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mercredi 2 janvier 2013

Bambi est un Godzilla




Cerf de Virginie croquant des oisillons... Hon!


Vous pardonnerez ma candeur ignorante, je ne savais pas que le Cerf de Virginie (Odocoileus virginianus) s'adonnait au croque-oiseau (le croque-moineau est une toute autre activité). J'ai trouvé cette référence en faisant ma recherche sur l'île d'Anticosti et ses cerfs, un autre sujet qui m'occupe ces temps-ci.






Bambi croquant des colibris? Vous modifierez votre représentation de l'animal je parie!



Trouvez tous les croustillants détails dans l'article:


Pietz, Pamela J., and Diane A. Granfors.  2000.  White-tailed deer(Odocoileus virginianus) predation on grassland songbird nestlings. American Midland Naturalist 144(2):419-422. Jamestown, ND: Northern Prairie Wildlife Research Center 


Trouvez la version web ici: (Version 09MAR2001)
 

dimanche 12 août 2012

Blog (et écureuils) en vacance






Je suis toujours en pause de blog mais je pense à vous quand même! 

Deux zécureuils (si, regardez-bien!) en pause sur le poteau de la ruelle.






Sommeil ou vacance des mammifères, le monde végétal lui (y compris dans le modèle réduit de l'attrape-plantes de mon balcon) n'est est pas encore à l'automne (le mauvais mot...).





Vu de près dans ce 256 po. carrés (si vous ne voyez pas de quoi il s'agit, tapez "256" dans la boîte de recherche à droite) les spiranthes penchées (Spiranthes cernua) lancent leur tournoyantes inflorescences. Elles porteront les belles fleurs parfumées bientôt!


Voyez le billet du 10 mai: Attrape-plantes, modèle 2012


À bientôt, en septembre! Avec des petits bonjours à l'occasion...



mardi 15 mai 2012

Archibald Thorburn (1860-1935)




                               Grande outarde, Great Bustards (Otis tarda)


L'artiste (surtout aquarelliste) d'origine écossaise Archibald Thorburn a contribué à de nombreux ouvrages d'ornithologie en plus d'avoir illustré ses propres livres.


La Grande outarde est aujourd'hui disparu de Grande Bretagne et des essais de réintroduction y ont lieu. Le plus lourd oiseau (en fait animal…) qui vole : les mâles atteingnent 21 k! La moyenne est toutefois d'environ 13k. Des populations se trouvent de l'Espagne jusqu'à la Mongolie.


L'oiseau n'a pas grand chose à voir avec notre "outarde", la Bernache du Canada (Branta canadensis) sauf de lui avoir donner le nom.




















Et je connais M. Thorburn parce qu'il a fait cette aquarelle de Courlis esquimau (Numenius borealis).





lundi 7 mai 2012

Paradis Samedi





Le premier lecteur à identifier cet arbre gagne le titre de premier lecteur à avoir identifié xxxxxx. La gloire est souvent affaire ordinaire. Les fleurs ouvriront aujourd'hui ou demain?




Le petit arbre plutôt discret durant l'été est totalement visible au printemps. L'amandier de Chine (Prunus glandulosa) se révèle assez commun et on comprend pourquoi!





La jardinière était bien fière de son arbre et souriait sans cesse le temps que je fasse quelques clichés. Glorieuse floraison!





Comme nous ne sommes pas loin de l'Hôpital Hôtel-Dieu, où on a installé des ruches, voici une abeille à miel (Apis mellifera) sur l'amandier. Un bourdon est aussi passé.





Je savais que les écureuils gris (Sciurus carolinensis) aimaient les bourgeons mais je ne les avais pas encore vu bouffer avec pareil empressement des boutons de fleurs de ce Prunus non-identifié. Sur cette photo tout juste passable (je suis pas photographe de sport...) on voit bien l'écureuil de gauche avec un bourgeon floral dans la patte. Les deux animaux se pourchassaient dans l'arbre de branche en branche, s'arrêtant une demi-seconde pour arracher une fleur, la porter à la bouche... puis une autre, et une autre. Tout ce que j'arrivais à voir c'était une petite pluie de pétales, comme si les rongeurs ne consommaient que le coeur de la fleur, où se trouve le nectar et rejetaient le reste.





Samedi, nous étions tous au paradis.




samedi 21 avril 2012

South Georgia du bout du monde




Grytviken at South Georgia, whaling station, 1989 photo Hannes Grobe, Alfred Wegener Institute


Au bout de l'Atlantique Sud, l'île de South Georgia est découverte par accident en 1675 par le marchand anglais Anthony de la Roché, né d'un père Huguenot et d'une mère Anglaise. Revenant du Chili et se dirigeant vers le Brésil le navire du voyageur fût détourné loin du passage du Cap Horn par le mauvais temps. Et voilà comment on a droit à une montagne portant son nom!




 Haakon. Photo : www.sgisland.org


C'est un endroit isolé et peu accueillant à 1,500 kilomètres de l'Antarctique avec des montagnes atteignant 3000m, perpétuellement couvertes de neige et de glaciers. La végétation ne se trouve que dans les nombreuses baies dont plusieurs ont servi jusqu'au années soixante à l'industrie baleinière. C'était le bon vieux temps où on faisait fondre des cétacés… Pour l'anecdote (et strictement pour l'anecdote…) on trouvait encore dans les supermarchés des années '70 du gras de baleine. C'était encore moins cher que de la margarine… Je bouffais des rôties à la baleine…



 Photo : www.sgisland.org


On ne fait plus dans la baleine par ici et l'île de South Georgia est aujourd'hui habitée par plus de 50 millions d'oiseaux de mer dont l'Albatros hurleur (Diomedea exulans) et le Gorfou doré (Eudyptes chrysolophus). Des rats ont toutefois été introduit et ils consomment les oeufs des oiseaux. Des programmes d'extermination sont donc en place. On y a aussi introduit des souris et, volontairement cette fois, des caribous (rennes, Rangifer tarandus)…



 Photo : www.sgisland.org


Durant l'été les plages sont couvertes de près d'un demi million d'éléphants de mer du sud (Mirounga leonina) et de 4.5 millions d'otaries à fourrure antarctique (Arctocephalus gazella).





Sagine antarctique. Photo Liam Quinn




Avec un climat si rude, la végétation ne compte aucun arbre et on y trouve bien plus d'espèces de mousses et de lichens que de plantes vasculaires. C'est la toundra et la flore a évidemment une affinité avec celles des îles Falkland et de la Patagonie. Environ 25 espèces indigènes se mêlent aux espèces introduites (volontairement ou non) et la plupart de ces plantes voyageuses sont confinées aux postes baleiniers aujourd'hui abandonnés. Il est toujours étonnant (ou pas…) de trouver ces plantes, si loin :

L'achillée millefeuille (Achillea millefolium), agrostide des chiens (Agrostis canina), anthrisque des bois (Anthriscus sylvestris), lotier corniculé (Lotus corniculatus), renoncule âcre et rampante (Ranunculus acris et R. repens), petite oseille (Rumex acetosella) et patience crépue (Rumex crispus). On y trouve même la pomme de terre (Solanum tuberosum). Si la plupart semblent ne pas s'éloigner des postes, le pissenlit (Taraxacum officinale) selon son habitude met un peu de couleur ici et là sur l'île..

On trouve la Sagine antarctique (Colobanthus quitensis, Caryophyllacée) qui est par ailleurs une des deux seules plantes à fleur indigènes en Antarctique avec Deschampsia antarctica (canche antarctique, Poacée).





L'archipel de South Georgia and the South Sandwich Islands est un territoire d'outremer britannique. Le siège du gouvernement est toutefois aux îles Falkland.




Pour en voir et savoir plus :

Une superbe série de panoramas (format Flash .swf)


Un site Wiki : South Georgia and the South Sandwich Islands

Trouvez South Georgia and the South Sandwich Islands sur cette carte Google





jeudi 12 avril 2012

Boisé du Tremblay, Longueuil









Coyote, Canis latrans


Nous sommes sur la rive-sud de Montréal dans un boisé sous pression de l'étalement urbain. Une partie du boisé est constituée de peuplements matures (érablière à sucre et prucheraies). Une grande partie du boisé est une forêt en régénération.





Pécan, Martes pennanti, 5 février 2012


Plus de 135 espèces d'oiseaux ont été observées dans le boisé, dont trois espèces susceptibles d’être désignées menacées, le Hibou des marais, l'Épervier de Cooper et la Buse à épaulettes. De plus, il s'agit d'un des sites où il est possible d'observer la plus grande quantité de parulines et de Quiscales rouilleux en migration.






Le chant de la rainette faux-grillon de l'Ouest. Pseudacris triseriata.



La partie sud du boisé du Tremblay est un écosystème exceptionnel et l'habitat principal de la plus petite grenouille au Québec, la rainette faux-grillon de l'Ouest. Le minuscule amphibien de 2 centimètres profite des mares d'eau temporaires du printemps (mares vernales) pour se reproduire.




La voici la rainette faux-grillon...
 

L'espèce est désignée vulnérable par le gouvernement du Québec et en voie de disparition au Québec par le gouvernement du Canada. Au Québec, une population vit assez bien dans l'Outaouais. Par contre, les seules autres populations connues du Québec sont situées en Montérégie. Très peu de populations ont été détectées et la plus grande semble être celle du boisé du Tremblay.



Liens :




lundi 30 janvier 2012

Erethizon dorsatum






Cranes de souris et d'éléphant. Photo Alistair Evans. Porc-épic d'Amérique. Photo Roger Latour.


Je ne peux parler pour la souris et l'éléphant, mais le porc-épic d'Amérique (un juvénile) était bien mort quand je l'ai trouvé il y a quelques années. Quel prédateur lui a fait la peau? Renard? Lynx? Nous avions aperçu un lynx tout près le jour même.


samedi 28 janvier 2012

Macro/micro




Evarcha arcuata. Photo Dusan Beno.


De magnifiques séries de photos macro trouvées ce matin sur Google+

D'abord le Slovaque DUŠAN BEŇO et ses photos macro

Ses photos ici aussi



 Puceron (Aphidoidea). Photo Nadav Bagim.


L'Israélien Nadav Bagim fait dans la super-macro et s'intéresse de près aux pucerons "parce qu'il ne bouge pas trop".

Jetez un coup d'oeil sur ces pucerons ici.




 Chats, île de La Réunion. Photo Cyrille Marceau.



Et j'ai croisé Cyrille Marceau sur Google+ , ci-haut une photo de sa série Chats, île de La Réunion. Cyrille est marcheur je m'entendrais bien avec lui!




 
Le Xénique de Stephens (Xenicus lyalii)

 

Et maintenant je prends le micro(phone)...

Comme je l'ai déjà mentionné j'aurai un blog sur le Huffington Post Québec. Pour ce magazine web j'ai préparé une série de billets sur des sujets comme l'agriculture urbaine et les chats en milieu urbain. Voyez-vous le rapport avec l'illustration du petit oiseau? L'espace que j'y aurai sera limité (les textes auront 500-800 mots) et j'ai préparé plusieurs illustrations que je ne pourrai pas y publier.

 
Je me demandais comment articuler ces articles et mon blog Flora Urbana? Le plus simple est de publier mes textes ici aussi avec en prime plus de visuel (photos, illustrations, etc.). Ce sera aussi peut-être à l'occasion des textes plus longs avec du matériel supplémentaire (liens et références)? On verra!


Bon samedi!




mardi 22 février 2011

FFU: Dieux mortels en quête d'absence de temps

Voici le premier billet d'un invité au Festival Flora Urbana: celui du photographe Luc Durocher. Les photos sont toutes les siennes, je me suis contenté de les mettre "en équipe". J'espère ne pas avoir ainsi trop dénaturé les très bons clichés de Luc. J'ai aussi échantillonné et assemblé les textes qu'il m'a généreusement fait parvenir.


 Punaise ambusquée et Syrphe. Mante religieuse.

Manger ou être mangé.

Nous vivons une époque pendant laquelle jamais autant d'images ont été prises d'espèces qui nous ont précédés au cours de l'évolution. On pourrait se demander d'où nous vient cet engouement, cet appétit, cette soif? Pourquoi cette frénésie, ce goût étrange, d'autres diraient cette folie? Pourquoi ce besoin de consacrer de son temps à l'observation d'espèces qui étaient là bien avant nous, qui seront là bien après nous, avec un peu de chance?

Sinon parce que, quelque part, nous avons la certitude d'être passé par là et que ce que nous observons ce sont les traces de notre propre évolution. Avant-hier j'étais ver de terre et je me suis fait manger par un limicole. Hier j'étais limicole et je me suis fais manger par un rapace. Aujourd'hui je suis un homme et je me fais manger par l'ignorance de ce que je serai demain et après-demain.


 Chrysope aux yeux d'or , Hespérie des Graminées


C'est la photo qui nous prend, qui nous montre qui nous sommes: des dieux mortels en quête d'absence de temps.

Pour nous, photographes de la Nature, ce que nous photographions en dit long sur nous-mêmes car tout ce que nous photographions est nous-mêmes. Nous ne faisons donc que des auto-portraits et nos images sont des parcelles de notre être que nous montrons au monde. La qualité du regard des spectateurs, leur capacité de voir au-delà de l'image, sont plus importantes que ce que nous montrons.


 Coliade sur Épervière orangée, Papillon du Céleri


Une photo, un utopique idéal, comme le fruit de tout art, une aspiration à gravir l'Everest de soi-même.
Un photographe est un architecte de l'image, un forgeron de la lumière, un dompteur de pixels. Certains ont un sens inné de la beauté et décèlent aisément les iotas ou l'Himalaya d'harmonie de formes et de couleurs dont ils sont les témoins attentifs. Le travail de l'artiste intègre celui du photographe et le transcende.



 Renardeau


Ce n'est pas ce que montre une photo qui compte, c'est ce qu'on y met. Si on s'y perd, c'est qu'on s'y retrouve. Nos photos les mieux réussies sont nos plus beaux auto-portraits. Elles nous transfigurent, nous métamorphosent en révélant notre propre Nature intérieure qui n'est pas Celle des autres car notre relation avec la Nature extérieure est unique (comme celle de tout être vivant, d'ailleurs). Toute notre production est un immense album de mariage entre la Nature et soi. Nous sommes parties intégrantes de Son paysage à Elle. Elle se voit à travers nous. Sans Elle je n'existe pas, sans moi Elle serait moins montrée. Toutes mes photos sont des photos de ma Blonde. Même après cette vie jamais Elle ne deviendra une ex. Ça va prendre un joli tas d'existences avant qu'Elle ne se dévoilent entièrement, tant et aussi longtemps que je ne serai pas prêt. La patience est la qualité maîtresse du photographe Nature en particulier et de tout un chacun en général.


Cliquer ici pour voir les superbes séries de photos de Luc Durocher

ou pour visiter son tout nouveau blogue: Naturellement



samedi 22 janvier 2011

Les zécureux…



Zécureux, écureuil, comme on dit (ou disait…) chevreux pour "chevreuil" qui est le cerf de Virginie (Odocoileus virginianus). Justement nos zécureux urbains viennent aussi de cette région: Sciurus carolinensis, l'écureuil gris, tout comme le cerf de Virginie ont migré depuis cette région de la côte est des États-Unis jusqu'ici à la faveur des grandes modifications de l'environnement par la colonisation, l'agriculture puis l'urbanisation.

C'est souvent le seul mammifère sauvage que nous voyons en milieu urbain. À son égard les sentiments sont partagés. C'est le moins que l'on puisse dire… En effet avec l'intérêt croissant pour l'horticulture, au jardin comme sur nos balcons fleuris, la collision était inévitable.


Photo: Gordon E. Robertson

L'écureuil est fortement associé à un autre étranger mal-aimé: l'érable à Giguère (Acer negundo). Ce dernier est un grand verdissseur des coins oubliés. L'animal y fait souvent son nid et sa survie est en bonne partie assurée par la nourriture d'hiver qu'offre l'arbre: des kilos de samares. Avec son habitude d'enfouir sa nourriture, l'écureuil est en bonne partie responsable du semis des érables. Une bien drôle d'équipe qui nous fait une nature à la fenêtre.

Malgré le mépris haineux du petit mammifère rongeur notre attention aurait bien avantage à se tourner vers un autre mammifère, bien-aimé celui-là: le chat domestique… Combien d'oiseaux sont la proie de minet? J'espère y revenir, avec études et statistiques… et une idée pour un contrôle écologique de Felis catus.





Il semble que la Journée Nationale d'appréciation des zécureux soit passée sous notre radar. Assurons-nous de marquer notre calendrier pour l'année prochaine: 21 janvier


Un écureuil défend la dépouille d'un camarade contre des corneilles.