samedi 3 mai 2014

Le Grand Duc du Plateau?





Revenant du barbier (celui qui coupe vos cheveux pour 13$… pas le coiffeur...) et rendu à deux coins de rue de chez moi il y avait tout un boucan de corneilles qui semblaient bien alarmées. J’avais hâte d’arriver afin de constater de quoi il s’agissait. C’est que les corneilles sont souvent sur le toit de l’immeuble d'en face et que j’imaginais que c’était là que l’action se déroulait.

Mais une fois le coin tourné et regardant vers le haut je ne voyais rien et j’entendais toujours les cris de nombreuses corneilles qui semblaient bien excitées.




Arrivé chez moi, c’est depuis le balcon donnant sur la ruelle, dans le grand peuplier, que la scène se déroulait. La cause de cette émeute: un grand duc! (je suis pas expert mais enfin je ne vois pas très bien de quelle autre espèce il peut s’agir…). Je ne savais pas qu’il y avait tant de corneilles dans les environs! 



Je n’ai jamais vu cet oiseau en ville! Les corneilles, elles, ne l’ont pas manqué et plus d’une dizaine se sont réunies en cabale sonore afin de faire fuir le grand rapace (ou lui couper les oreilles). L'hibou ne bronchait pas du tout, restant imperturbable dans le grand vacarme et l’agitation.


Photo: shudrburg, Wikipedia et Sylvain Masson (ici: http://www.sylmas.com)


Après un bon moment Monsieur le Grand Duc avait d'autre chat à fouetter et s'est envolé, entraînant à sa suite toute la corneillerie.

Je n’ai pas réussi à bien photographier (merde! je regrette de ne pas avoir de téléphoto!) et encore moins de bien filmer. Mais, voilà! Un rare visiteur est venu par ici.


Bubo virginianus, Grand-duc d’Amérique, Great Horned Owl. Si je suis dans l'erreur, n'hésitez pas à me le dire!



vendredi 2 mai 2014

Les arbres du cimetière Mont-Royal





Ne manquez pas cette visite guidée, commentée par Jerry Bull:  


Les arbres du cimetière Mont-Royal au printemps



« N’oubliez pas la visite printanière annuelle des arbres dans le Cimetière Mont-Royal qui aura lieu le 24 mai en anglais et le 25 mai en français, à 13 heures !  L’hiver se fait très long au mois de mars, en particulier cette année, mais les journées sont déjà beaucoup plus longues et le soleil plus fort, un signal pour un renouveau d’activité autant pour les arbres que pour nous.  Déjà en mars, si vous prenez le temps de regarder de près, les bourgeons sur les érables se gonflent et se préparent à fleurir, avant même que les feuilles apparaissent.  Dans le cas de l’érable rouge dans la photo, cette floraison arrive fin avril, et déjà à la fin mai, les samares contenant les graines sont mûres et prêtes à partir au vent.  Au moment de la visite, les lilas et les pommetiers devraient être resplendissants de fleurs au cimetière. »



Rassemblement à l’entrée principale 1297 Chemin de la Forêt, Outremont.



jeudi 1 mai 2014

Puisque l'été ne veut venir à nous...


...allons à lui!



Dans l'ancien temps où tout était en noir & blanc nous avions une saison ou deux entre l'hiver et l'automne. De beaux tons de gris bien verdissants.




Cette année on n'est sûr de rien. L'hiver est clairement exagéré, périlleux et détestable. En plus, nouveauté: cette saison est indécrottable, suspendue dans sa disparition. Le printemps nous a laissé tomber! Gardez vos oies au chaud.




Rien ne pousse. Tous les herborisateurs sont oisifs. Et malcontentsTussilage? Deux ou trois spécimens souffreteux. Même les pissenlits peinent à se faire un feuillage frais. 





Les Fées Printemps, que Botticelli nous présentait pourtant debout, paressent,  allongées les bras emmêlés, indifférentes, boudeuses ou impuissantes. C'est plus comme avant.



Les optimistes y vont de leurs divagations au prétexte de signes vernaux infimes, mettant à la boutonnière ou au chapeau les demi-boutons de ceci ou cela.

Le bétail est affamé et les cornes c'est jamais bon signe. Le printemps nous fait tous cocus! Voilà, je l'ai dit! 





Toutes les images (améliorées par mes soins) proviennent de la BANQ et sont tirées du Monde illustré et de L'album universel, 1888-1902)