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mercredi 15 août 2012

Le Festival Flora Urbana est de retour! FFU 2012!



Par la présente vous êtes invités à participer au célèbre Festival Flora Urbana.

Qu'est-ce que c'est? C'est un Blog-Festival! Un Blog-Festival, c'est quoi???




C'est la réunion de billets (illustrés) rédigés par des invités et mis en ligne sur un blog. C'est malheureusement souvent perçu comme une façon déguisée de prolonger les vacances de blog de certains blogueurs. Rien n'est plus vrai.


Votre travail est donc de rédiger un billet et de trouver les photos ou illustrations devant l'accompagner. Et de me faire parvenir le tout. Mon adresse courriel: latour"à"cooptel"point"qc"point"ca. Voyez dans la colonne de droite.


Le sujet: à votre discrétion. Évidemment les thèmes de nature (insectes, oiseaux, végétaux, habitats, paysages, etc) sont privilégiés. Rédigez une fiche sur une espèce de papillons ou d'un arbre. Allez-y d'une anecdote ou du récit d'un beau moment d'été ou d'une découverte intéressante. Ou d'une simple note sur votre fleur préféré. 


 


La longueur et le style du texte sont à votre discrétion! Le nombre de photos l'est aussi. Je préfère que ce soit vos propres photos (elles seront évidemment créditées). Si vous utilisez les photos d'un autre il faut indiquer le nom de l'auteur et un lien vers la source ou son site, blog, galerie, etc. C'est l'occasion de publier les liens vers votre blog ou galerie de photos, Facebook, Twitter, Google+, etc.


Le Festival ouvre début septembre et durera aussi longtemps que vous me permettez de ne pas travailler… Après tout c'est vous qui êtes inviter à travailler dur!


Alors? Vous participerez?



vendredi 18 mars 2011

FFU: Hier matin je me suis réveillé..

 Aubépine. Dessin de Charles L'Heureux.



Hier matin je me suis réveillé avec un grand désir d'aubépine.

Mystère.

Je déambulais sans pensée tout en contemplant les arbres des arrière-cours des propriétés de la rue Lacombe dans le quartier Côte-des-Neiges lorsque soudain un arbre aux formes insolites attira mon attention .

AUBÉPINE centenaire m'écriai-je , sûrement un vestige d'une ancienne haie délimitant des terres agricoles ... éco-fact, éco-type, mettez-en !

Voilà ti-pas que mon désir me guida vers cette ancienne délimitation où je découvris deux autres spécimens à quelques centaines de mètres l'une de l'autre et toujours dans le même alignement .

De retour à mon campement de base, non loin, je ressortis une photo aérienne de ce bout de territoire en date de 1930. On y aperçoit effectivement la dite délimitation avec un alignement arbustif continu.

Eurêka !

Je pris alors mes carnets et dessina un de ces magnifiques arbres... et dire que je marchai des quantités de fois à cet endroit sans ne rien remarquer de tout cela .

C'était le début d'une nouvelle aventure qui encore une fois me mènerait vers des contrées inconnues .

Pour Roger, grand amant des aubépines .

Charles L'Heureux .

Le blogue de Charles: Dessins d'une âme.

et le Facebook qu'il anime: Arbres remarquables et boisés du Québec


Aux lecteurs: je croyais mon Festival Flora Urbana terminé. Et je viens de recevoir cet envoi. Merci Charles!

Merci à tous ceux qui ont participé au Festival. Jasmine offre à ses lecteurs de publier une photo: je n'y manquerai pas! Cliquez ici.

mardi 1 mars 2011

FFU: Ruelle Modigliani

Jeanne Gagnon m'a fait parvenir ses réflexions et l'historique sur l'aménagement d'une ruelle dans l'arrondissement Plateau Mont-Royal à Montréal. J'ai abrégé le texte sous forme d'extraits. Jeanne qui fût l'initiatrice et le promoteur de l'embellissement et du verdissement de cette ruelle de 1998 à 2008 peut être fière: j'ai visité avec grand plaisir cette galerie d'art en plein air l'automne passé. J'ajoute ici mes photos au texte de Jeanne.




C’était l’époque où quelques ruelles vertes surgissaient sous l’appellation  « ruelles soleil ».  Et voilà qu’en l’été 1998, une lecture du Journal ICI me fera découvrir l’existence de ruelles ennoblies par des projets de verdissement. Dès lors, je me surprendrai à rechercher la ruelle  afin d’en évaluer le potentiel.

La ruelle pourrait nous donner tant de bonheurs inédits si le projet «Ruelle Soleil»  aboutissait dans les quartiers du Plateau Mont-Royal. Ainsi, les fleurs de nos jardins pourraient se prolonger dans la ruelle.  Ce qui serait bien plus que ces quelques fleurs qui vont par-delà le treillis de nos jardins. 



À ce jour, personne ne s’aventure dans les ruelles autrement que par nécessité.  Il en devient tout autrement pour la « ruelle soleil »!  Car il s’agit d’un lieu fréquentable, à savoir un lieu d’échanges et de décloisonnement.  Déjà, en brisant l’isolement que veut la cité, la « ruelle soleil » favorise de facto les plus vulnérables (…).  De lieu interdit, la ruelle devient ressource, espace conquis, espace de convivialité. Pourquoi ne pas anticiper que cette ruelle conduise citoyens et citoyennes au politique? 




La ruelle Modigliani doit son nom à un restaurant qui, à l’époque, avait pignon sur rue, angle Gilford et Brébeuf.

De 1998 à 2000, je m’adonnerai aux démarches politiques nécessaires à l’évolution du projet de verdissement, à savoir signature d’une pétition venant affirmer les appuis du parrainage en vue d’une réorientation de la ruelle. Certes, je ne pouvais oublier que les transformations liées au verdissement exigeaient de tenir compte d’un sentier ultra bétonné dont l’un des versants nord-sud alignaient quantité de portes de garages.



 
Lentement s’introduira l’idée de murales afin de s’approprier ce que je voyais « espaces interdits » à cause d’une vocation utilitaire impossible à changer. J’ai voulu passer à l’action. Je ferai commande d’une première murale après autorisation du propriétaire, lequel me donnera carte blanche tant pour la thématique que pour les mensurations. L’immense fresque fut exécutée par France (nom d’artiste). J’avais commandé un lion à crinière mais le sujet renverra à un chat ésotérique imposant et significatif d’une mutation.



















La mue de la ruelle se faisait perceptible par les comportements individuels et collectifs.  La ruelle n’était plus lieu de passage fortuit, car elle invitait maintenant aux partages. De fait,  riverains-riveraines s’appropriaient la ruelle à partir de galeries et terrasses. Au fil du temps, un propriétaire s’adonnera, sans complexe aucun, à l’exploration de son imaginaire cubiste sur les portes de son garage. Cette murale viendra ajouter aux réussites artistiques de la ruelle.



Ainsi, dans la versatilité des palettes, et au fil des ans, les espaces ayant semé le doute sur la faisabilité du projet se couvriront de murales signées par les artistes France, Christine Blanchette, Denis Cardinal, Chloé, Jean-Paul Gobeil, JÉMO alias Jérôme Mousseau  Tremblay, Magalie Paquet et Yves Paradis, MAJ alias Marc-André Jutras.  



 Jeanne dans la ruelle et au Champ des Possibles.


Je vois le projet de la ruelle Modigliani tel un projet  inachevé, tout en le considérant de l’ordre d’une réussite. Ces dix années m’ont prouvé que tout modèle de participation possède une  valeur d’ancrage et d’influences.


lundi 28 février 2011

FFU: Intermède


J'ai pris du retard ce matin... le Festival Flora Urbana reprendra demain matin avec un billet sur la ruelle Modigliani à Montréal. Jeanne Gagnon, l'instigatrice de ce projet, m'a fait parvenir son texte de 17 pages ( je n'en demandais pas tant ma chère!) et je dois l'écourter un peu... à mon regret! Mais nous y reviendrons sur cette ruelle verte qui a en fait toutes les couleurs du monde!

À demain!

PS: J'attends encore quelques textes et images mais je ne peux rien vous en dire. Peut-être ne trouveront-ils pas le chemin jusqu'à ma boîte de courriels!


vendredi 25 février 2011

FFU: Chéri, regarde! Un arbre avec une plug!

Troisième billet du Festival Flora Urbana. Jasmine (horticultrice, blogueure et… comique...) nous envoie ce reportage-photo. Je crois qu'elle veut nous enseigner la différence entre un poteau de téléphone et un arbre. Sujet compliqué et difficile.



Voilà ce que j’aurais dit à mon entière douce moitié si nous étions visiteurs dans le Parc Jean-Drapeau en mai dernier et que j’avais remarqué ce frêne urbainement modifié. Non, la prise électrique n’est pas seulement déposée contre le tronc (je ne fais pas dans ce genre de truquage, hé!) : elle est bel et bien vissée dans ce dernier.

Pourquoi donc?

C’est si simple, voyons!



Avez-vous déjà remarqué en roulant à proximité du casino la nuit, comme ils sont beaux ces arbres tout illuminés? Magique, féérique, enchanteur, ce décor! Encore faut-il penser à un arrangement facile pour créer ce décor. Alors pourquoi ne pas embobiner les arbres de guirlandes lumineuses et laisser ces dernières en permanence, question que ça soit beau (et économique) toute l’année? Il faudrait aussi raccorder les arbres à un système électrique. Eurêka ! Greffons des prises à leurs troncs!




Puis quand on revampera le territoire du casino, ben on offrira gratos ces beaux arbres sacrifiés au Parc Jean-Drapeau… des arbres vachement électrisants!

Hé, chéri ! Tu cherchais pas une place où pluguer le barbecue électrique…


Note de l’auteur : Malheureusement, je n’ai pas de photo de près montrant les meurtrissures dans l’écorce laissées par les guirlandes… Bon, je suis peut-être trop sentimentale. Après tout, les arbres en ville, c’est du mobilier urbain !


Le blogue de cette sensible et solidement sentimentale: Je suis au jardin

Merci Jasmine!

jeudi 24 février 2011

FFU: La Pescalune!

Deuxième billet du mini Festival Flora Urbana. Pescalune (photographe, blogueure, Twitterette) nous envoie cette belle photo. Prolifique Pescalune...



 



Voici une ancienne église de l'ordre des Carmes déchaussées ou Petits Carmes construite entre 1673 et 1678 en Arles (France). Il ne subsiste aujourd’hui que sa façade abandonnée à la nature, isolée par l’urbanisme moderne. Un havre de nature sauvage en pleine ville !


Lui demandant si elle nous montrera une photo de la ruine verdie par le printemps: 

"C'est avec très grand plaisir que je t'enverrai une photo "printanière" ... dès que j'ai l'occasion de retourner en Arles ;)

Alors à la prochaine Pescalune!


Et si vous voulez voir plus de photos de Pescalune:

Son blogue Pescalune Photography

Ne manquez pas les slideshows sur cet autre blogue: Pescalune Photo

Et cet autre blogue où elle collabore: Nature urbaine / Urban Nature 

Enfin pour être informé sur la conservation de la nature, la biodiversité, l'environnement, les toits verts, etc. suivez son prolifique Twitter : @Pescalune


mardi 22 février 2011

FFU: Dieux mortels en quête d'absence de temps

Voici le premier billet d'un invité au Festival Flora Urbana: celui du photographe Luc Durocher. Les photos sont toutes les siennes, je me suis contenté de les mettre "en équipe". J'espère ne pas avoir ainsi trop dénaturé les très bons clichés de Luc. J'ai aussi échantillonné et assemblé les textes qu'il m'a généreusement fait parvenir.


 Punaise ambusquée et Syrphe. Mante religieuse.

Manger ou être mangé.

Nous vivons une époque pendant laquelle jamais autant d'images ont été prises d'espèces qui nous ont précédés au cours de l'évolution. On pourrait se demander d'où nous vient cet engouement, cet appétit, cette soif? Pourquoi cette frénésie, ce goût étrange, d'autres diraient cette folie? Pourquoi ce besoin de consacrer de son temps à l'observation d'espèces qui étaient là bien avant nous, qui seront là bien après nous, avec un peu de chance?

Sinon parce que, quelque part, nous avons la certitude d'être passé par là et que ce que nous observons ce sont les traces de notre propre évolution. Avant-hier j'étais ver de terre et je me suis fait manger par un limicole. Hier j'étais limicole et je me suis fais manger par un rapace. Aujourd'hui je suis un homme et je me fais manger par l'ignorance de ce que je serai demain et après-demain.


 Chrysope aux yeux d'or , Hespérie des Graminées


C'est la photo qui nous prend, qui nous montre qui nous sommes: des dieux mortels en quête d'absence de temps.

Pour nous, photographes de la Nature, ce que nous photographions en dit long sur nous-mêmes car tout ce que nous photographions est nous-mêmes. Nous ne faisons donc que des auto-portraits et nos images sont des parcelles de notre être que nous montrons au monde. La qualité du regard des spectateurs, leur capacité de voir au-delà de l'image, sont plus importantes que ce que nous montrons.


 Coliade sur Épervière orangée, Papillon du Céleri


Une photo, un utopique idéal, comme le fruit de tout art, une aspiration à gravir l'Everest de soi-même.
Un photographe est un architecte de l'image, un forgeron de la lumière, un dompteur de pixels. Certains ont un sens inné de la beauté et décèlent aisément les iotas ou l'Himalaya d'harmonie de formes et de couleurs dont ils sont les témoins attentifs. Le travail de l'artiste intègre celui du photographe et le transcende.



 Renardeau


Ce n'est pas ce que montre une photo qui compte, c'est ce qu'on y met. Si on s'y perd, c'est qu'on s'y retrouve. Nos photos les mieux réussies sont nos plus beaux auto-portraits. Elles nous transfigurent, nous métamorphosent en révélant notre propre Nature intérieure qui n'est pas Celle des autres car notre relation avec la Nature extérieure est unique (comme celle de tout être vivant, d'ailleurs). Toute notre production est un immense album de mariage entre la Nature et soi. Nous sommes parties intégrantes de Son paysage à Elle. Elle se voit à travers nous. Sans Elle je n'existe pas, sans moi Elle serait moins montrée. Toutes mes photos sont des photos de ma Blonde. Même après cette vie jamais Elle ne deviendra une ex. Ça va prendre un joli tas d'existences avant qu'Elle ne se dévoilent entièrement, tant et aussi longtemps que je ne serai pas prêt. La patience est la qualité maîtresse du photographe Nature en particulier et de tout un chacun en général.


Cliquer ici pour voir les superbes séries de photos de Luc Durocher

ou pour visiter son tout nouveau blogue: Naturellement



lundi 21 février 2011

Festival Flora Urbana

La pépinière du Sentier Urbain

J'ai demandé à des amis de participer à un festival de blogue. La pratique est assez fréquente dans la blogosphère: demander aux lecteurs, camarades-blogueurs avec des affinités de rédiger un billet ou de proposer des images. Mon blogue servira d'hôte à ce festival. Peut-être que cela inspirera d'autres blogueurs à faire la même chose?


 Sur le Mont Royal, vue vers le lac du Castor


Lecteurs, je vous fait donc la même proposition: je vous invite tous à participer au Festival Flora Urbana en me faisant parvenir un texte, illustré de photos ou dessins. Préférablement le sujet touchera à la nature urbaine, l'aménagement, l'art ou le paysage… une photo de votre Heimat si vous voulez, enfin si vous lisez FU vous voyez que la gamme de sujets est assez large et peu restrictive. En anglais ou en français! Le latin est aussi bienvenu!

Mon adresse de courriel: latour(...)cooptel.qc.ca

 Art discret sur le Mont Royal

Aux membres de FU, vous avec les visages en miniature, dans la colonne de droite, faites-vous voir en grand!  Envoyez-moi votre texte et vos images et je me ferai un plaisir de publier votre billet. Donnez à tous les liens vers vos propres blogues, galeries de photos ou sites préférés. Pescalune? Jean-Pierre, Gabriel ou Dominic et tous les autres? Heather et Emily? Et les autres qui n'êtes "que" photographes ou "que" lecteurs? Une photo de votre lieu préféré?

Jasmine, Sylvain ou Élise? Allez!

Demain donc je mettrai en ligne une première collaboration d'un photographe que je ne connaissais que virtuellement (par ses photos) et que j'ai croisé par hasard la semaine dernière. Le passage du virtuel au réel s'est fait en douceur et je suis maintenant bien content de connaître et d'acceuillir Luc Durocher.

À demain!