lundi 7 juillet 2014

Montréal est une Ville Dezigneuh




Une installation comme il y en a apparemment  toujours à la Place Gérald-Godin (qui sera refaite bientôt). Celle-ci avec un titre très recherché: Ex[pause], par Stéphanie Leduc et Manuel Baumann. 


In[sensible] et non-[curieux]

Résumé de l'affaire en copier/coller:

« Lorsque cet emplacement est occupé par deux personnes, une caméra détecte leur présence, prend la photo des participants et la diffuse sur un écran.»

« Point de rencontre, temps d’arrêt, espace entremetteur. Ex[pause], une installation interactive qui invite à s’arrêter, se donner rendez-vous, où il est possible de faire d’intéressantes rencontres. »

Voyez tout ça ici: Ex[pause] 



Pendant qu’on nous explique ainsi comment prendre une pause, se rencontrer et socialiser (dans une place où... par définition... c’est déjà exactement ce que l’on fait… passons) et de sourire pour la photo…



…et pendant qu’on nous remet les grotesques (et tellement cutes, non?) grosses chaises Adirondack, exemple de « la redéfinition de l’espace public » (NIPpaysage) on ne remarque pas, malgré tous les slogans creux de la nouvelle installation jaune…



…qu’un des beaux chênes rouges est mort… 

Puisque certains considèrent que ces arbres ne sont pas à leur place, ça en fera un de moins à déménager lors de la réfection/minéralisation.

Ah! le dezigneuh! Quand c’est pas occupé à nous apprendre comment prendre une pause, ou à nous enseigner comment nous rencontrer (enfin!) ça tue les arbres… L’architecture du paysage, ce n’est que du dezigneuh dehors? 

On nous parle constamment de l’importance des arbres en ville. Les milles et uns services qu'ils nous rendent. etc. Nous avons même une Politique de l’Arbre. Faut croire que ça pèse pas lourd dans la balance. Après tout Montréal est d’abord une Ville Dezigneuh…

La cirque passe et le cynique aboie!




3 commentaires:

  1. hum... Dezigneuh est-ce donc comme ninnégieu?

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  2. c'est totalement dingue la pollution visuelle et psychique environnante!
    je compatis, cher Roger...

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