au-delà de la réfection des allées, et des affaires d'entretien normal (elles aussi longuement négligées...) un peu plus d’espace libre semble la meilleure approche!



What do people want? Not much... nothing really... just a bit of space!

Ils voyaient loin en 1915. C'est à notre tour de voir loin et large: on peut agrandir le parc de l’intérieur, avec une topologie inventive, quel génial tour de passe-passe!


Bon weekend!




samedi 9 juin 2018

Orme d'Hochelaga




Les saisons alternent tous les cinq jours, l'oscillation donne le tournis! L'été restera? Va-t-il neiger? Une question grave: le Grand Prix sera-t-il on ice

Pour l'instant le beau temps est de retour et il m'amène à Hochelaga où j'ai fait un tour du quartier hier. 

Ci-haut un alignement d'érables argentés (Acer saccharinum, silver maple).



Un alignement d'ormes de Sibérie (Ulmus pumila, Siberian elm). Pour un arbre si commun et si largement naturalisé, il est curieusement rare d'en voir un alignement de sujets droits, réguliers et en santé!



Les cultivars colorés n'ont pas la cote chez Flora Urbana. Un cultivar pourpre de l'hêtre européen (Fagus sylvatica, European beech) n'aide pas à modifier mon jugement. Je connaissais la patente mais je ne savais pas que ce bonbon se trouvait aussi en clone fastigié... pourpre ET fastigié? Trop c'est comme pas assez!



Une maison sans chapeau. À vendre. Acheteur sans capital bienvenu.



Je cherche pas maison, je suis venu ici, sur ce bout de la rue Desjardins, pour confirmer (si besoin était...) une observation faite il y a cinq ans.

En service commandé je devais alors voir un orme (celui ci-haut) qu'on m'avait signalé en 2013. La question était: est-ce l'orme lisse (Ulmus laevis, European white elm)? Regardez-moi toutes ces croissances épicormiques sur les branches principales! On aurait pu croire.



Je connaissais moins bien les distinctions (surtout en hiver!) avec l'orme d'Amérique (Ulmus americana, American white elm) à l'époque et heureusement les bourgeons bien gros (nous sommes en janvier 2013 ci-haut) m'avaient permis de dire: non! Il s'agit de l'orme d'Amérique!



Hier matin donc, je suis revenu le voir, cet orme d'Amérique. Rappelez-vous de l'aspect fréquent de l'orme lisse avec de nombreux gourmands et, à l'occasion, de nombreuses courtes branches faisant un manchon vert sur les grosses branches: c'est bien le cas l'arbre revisité vendredi matin!



Il est un peu tard (déjà!) pour trouver les samares d'ormes et j'ai dû fouiller les débris du carré d'arbre, sur le trottoir et dans la rue. Des tonnes de samares de l'érable argenté et à peine quelques samares d'ormes encore en état de répondre à ma question et de confirmer in ultima: ce sont les samares de l'orme d'Amérique...



À gauche: l'orme d'Amérique. À droite: l'orme lisse. Pour aide-mémoire...


Profitez de ce beau temps... ça dure pas!




mardi 5 juin 2018

Pieds nus dans l'aube



Tour d'horizon, anti-horaire, des attrape-plantes de mon balcon.

À part la ciboulette qui fleurit dans le dernier pot (qui s'est ressemée dans un deuxième pot...) rien n'a été planté... le vent, les oiseaux... et le temps!









Un jardin sans jardinier! Je crois que c'est approprié pour un auteur sans lecteurs... 

Flora Urbana, c'est un blog, mon journal d'explorations, de notes, d'amorces et d'opération. Voilà: je vous partage mon état mental:


J'ai publié quatre livres en deux ans. Je me dis: bravo mon Rodge! Je me tape dans le dos! Et tout, et tout. Mais je dois constater que ce que je considérais un exploit s'avère le plus cruel coup d'épée dans l'eau!

Alors, entre nous, vais-je continuer à publier?

J'ai tout ce qu'il faut pour cette série sur les arbres (Stabat Arbor 1, 2, 3, etc...). Des milliers de photos de centaines de spécimens. Une recherche documentaire bien garnie, avec des centaines d'articles de référence, etc. Cela représente des années de labeur, à pied bien souvent (pieds nus dans l'aube, pas toujours par choix...). Il faut savoir que faire le deuxième volume demanderait certainement 5 ou 6 mois... Le premier avait exigé 7 mois intenses... Mais le temps est aux cruelles questions. Au bilan, vous savez?

Bien des avenues d'analyses de l'insuccès sont possibles. N'ayant reçu aucune critique et trop peu de brefs commentaires je suis pas en mesure de voir comment mes livres (je pense aussi à La haie dans le bocage urbain: que de travail!) s'avèrent inintéressants ou autrement mal-foutus! On me dit tout au plus que mes photos et illustrations sont "originales" ou "spéciales". 

Hum?

Peut-être que mon travail est pas trop mal (ou pas trop pourri!) mais que je ne réussis pas à bien le diffuser? C'est certainement possible! Malgré l'usage (imparfait à l'évidence) des médias sociaux depuis d'assez nombreuses années je n'arrive pas à percer ce mur dressé devant tout auteur auto-publié. Pour m'aider évidemment je fais les choses en numérique et sur une seule plateforme... Mais faire plus et autrement est bien au-delà de mes capacités et ressources!

Je crois toutefois que c'est par là que ça se passe. Où que ça se passera du moins!

Journalistes, chroniqueurs, blogueurs et autres acteurs des vieux et nouveaux médias ou acteurs et organismes oeuvrant en environnement, écologie, paysage, etc. (600+ me suivent sur Twitter, etc.) n'ont pas même simplement relayé les infos sur la parution de mes livres! Pas de "re-tweets"... pourquoi suivent-ils un auteur comme moi dites-moi? Certains trouvent toutefois mon travail assez intéressant pour me piquer des photos (encore récemment...) sans me donner le crédit... re-tweeter la nouvelle de la parution d'un livre dans leur domaine d'intérêt est toutefois bien au-delà de leur capacité! Les radins...


Bien sûr je suis frustré! Et épuisé... Quatre livres en deux ans: ça aurait mérité un tout petit plus d'attention! Une dédaigneuse considération de mon médiocre travail, les doigts pressant les narines, aurait peut-être suffit à aider la diffusion de mes originalités? 

Je n'entends que des grillons...

Je vais donc suspendre indéfiniment l'édition de livres, vous savez? Je vais prendre un peu de distance et essayer de mieux comprendre le dragon? Ou de décider de passer à tout à fait autre chose!










dimanche 3 juin 2018

Planter dans le plan




Le raffinement du design: combiner l'installation d'un objet à fonction signalétique (j'imagine, ici l'entrée de l'immeuble) avec la fonction cache-pot/protecteur d'arbre (ici un cerisier). 

Sur un damier diagonal: la signature standard du renouveau depuis 40 ans... c'est encore toujours plus présentable sur un plan que dans l'ouvrage réel...

On peut qualifier de demi-succès? J'opterais pour quarteron... je suis d'humeur conciliante ce matin.




Ici quelqu'un a bossé dur pour placer l'arbre sur plan ("oui, oui, ça rentre...") puis quelqu'un d'autre a creusé fort en terre réelle et planté cet arbre dans un emplacement qui assurera la santé pérenne et la belle forme que l'on connaît aux féviers épineux.

Avance rapide... (pas tant que ça en fait...): qui des branches ou des fils disparaîtront?


You had one job to do... 





samedi 2 juin 2018

Arbres à Westmount





Le beau mai habite le pays, étendant son domaine jusqu'à juin! Encore 15 jours du jeune été, cette curieuse entre-saison, la plus belle à mon avis! L'hiver a été foudroyant, non?

Il fait donc beau enfin, la lumière est des plus claires, allons voir quelques arbres connus.

Les hauteurs de Westmount ont encore quelques beaux spécimens d'orme d'Amérique (Ulmus americana, American white elm) comme celui ci-haut.




Avec Charles L'Heureux nous sommes venus ici, d'abord pour saluer l'orme lisse (Ulmus laevis, European white elm) et constater sa santé: il va bien et produit tonnes de samares.

Tous les deux les reconnaissons du coup d'oeil, practice makes perfect!




Le voici: l'orme lisse. L'an dernier il avait été complètement (complètement!) défeuillé... il s'agit d'un petit coléoptère qui aime bien ses feuilles. Je n'ai pas les références sous la main... 



Tout près de notre orme, se trouve le célèbre parc Westmount. Visite obligée! Tout d'abord, ci-haut, le chêne de Jack. Rareté des raretés!

Voyez ce billet de septembre 2013: chêne de Jack



Le parc a été aménagé autour d'un ruisseau et de nombreux arbres naturellement présents à ce moment ont été conservés. Des chênes rouges (nombreux) et, ci-haut, un superbe chêne à gros fruit. Tous arbres ont dans les 200 ans, voire plus?



Un autre de ces spécimens ici qui valent le détour: le métaséquoia de Chine (Metasequoia glyptostroboides, dawn redwood).


Les aubépines ergot-de-coq (Crataegus crus-galli, cockspur hawthorn) ont été abattu! Il n'en reste qu'un seul, dans le pire des états! Ce sera sa dernière floraison... Je ne sais pas si l'on pensera à conserver les graines?

Ferais-je l'effort d'y aller à l'automne, cueillir ses dernières petites pommes?






vendredi 1 juin 2018

Éleuthérocoque à cinq folioles





Je me rendais à la Banca pour transférer vers des paradis fiscaux exotiques d'importants capitaux. Quand soudain ma tête, entièrement prise par de complexes calculs d'actionnariats passifs et de désintérêts décomposés, fût alertée par un coup d'oeil périphérique vigilant: 

Ding! végétal inconnu!

Heureusement que j'avais ma tablette iPad: j'ai une petite histoire à raconter et quelques clichés de la plante à vous montrer.





C'est un petit arbuste enraciné entre le pied du mur d'un immeuble et une bande asphaltée se prolongent jusqu'au trottoir. Une plante spontanée sans aucun doute. Mais je ne connaissais pas ces feuilles alternes, palmées, dentelées. L'arbuste a des aiguillons souples à la base des pétioles. Sur les parties lignifiées de l'an passé ces aiguillons sont rigides.



Avant d'avoir remarqué ces aiguillons, cachés sous le dense feuillage, j'avais toutefois remarqué les inflorescences dont les fleurs ouvriront bientôt.

Ces fleurs me disent quelque chose... en ombelle avec cet air d'Aralie à tige nue (Aralia nudicaulis).




J'étais dans la bonne famille (Arialiacées, il m'arrive de réussir cela!) et la plante se nomme Eleutherococcus sieboldianus, éleuthérocoque à cinq folioles (franchement j'aurais préféré aralie à cinq folioles ou quelque chose comme cela, en anglais, les chanceux: five-leaved aralia...).

L'arbuste d'origine chinoise est cultivé dans les jardins et s'échappe: on le trouve spontanément tant aux USA qu'en Ontario. Je n'ai pas vu de mention pour le Québec mais je n'ai fait que la plus brève des recherches ce matin...

À suivre: je passerai photographier les fleurs en fin de semaine. En ce qui regarde mes histoires financières toutefois, le secret bancaire m'interdit de partager plus d'informations.