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lundi 27 mai 2013

National Geographic, 1929



Photo: Edwin L. Wisherd


Des scarabées de la famille Scarabaeidae



samedi 23 mars 2013

Lectures du samedi




Voyager dans le temps.

 

Le Châtaignier d'Amérique (Castanea dentata) a dominé de tout temps les forêts de l'Est du Continent (on le trouve en Ontario et au sud de nos frontières). Un champignon parasite (Cryphonectria parasitica) l'a maintenant décimé et l'arbre est en risque sévère de disparition.


Chez Phenomena (National Geographic) un excellent article de Carl Zimmer sur la "dé-extinction" de l'arbre aux prises avec cette maladie venue d'Asie où les châtaigniers sont résistants: Resurrecting a Forest




 Cow Bay, île de Flores. Photo: Adrian Dorst
 

Même les nos cousins homininés l'ont fait: jusqu'à l'île de Flores! Si comme moi vous vous intéressez à la biogéographie, une excellent article sur ces mammifères et autres animaux qui ont voyagé en radeau: Setting sail on unknown seas.





Un autre aspect, moins plaisant, de la biogéographie: les espèces indésirables. Lisez sur La situation sur la lutte à l'Agrile du frêne (Agrilus planipennis).






Pour avoir un point de vue différent sur l'apiculture urbaine et le green-washing:









Photo By Toppan Printing

 

Et en terminant une lecture que vous ne pourrez faire (c'est en japonais pi… c'est une photo…) Le plus petit livre du monde "Shiki no Kusabana". 



Pique-niquer sur le temps...



Bon et beau samedi, demain ce sera encore un peu mieux... un peu de soleil!






samedi 16 février 2013

Asclépiade commune (Asclepias syriaca)





Lors de la chasse à l'Orme de Thomas à Oka.


À Oka, à l'entrée du Parc National, une belle colonie d'Asclépiade commune (Asclepias syriaca). En n'examinant que quelques plantes j'ai trouvé ces trois insectes bien connus pour leur association avec la plante. De gauche à droite: la chenille du Papillon monarque (Danaus plexippus), le Puceron du laurier rose (Aphis nerii) et la Petite punaise de l'asclépiade (Lygaeus kalmii).





Illustration tirée de Cornut. Photo: Paris côté jardin.



La plante a été décrite par Jacques Philippe Cornuti (Cornut) dans l'ouvrage Canadensium plantarum aliarumque nondum editarum historia (1635). Avant la fondation de Montréal, quand même...

Les premiers Canadiens nommèrent la plante "petit cochon", pour les fruits bien sûr. En Europe on l'appelle souvent "Herbe aux perruches" mais je ne crois pas que ce nom ait jamais été utilisé ici. Quant à cet usage décoratif (à droite) des fruits de l'asclépiade il m'était tout aussi inconnu. Enfant, on ne manquait pas de faire mille choses avec les fruits de la plante mais rien de tel! Je me souviens toutefois encore de la première chrysalide de monarque que j'avais ramené à la maison et mis dans un gros pot de verre. Quelques jours plus tard: Oulala!


Quel parfum! (Ne grattez pas l'écran!)


À propos des noms populaires ou vernaculaires, comme l'a bien écrit Marie-Victorin (Flore Laurentienne, 1935):


"notre pays est ethniquement trop jeune pour qu'il s'y soit formé, dans le peuple, une onomastique botanique importante. Les canadianismes véritables, c'est-à-dire spécifiques et d'usage courant, sont plutôt en petit nombre. Ils forment un trésor linguistique d'une valeur inestimable, mais qui, vraisemblablement, ne s'accroîtra plus. Les conditions de la vie moderne, une impitoyable standardisation par l'école et la radio, par le cinéma et le journal, ne permettent plus cet insularisme de la vie quotidienne, ces processus lents et cumulatifs qui aboutissent à la création folklorique." 







Marie-Victorin oublie de mentionner le Web (on lui pardonne) mais il a probablement raison avec l'impitoyable force de standardisation des médias et peut-être verrons-nous le nom "petit cochon" déplacé par l'adoption de "Herbe aux perruches"? Ça ne devrait pas tarder...




Je vous reviens sur l'Asclépiade...




samedi 9 février 2013

Alfred Keller (1902–1955)







Le sculpteur Alfred Keller a été à l'emploi du Musée d'Histoire Naturelle de Berlin de 1930 à 1955.  Il mettait une année à produire ces insectes grandeur hors-nature d'une exactitude étonnante.












On aimerait bien ces insectes s'ils étaient aussi gros pour de vrai, non?





mardi 5 février 2013

La biodiversité est en bas de chez vous






Observer, photographier, enquêter, inventorier, jouer, construire, protéger… La biodiversité est en bas de chez vous. A vous de la faire découvrir à vos voisins !


Le Groupe de Diffusion d’Informations sur l’Environnement (GDIE) vient de publier un guide pratique et gratuit intitulé « Immeuble au vert - sensibiliser à la biodiversité dans les espaces verts de ma résidence ».






Le guide comprend tout l'essentiel pour partir de la bonne patte:
  • activités pour les jeunes
  • identification des arbres
  • création d'un massif fleuri
  • identification des oiseaux, comment fabriquer nids, mangeoires, etc.
  • comment fabriquer un aspi-insecte pour la capture
  • créer une mare
  • activités pour tous : stand d'information et chasse au trésor
  • des conseils judicieux pour mener à bien ces activités

Un guide vraiment complet, quoi!






En Ile-de-France (la grande région de Paris) le G.D.I.E. réalise des programmes de sensibilisation, d'abord dans des lieux de proximité : pieds d'immeubles (hall intérieur, porche extérieur, espaces verts, jardins partagés), centres sociaux, centres d'animations, Maisons de la Nature, parcs urbains. Et également dans des entreprises et des établissements scolaires.


Il est téléchargeable depuis cette page: Immeuble au vert


Ça sent un peu le printemps...



lundi 1 octobre 2012

Flatidea







À propos de l'insecte: détails sur Wikipedia


À propos du lémurien: détails sur Wikipedia



vendredi 21 septembre 2012

Le Criquet égyptien (FFU-2012)


Pescalune m'a fait parvenir sa contribution au Festival Flora Urbana. Dans sa Camargue, où les papillons sont grands comme des flamands roses, les criquets eux sont grands comme des (petites) voitures. C'est assez intéressant.






Le Criquet égyptien Anacridium aegyptium (Linné, 1764) est un criquet arboricole de la zone méditerranéenne jusqu'au Moyen-Orient qui se reconnait facilement à sa grande taille. Avec ses 50 à 70 mm de long (la femelle étant plus grande que le mâle) c’est le plus grand criquet français… quand il s’envole on pourrait presque le confondre avec un petit oiseau ou une pipistrelle !


Ses beaux yeux rayés verticalement sont l’une de ses principales coquetteries.


Comme je le disais plus haut la femelle est plus grande que le mâle - et c’est aussi elle qui stridule - fait assez rare chez les criquets ! Habituellement c’est Monsieur qui chante la sérénade !






A l’approche de l’automne alors que bon nombre d’orthoptères finissent leur vie et que les sauterelles et criquets chanteurs se dépêchent afin de se reproduire avant l’hiver, le grand Égyptien fait tout à l’envers ….. En septembre/octobre on trouve des adultes qui vont hiverner et se reproduire en avril prochain.


C’est donc en plein été qu’on peut trouver le jeune criquet vert pomme pas vraiment discret … superbement fluo même !


Il ternit ensuite au fil de ses mues pour finir environ 3 mois plus tard d’un gris/marron bien plus banal et difficile à distinguer contre les écorces des arbres.


 


Je les trouve de plus en plus fréquemment dans le Sud de la France - c’est peut-être du au réchauffement ? Totalement inoffensifs - à part machouiller quelques feuilles ils ne font guère de dégats au jardin… du moins pour le moment !


Et les chats en sont friands !! Il adorent les croquer - ça doit être bourré de protéines… et l’avantage est que pendant que les félins dégustent les criquets ils ne pensent pas à attrapper les oiseaux !!! Un bon point pour le (pauvre) criquet n’est-ce pas Roger ;)





Sans oublier son beau livre CAMARGUE Fille du ciel et de l'eau

Vous pouvez la suivre sur Twitter: @pescalune



samedi 15 septembre 2012

Année de rêve pour les papillons (FFU-2012)




Voici enfin le billet de Rachelle Renaud, grande amie des papillons!




Grand porte-queue. Photo: Lucille St-Pierre, Tecumseh, Ontario, été 2012
 


Migration printanière historique


Dès la mi-avril, nous avons été témoins d’une migration historique de papillons, du jamais vu depuis 140 ans selon le site ebutterfly.ca. Cette marée de papillons venue du Sud était constituée à 90% de Vulcains (Vanessa atalanta), ainsi que d’autres papillons vanessas dont la Vanesse de Virginie (Vanessa virginiensis) et des spectaculaires polygones, le Polygone à queue violacée (Polygonia interrogationis) et le Polygone virgule (Polygonia comma).


Selon le site d’un passionné d’oiseaux et de nature à Ottawa,  les températures exceptionnellement élevées dans le sud des États-Unis l’hiver dernier auraient créé des conditions idéales pour les populations de papillons. C’est cette même chaleur intense qui les aurait poussé à migrer vers le Nord, et les vents puissants du Sud ont porté des centaines de milliers de papillons vers le Canada à la mi-avril. Selon Maxim Larrivée (ici) ces papillons ont voyagé entre 300 et 400 km par jour grâce à ces vents du Sud, un véritable exploit pour de minuscules insectes!




Vanessa cardui. Photo Arun Sathian, Wikipedia


Amours d’été


Il faut dire que ces deux derniers étés, les Polygones à queue violacée sont des habitués de notre cour arrière au coucher du soleil. Les mâles se perchent dans notre lilas, sur le treillis de notre terrasse, ou -- bonheur sublime -- sur nos épaules, pour attirer les femelles avec qui ils batifolent au-dessus de nos têtes. Cet été, des Vulcains ont fait pareil.


Cette année, à la mi-août, notre jardin a été envahi par la bien nommée belle-dame (Vanessa cardui), sorte de bijou élégant qui nous charme tant, ici un duo en vol synchronisé…



Papillon Grand porte-Queue observé à Montréal, Carl Boileau.

 

Un nouveau venu à Montréal


Comment passer sous silence l’arrivée du grand porte-queue dans l’île de Montréal encore une fois en raison du réchauffement du climat?


Et tenez-vous bien, ceci trouvé sur le site de notre élu du district De Lorimier (Plateau Mont-Royal, Montréal), Carl Boileau, passionné d’insectes : « Selon le Jardin botanique, nous apprenons que cette année des grands porte-queue ont survécu à l’hiver (historiquement plus doux que jamais au Québec) et colonisé de nouveaux habitats à une vitesse 15 fois plus élevée que la moyenne.




Vanessa atalanta. Photo Wikipedia
 

Dans un même ordre d’idée, les épisodes de redoux sporadiques au printemps dernier nous ont aussi amené pour la première fois une migration hâtive de vulcains (Vanessa atalanta). Bien qu’indigène à notre territoire durant l’été, cette migration provenait cette fois du sud des États-Unis. Or cette année, il y aurait eu 10 fois plus de vulcains que normalement au Québec.


Pour le plaisir des collectionneurs de papillons, c’est donc un phénomène qui implique plusieurs espèces de lépidoptères. En effet, selon le spécialiste, Maxim Larrivée (postdoctorant à l’Université d’Ottawa et chef des collections et de la recherche à l’Insectarium de Montréal), l’Amérique du Nord connaît, cette année, la plus grande migration printanière de papillons de son histoire. L’hiver doux et un taux de survie hivernale nettement au-dessus de la moyenne sont des facteurs évoqués pour expliquer ce phénomène qui touche essentiellement au Canada le Manitoba, l’Ontario et le Québec.


Les entomologistes canadiens demandent à la population de signaler leurs observations de papillons sur le site eButterfly (en anglais seulement). Les scientifiques souhaitent examiner comment les papillons réagissent aux changements de leur environnement et comment ils s’y adaptent.




Papillon ocellé. Photo: Patrick Coin, Wikipedia


Migration d’automne déjà en cours


Le 15 août, à bord d’un train à destination d’Ottawa, j’ai eu le bonheur de voir littéralement des centaines de belles-dames (Vanessa cardua) à l’arrêt à Alexandria ON. Je viens tout juste de lire sur le site ebutterfly.ca que la migration des Vanesses vers le Sud est en cours et qu’on observe énormément de belles-dames ces jours-ci! 



Pèlerinage annuel


Native de la région des Grands Lacs, de Windsor, Ontario plus précisément, lorsque je rends visite à ma famille, je fais un tour obligatoire dans la prairie à hautes herbes du Ojibway Nature Centre dans l’ouest de la ville, où se trouvent entre 50 et 60 espèces de papillons. Cette année, j’ai vu, entre autres, mon tout premier Papillon ocellé (Junonia coenia) et plusieurs grands porte-queues. (Une paire de merlebleus de l’Est, un Oriole des vergers et un Moqueur chat et deux chevreuils aussi...)


La
magnifique photo du Grand porte-queue est de ma sœur Lucille, dans la cour de ma sœur et mon beau-frère Michelle et Ken Fields.




Rachelle Renaud est poète, nouvelliste et romancière. Ses poèmes et nouvelles ont paru dans plusieurs revues au Québec et en Ontario. Elle fut lauréate du Prix Jacques-Poirier-Outaouais 1996 pour son premier roman Le roman d'Éléonore (Montréal, VLB éditeur, 1996). Deux recueils de nouvelles ont paru chez Les Éditions du Nordir d’Ottawa : L'amour en personne (1998) et Chocs légers (2003).

Elle s’intéresse à l’état de la planète, à l’histoire des débuts de la colonie montréalaise et à la découverte des quartiers ouvriers de la métropole. Elle projette d’écrire un roman inspiré de ses recherches sur le Quaternaire et la préhistoire.

Fille des Grands Lacs, elle est passionnée d’oiseaux depuis toujours et plus récemment de papillons. C’est un peu la faute de sa famille, de son père qui adorait les oiseaux, et d’un livre sur les papillons reçu en cadeau de sa famille. Elle a le privilège de veiller sur un jardin à papillons dans le cadre d’un projet citoyen de verdissement dans le Plateau Mont-Royal, Côté Cour Côté Voisins



vendredi 6 juillet 2012

More Black Glass Encounters






Ce n'est pas la nuit mais tôt le matin, la lumière est trop faible et l'insecte a la bougeotte. D'apparence fragile mais c'est un redoutable prédateur! Avec ses yeux dorés...






Alors c'est le moment de me servir du flash. Le Chrysope aux yeux d'or (Chrysopa oculata) est un insecte de l'ordre des Neuroptères.





Je ne connais pas d'autres insectes de cet ordre...

En prenant le cliché avec un angle (ne pas se placer perpendiculairement à la vitre... ) ça va un peu mieux. 


Ces photos approximatives sont acceptables. Non? Je suis en presque-vacance...





samedi 30 juin 2012

Black Glass Encounters




La nuit tous les chats sont gris. Sauf les lucioles!


Membre de ce blog et elle-même blogueuse, Manon me fait parvenir ces photos d'insectes (et autres bestioles, une araignée en l'occurence) dans les vitres de la maison. La nature de proximité, version de nuit! Pas facile à photographier au flash avec la vitre qui fait mirroir!


Je l'invitais à le faire lui disant que tout résultat est un résultat et j'ai visé juste: voici ses photos d'une luciole (une Lampyride) proie d'une araignée. Des clichés intéressants avec des extraits de ses commentaires.





"Vous avez touché une corde sensible en mentionnant qu'un résultat, même décevant, est un résultat... Pour moi il faisait écho à ce que je disais au labo avant d'être maman à temps plein... un résultat, même contraire à l'attendu, est un résultat et il faut l'accepter tel qu'il est sans essayer de l'ignorer ou lui faire dire quelque chose qu'il ne dit pas."

"Alors donc... puisque le résultat est un peu décevant, ce sera un séquence de 3 photo pour tenter de voir la luciole prise au piège par l'araignée…




"Le première on y voir surtout la tache verte de luciférine utilisée par la luciférase, mais je n'arrivais jamais à faire le focus :(

La 2e et la 3e, je me suis résignée à essayer avec le flash (ça fait moins "black") et l'on voit beaucoup mieux la luciole et l'araignée en action.

En espérant que vous trouverez ça un brin sympathique de voir ainsi la vie en "black glass encounters"!!!"


Je suis très content de vos photos Manon (qui a même trouvé le titre, ç'est vraiment les vacances pour moi!) et j'invite évidemment tous les lecteurs à me faire parvenir des nouvelles et photos comme celles-là! Vous encouragerez ainsi ma farniente!

Merci Manon!


Voyez son site par ici : Savoir-Faire à Conserver



mardi 5 juin 2012

La coccinelle cachée




D'après Department of Entomology, Université Cornell.



Quand on pense aux espèces menacées on pense d'abord aux mammifères (Bélugas, Ours polaire, etc.) ou aux oiseaux (Martinet ramoneur, Effraie des clochers, etc). Quelques fois on aura à l'esprit des serpents comme la Couleuvre brune ou des amphibiens comme Rainette faux-grillon de l'Ouest. Assez rarement on pensera à des insectes. Pourtant certains coléoptères ont un bon capital de sympathie : pensons aux coccinelles. Il n'empêche qu'on les connaît généralement peu ou mal et qu'on ne les distingue pas facilement.



Vous pouvez nommer ces trois coccinelles?


Nous avons 77 espèces de Coccinelles au Québec. Ces Coléoptères sont des insectes utiles : non seulement se nourrissent-ils de pucerons mais aussi de thrips, cochenilles et acariens. De très bons assistants au jardin et au verger… La Coccinelle à deux points, Adalia bipunctata et la Coccinelle à neuf taches, Coccinella novemnotata sont toutes deux sur la Liste des 32 espèces d'insectes susceptibles d'être désignées menacées ou vulnérables au Québec.



J'ai trouvé l'affiche du haut produite par le Department of Entomology du College of Agriculture and Life Sciences de l'Université Cornell. Ils ont un projet de science citoyenne afin de d'avoir une meilleure connaissance de ces insectes. J'ai décidé de la traduire afin d'aider à la connaissance des coccinelles. Si vous voulez une copie bonne à imprimer (PDF 8.5 X 11 po, 200DPI) dites-le moi!




mardi 27 mars 2012

Coucou la guêpe!







C'est quand qu'on verra enfin des Chrysides???? On les appelle aussi des Guêpe-coucous, parce qu'elles pondent leurs oeufs dans le nid des autres guêpes.




lundi 26 mars 2012

La taille de la guêpe






À 2,5 pouces (6,3 cm) le mâle de cette guêpe (on la surnomme Godzilla) a de quoi inquiéter les inquiets. Megalara garuda, une espèce récemment découverte à Sulawesi en Indonésie a les machoires plus grandes que ses pattes avant! 




 Photo-montage : Mail Online 

Comparer avec cette guêpe bien commune (Vespula vulgaris, la Guêpe commune, d'origine Eurasienne) qui nous ennuie quand nous pique-niquons.




Photo de Chris Murphy (retouchée un peu ici)



À propos de cette méga-guêpe, lisez le billet chez Bug Girl's Blog


Une guêpe de deux pouces et demi? Si vous voulez mon avis : c'est trop grand!


Les guêpes sont extraordinairement variées et comptent des milliers d'espèces avec des styles de vie différents. Nous connaissons maintenant la plus grande espèce. Alors je me suis demandé : quelle serait la plus petite espèce? 



Illustration Polilov : Comparaison de Megaphragma mymaripenne (A) avec deux protozoaires  Paramecium caudatum (B).  Amoeba proteus (C). À la même échelle : 200 μm.

Je suis d'abord tombé sur celle-ci : la microscopique Megaphragma mymaripenne. Sur l'illustration on la voit à la même échelle que la paramécie et l'amibe, deux organismes unicellulaires.


Le mystère (ou l'étonnement, n'est-ce pas?) c'est que le "cerveau" de l'insecte adulte ne compte que 400 neurones.  Il est difficile d'imaginer un système nerveux plus réduit, miniaturisé. Tellement miniaturisé que la plupart de ses neurones (des cellules nerveuses) n'ont même pas de noyaux. Et pourtant elle vole la guêpe! 


Polilov A. 2011. The smallest insects evolve anucleate neurons. Arthropod Structure & Development Volume 41, #1, Janvier 2012.   



Dicopomorpha echmepterygis


Mais il y a une espèce encore plus petite! Il s'agit ci-haut de Dicopomorpha echmepterygis, un guêpe de la famille Mymaridae. L'espèce parasitoïde vit au Costa Rica. Ses femelles pondent plusieurs oeufs nanos dans les oeufs de psocoptères*. Les mâles de D. echmepterygis qui émergeront sont aptères (sans ailes) et aveugles. Naturellement puisqu'il ne volent pas et vont nul part! D'ailleurs ils ne quittent pas l'oeuf de Echmepteryx hageni (le psocoptère en question). Quand ils sortent de leur propre oeuf (dans l'autre oeuf, vous me suivez?) ils cherchent leurs soeurs pondues en même temps par maman et s'accouplent avec elles (ce sont des insectes incestueux, ya longtemps que je voulais l'écrire celle-là...) puis meurent sans avoir quitté l'oeuf-hôte. 

La belle vie...




 Dicopomorpha echmepterygis. Photo : John S. Noyes © Trustees, Natural History Museum




Mais le plus remarquable est que ces mâles (bien plus petits que leurs grandes soeurs) n'ont que 0.139 mm. Si vous préférez (les mots ont de l'importance) ils mesurent 139 microns (un micron c'est un millième d'un millimètre). Et ça c'est plus petit qu'un amibe!


Si vous voulez mon avis : c'est trop petit!

Même pour un petit frère.



*nous connaissons tous les poux de livres qui sont des psocoptères aptères





lundi 12 mars 2012

Un pissenlit sur la tête




Photographie : Ondrej Pakan


Pas facile de renouveler le genre de la photo macro...



Photographie : Ondrej Pakan



Mais ces photos de Ondrej Pakan sont assez rafraichissantes!


Voyez ses photos ici : 500px


Merci à Strange Stuff and Funky Things pour cette découverte.




samedi 28 janvier 2012

Macro/micro




Evarcha arcuata. Photo Dusan Beno.


De magnifiques séries de photos macro trouvées ce matin sur Google+

D'abord le Slovaque DUŠAN BEŇO et ses photos macro

Ses photos ici aussi



 Puceron (Aphidoidea). Photo Nadav Bagim.


L'Israélien Nadav Bagim fait dans la super-macro et s'intéresse de près aux pucerons "parce qu'il ne bouge pas trop".

Jetez un coup d'oeil sur ces pucerons ici.




 Chats, île de La Réunion. Photo Cyrille Marceau.



Et j'ai croisé Cyrille Marceau sur Google+ , ci-haut une photo de sa série Chats, île de La Réunion. Cyrille est marcheur je m'entendrais bien avec lui!




 
Le Xénique de Stephens (Xenicus lyalii)

 

Et maintenant je prends le micro(phone)...

Comme je l'ai déjà mentionné j'aurai un blog sur le Huffington Post Québec. Pour ce magazine web j'ai préparé une série de billets sur des sujets comme l'agriculture urbaine et les chats en milieu urbain. Voyez-vous le rapport avec l'illustration du petit oiseau? L'espace que j'y aurai sera limité (les textes auront 500-800 mots) et j'ai préparé plusieurs illustrations que je ne pourrai pas y publier.

 
Je me demandais comment articuler ces articles et mon blog Flora Urbana? Le plus simple est de publier mes textes ici aussi avec en prime plus de visuel (photos, illustrations, etc.). Ce sera aussi peut-être à l'occasion des textes plus longs avec du matériel supplémentaire (liens et références)? On verra!


Bon samedi!