lundi 21 février 2011

Festival Flora Urbana

La pépinière du Sentier Urbain

J'ai demandé à des amis de participer à un festival de blogue. La pratique est assez fréquente dans la blogosphère: demander aux lecteurs, camarades-blogueurs avec des affinités de rédiger un billet ou de proposer des images. Mon blogue servira d'hôte à ce festival. Peut-être que cela inspirera d'autres blogueurs à faire la même chose?


 Sur le Mont Royal, vue vers le lac du Castor


Lecteurs, je vous fait donc la même proposition: je vous invite tous à participer au Festival Flora Urbana en me faisant parvenir un texte, illustré de photos ou dessins. Préférablement le sujet touchera à la nature urbaine, l'aménagement, l'art ou le paysage… une photo de votre Heimat si vous voulez, enfin si vous lisez FU vous voyez que la gamme de sujets est assez large et peu restrictive. En anglais ou en français! Le latin est aussi bienvenu!

Mon adresse de courriel: latour(...)cooptel.qc.ca

 Art discret sur le Mont Royal

Aux membres de FU, vous avec les visages en miniature, dans la colonne de droite, faites-vous voir en grand!  Envoyez-moi votre texte et vos images et je me ferai un plaisir de publier votre billet. Donnez à tous les liens vers vos propres blogues, galeries de photos ou sites préférés. Pescalune? Jean-Pierre, Gabriel ou Dominic et tous les autres? Heather et Emily? Et les autres qui n'êtes "que" photographes ou "que" lecteurs? Une photo de votre lieu préféré?

Jasmine, Sylvain ou Élise? Allez!

Demain donc je mettrai en ligne une première collaboration d'un photographe que je ne connaissais que virtuellement (par ses photos) et que j'ai croisé par hasard la semaine dernière. Le passage du virtuel au réel s'est fait en douceur et je suis maintenant bien content de connaître et d'acceuillir Luc Durocher.

À demain!


jeudi 17 février 2011

Le Champ des Possibles, en avant!

C'est pas encore le printemps, pas tout à fait encore… Mais ça ne tardera plus. Les Amis du Champ des Possibles, actifs sous la neige tout l'hiver, préparent… comment dire... la rentrée?? ou la sortie??… enfin on cuisine (au chaud) le menu de la saison  qui approche. Et cette année (cela sera une déception pour plusieurs) nous n'organisons pas que des corvées de nettoyage printanier ou de contrôle de l'herbapoux. En effet nous alternerons entre ces agréables corvées et des occupations plus sérieuses comme le premier C.I.C.F.C.D.P.

C'est quoi un C.I.C.F.C.D.P.?

Restez à l'écoute vous l'apprendrez bientôt!



Pour vous tous, quelques invitations:

Je (re)présenterai le projet du Champ des Possibles à cette conférence-débat sur l'appropriation des friches urbaines par des citoyens. Organisée par Collectif-Quartier le 15 mars au Rialto (c'est à Montréal…). Cliquez sur cette image et vous aurez tous les détails.
 
Pour rappel visitez ces liens pour toute l'info sur les activités des ACDP, nous tiendrons notre première assemblée générale au mois de mars. Vous serez invités bientôt:


mardi 15 février 2011

Kolbe en Arcadie


L'artiste allemand Carl Wilhelm Kolbe* (1759-1835) est connu pour ses eaux-fortes, quelquefois retouchées au burin. Le meilleur graveur de son époque en Allemagne est une fin de lignée en quelque sorte: la gravure allait bientôt céder la place dans les goûts… la lithographie et peut-être aussi la photographie ont quelque chose à voir avec ça…




Son travail est donc un chant du cygne de ces techniques de gravure difficiles et lentes. Kolbe est-il un romantico-fantastique ou un naturaliste marchant jusqu'à la frontière du rêve? C'est bien vers d'étranges régions qu'il nous entraîne.



Ses gravures sont de plusieurs façons. Observateur minutieux, Kolbe, le promeneur des forêts, nous dessine des scènes peuplées d'espèces reconnaissables et nous montrent les arbres avec une échelle humaine quelquefois instable. Mais Kolbe, l'amateur d'étrangeté, hallucine aussi une quasi-animalité des tilleuls, des saules et des chênes.


 

Et il s'amuse et joue aussi quelquefois de l'échelle des humains et des autres choses, grands et petits végétaux incertains. Pour faire bonne démesure Kolbe fait aussi dans les fantasmagories ou le passé idéal de l'Arcadie. À bien regarder ces gravures tout y trop grand, trop petit… trop tard, trop vrai. Inclassable Kolbe!




Dans ces paysages à la composition discrètement savante nous glissons d'un monde de rêve à un monde naturel et nous passons d'une échelle à une autre. Presque sans s'en rendre compte. Le pissenlit est aussi grand qu'une vache, une herbe lui fait de l'ombre.




De curieux jeux d’échelle où les humains sont ici lilliputiens et là les plantes aussi grandes que les arbres. Voyageurs dans le temps ou dans les autres dimensions, indistinctement,  les humains entrent et se dissolvent le paysage.

*Ne pas confondre: Carl Wilhelm Kolbe der Ältere: l'aîné et le père et Carl Wilhelm Kolbe der Jüngere: le jeune et le fils...

Delphine chez Paradis Express a aussi des reproductions: ici Kolbe