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lundi 28 octobre 2013
lundi 23 septembre 2013
Le trop délicieux Courlis esquimau
J'ai trouvé ces quelques passages du livre de Ernest D. Wintle. The Birds of Montreal, 1896:
87. Eskimo Curlew. Numenius borealis. (Forst.)
"Rare. Les courlis ne sont que des visiteurs de passage ici et sont occasionnellement tués en automne au lac Saint-Pierre par les chasseurs de marché là-bas, et sont mis en vente dans nos marchés. Je n'ai personnellement jamais vu les courlis ici. Quelques oiseaux de cette espèce ont été tués dans les environs vers la fin d'août et en septembre 1893, puis mis en vente dans nos marchés." (traduit par moi)
"Rare. Les courlis ne sont que des visiteurs de passage ici et sont occasionnellement tués en automne au lac Saint-Pierre par les chasseurs de marché là-bas, et sont mis en vente dans nos marchés. Je n'ai personnellement jamais vu les courlis ici. Quelques oiseaux de cette espèce ont été tués dans les environs vers la fin d'août et en septembre 1893, puis mis en vente dans nos marchés." (traduit par moi)
Je me doutais bien qu'on voyait cet oiseau (aujourd'hui disparu?) dans les environs de Montréal. Je me doutais aussi qu'on le chassait. Ce qui est assez étonnant, à nos yeux de 2013, c'est qu'on l'abattait encore si près du moment de l'effondrement total de ses populations?
Le Courlis esquimau: bon jusqu'à la dernière goutte...
Si vous n'avez pas lu ces billets de l'an dernier sur le trop délicieux Courlis esquimau:
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vendredi 5 juillet 2013
Cypripède acaule à trois reprises
Le Cypripède acaule (Cypripedium acaule) rencontré près de la Réserve écologique du Pin rigide en Montérégie au Québec. Ce n'est qu'un court essai visuel. Mais avec un musique originale de Tristan-Stéphane Renaud. La musique est basée sur le chant du Bruant à gorge blanche (Zonotrichia albicollis) que l'on entend à la fin.
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lundi 1 juillet 2013
Saison de l'Amélanche
Il y en a partout à bien regarder. Les fruits de l'amélanchier. Sur le mont Royal, dans les parcs, sur le bord des trottoirs et les terrains privés. Dans les ruelles aussi.
Bon, j'en ai soustrait un peu à la grande provision qu'ils constituent pour les oiseaux. Les étourneaux font un drôle de ravage: ils ne les prennent pas entièrement pour les gober tout rond. Ils y piquent plutôt le bec et prennent une petite bouchée. De vrais amateurs! Un désolant massacre sans-façon!
Il en va autrement du merle américain dont un couple semblait un peu dérangé de voir des humains fouiller leurs arbres et amasser les fruits. Ces oiseaux consomment le fruit en vrai spécialistes: tout rond! Gloup! Mais ils attendent apparemment que le fruit se ride et se plisse, signe d'un gain maximum de sucre.
La différence s'explique probablement par le fait que le premier oiseau est une espèce introduite alors que le deuxième est une espèce indigène qui a évolué avec l'arbuste. La dissémination des graines est ainsi probablement mieux assurée...
Alors j'en ai amassé un assez grande quantité et j'en ai fait une confiture.
Ma recette: rincer, faire cuire, écraser quelques fruits moins mûrs qui n'avaient pas éclaté. Ajoutez un peu de sucre...
... mettez dans des pots.
L'affaire est cuite! Fruiteux et avec les petites noix qui ont un goût d'amande. Désolé merles, c'est la saison de l'amélanche pour moi aussi!
lundi 24 juin 2013
Vitamines du lundi: amélanchiers
Hier, en revenant du Champ des Possibles, je n'ai pas pu faire autrement: je me suis littéralement gavé des ces délicieux fruits d'Amélanchiers. Cé bon.
Cinq (5!) énormes poignées de fruits mûrs à souhait... j'ai maintenant toutes les vitamines et les antioxydants nécessaires pour deux semaines. Mais pour être sûr j'irai m'en chercher d'autres!
Et j'ai pris quelques griottes (Prunus cerasus) qui n'étaient pas tout à fait mûres... mais comment résister?
Et maintenant: les Liens du Lundi:
Photos: Jim Fowler.
L'excellent photographe Jim Fowler a fait un reportage sur les orchidées Spiranthes eatonii, Calopogon pallidus (ci-haut), et Cypripedium montanum.
Jean Provencher et ses oiseaux: d'abord le Moucherolle phébi et ensuite le Jaseur des cèdres. Je crois que c'est justement un fruit d'amélanchier que s'échangent ces oiseaux.
Phytophactor répond (ici: Sheep-eating plant?) à la niaiserie du Huffington Post au sujet d'une plante mangeuse de mouton (ici).
Et encore une orchidée, cette fois en Angleterre (ici: Dactylorhiza majalis)
Et encore une orchidée, cette fois en Angleterre (ici: Dactylorhiza majalis)
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mardi 21 mai 2013
L'Écureuil Tempête!
Arrivé sur les lieux afin d'inspecter un orme et ses rejetons sauvages autour du Carré Saint-Louis, le sol était couvert de bouts de branches… Il pleuvait des morceaux d'orme! C'est bien pratique je voulais justement des spécimens de samares afin de confirmer que c'était l'Orme d'Amérique. (oui)
Mais c'est plein d'échantillons partout! Ya eu tempête hier? Grand vent?
La tempête, c'est cet écureuil qui, plutôt que de manger confortablement les samares là-haut, préfèrent couper d'un coup de dent les branches qui tombent alors au sol. Curieux manège. On pouvait se douter que les écureuils mangeaient ces graines mais la méthode étonne quand même un peu.
Ça me semble excessif! Ça vous rappelle les millions de requins tués seulement pour les ailes?
Surtout qu'au sol ce sont les pigeons qui se régalent. Ils s'empiffrent de samares d'Orme! Ils profitent à coup sûr du travail acharné de L'Écureuil Tempête. Une bien curieuse équipe.
Résultat: l'orme est sérieusement défeuillé! L'écureuil est à l'évidence un être perturbé et obsessif. Le pigeon compense sans doute une névrose insoupçonnée par la boulimie.
C'est beau la nature!
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lundi 13 mai 2013
Euaresta bella au Champ des Possibles
Photos: Luc Durocher
On aime pas les mouches! On ne s'y intéresse même pas. C'est laid, sale et bon à être écrasé! C'est un sacré jugement pour un Ordre d'insectes qui comptent 150,000 espèces.
Pourtant! Un des plus beaux et fascinants exemples est celui de Euaresta bella, une minuscule mouche à fruit de la famille Tephritidae.
Après mille pirouettes, une danse de séduction du mâle, un échange de nourriture et s'être accouplée sur la plante la femelle de cette petite mouche pond ses oeufs dans les graines de l'herbe à poux (Ambrosia artemisiifolia). La larve passe ensuite l'hiver dans les graines (elle s'en nourrit en fait) et émerge au printemps. Cette mouche est donc un contrôle naturel de la très mauvaise herbe et je crois bien que la Santé Publique devrait lui reconnaître ce rôle bénéfique!
Pourtant! Un des plus beaux et fascinants exemples est celui de Euaresta bella, une minuscule mouche à fruit de la famille Tephritidae.
Après mille pirouettes, une danse de séduction du mâle, un échange de nourriture et s'être accouplée sur la plante la femelle de cette petite mouche pond ses oeufs dans les graines de l'herbe à poux (Ambrosia artemisiifolia). La larve passe ensuite l'hiver dans les graines (elle s'en nourrit en fait) et émerge au printemps. Cette mouche est donc un contrôle naturel de la très mauvaise herbe et je crois bien que la Santé Publique devrait lui reconnaître ce rôle bénéfique!
J'ai déjà parlé de cette mouche dans ce billet: Tous au Champ des Possibles!
Jaseur des cèdres (Bombycilla cedrorum) et Paruline bleue (Setophaga caerulescens)
Les photos de la mouche et celles de ces oiseaux ci-haut sont de Luc Durocher (que je remercie et salue), photographe attentionné avec de nombreuses galeries en ligne:
Voyez ici les autres photos de Luc Durocher au Champ des Possibles
Voyez ici les autres photos de Luc Durocher au Champ des Possibles
Et ne manquez pas les photos ici des autres lieux sur l'île de Montréal
Et ses autres sites: Atpic et Oiseaux Net
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mercredi 8 mai 2013
Urubu!
De grandes ombres au sol: "Urubus!"
J'ai l'objectif grand angle sur l'appareil photo... c'est pas l'idéal mais j'essaie quand même de faire un cliché... raté!
Ils volent tout juste au-dessus de la cime des arbres. Encore raté! Merdre! Ils sont où?
Ils reviennent. Nostie*! Je l'ai pas! Je pensais bien... mais non...
Ta-dam! Je l'ai! Les deux sont de gros oiseaux. Impressionnant à voir. Je n'en ai qu'un mais je l'ai. Paraît petit...
C'est un grand oiseau! Sur ce détail vous pouvez le constater (je crois!).
Sur le mont Royal, sommet Westmount. Urubu à tête rouge (Cathartes aura, Turkey Vulture)
*juron post-blasphématoire local personnalisé. Déformation de l'habituel esti (ou estique), lui-même déformation de hostie, pain sans levain utilisé dans certains rites barbares.
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mercredi 1 mai 2013
Res communes
En latin Res communes veut dire: choses communes. C'est une expression du droit romain qui indique qu'une chose appartient à tous et qu'elle ne peut être appropriée par personne. Tous peuvent en jouir.
Le Moineau domestique (Passer domesticus, House Sparrow) considère sans aucun doute l'Érable à Giguère (Acer negundo, Manitoba maple) comme une Res communis. Et quelle riche ressource!
Le Moineau domestique (Passer domesticus, House Sparrow) considère sans aucun doute l'Érable à Giguère (Acer negundo, Manitoba maple) comme une Res communis. Et quelle riche ressource!
Ces deux espèces sont certainement parmi les plus fréquentes, les plus communes, à Montréal. Les oiseaux se nourrissent fréquemment d'insectes sur les feuilles de l'érable. Mais je n'avais jamais remarqué que lors de sa brève floraison les moineaux en consommaient les fleurs mâles. Il n'y a pas encore beaucoup d'insectes et peu de graines disponibles alors les adaptables piafs vont à la pêche aux étamines. Valeur nutritive inconnue...
Demain les moineaux pêcheront autre chose.
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jeudi 18 avril 2013
Couleur chantante: les Cardinaux
Clichés volés avant qu'ils ne s'envolent! Ce sont des agrandissement de photos vite faites alors qu'il pleut dehors... pardonnez la piètre qualité!
Deux mâles de Cardinal rouge (Cardinalis cardinalis, Northern Cardinal) qui chantait en compétition pour une femelle. D'abord sur la rue dans les Érables argentés en fleur, puis, volant par-dessus l'immeuble je savais pouvoir les rejoindre dans le peuplier de la ruelle. C'est fait!
Bah! C'est un petit scoop!
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mercredi 17 avril 2013
Les yeux du chat
Photographier un chat que l'on ne connaît pas: difficile. Mais c'est surtout utile, comme une nécessaire répétition, je ferai mieux la prochaine fois.
Je crois qu'il s'appelle Manouche. Il visite dans le coin de temps à autre. Il se fait garder chez la Dame-chats des alentours. Avec tous ces billets sur la prédation des oiseaux par le chat domestique, on croit que je n'aime pas les chats. Pour beaucoup c'est donc leur vouloir du mal. C'est une drôle d'équation. Pour moi les chats sont des crocodiles à fourrure, c'est tout!
Aux crocodiles et aux chats, je préfère les oiseaux!
samedi 13 avril 2013
Ilha do Corvo et ses chats...
Les hommes ont oublié cette vérité. Mais tu ne dois pas l'oublier, dit le renard. Tu deviens responsable pour toujours de ce que tu as apprivoisé. Le Petit Prince.
Sommet de Corvo. Photo: Jorge Francisco Martins de Freitas
L'île de Corvo (Île du Corbeau) est la plus petite île de l'archipel des Açores. Les Portuguais ont colonisé cette île il y a environ 500 ans. Elle est la plus au nord de l'archipel et repose sur la plaque continentale de l'Amérique du Nord. L'archipel des Açores est en fait né de la rencontre de la plaque européenne et de la plaque nord-américaine. La majorité des Portuguais de mon quartier viennent de ces îles. Ils y avaient en quelque sorte déjà un pied ou deux: c'étaient déjà des Américains.
Étonnant de découvrir que l'île est envahie par Hydrangea macrophylla. Photo: Wikipedia
L'écologie de l'île de moins de 18 km2 a évidemment été modifiée et la végétation d'origine est en bonne partie disparue suite à l'introduction de petits mammifères (souris, rats et chats) et surtout l'élevage du mouton pour la laine. Mais la végétation n'est pas seule à reculer.
Le Puffin cendré. Photo: Wikipedia
L'oiseau de mer le Puffin cendré (Calonectris diomedea), une espèce en déclin, a des colonies et d'importants sites de nidification sur l'île.
Une étude de 2012* sur Corvo a fait le suivi de l'impact des prédateurs (souris, rats et chats) sur six colonies de l'oiseau pendant trois ans. Il n'y a pas de grande surprise: le chat est le plus important prédateur. Les oiseaux n'ont aucun comportement d'évitement de ce félin… ils ne se sont pas encore adaptés à cette nouvelle situation (quelques centaines d'années, c'est court pour une pareille évolution adaptive…). Sur l'île (comme ailleurs) le chat est un prédateur soutenu, soigné et… adoré! Aucun prédateur ne fait pression sur ses populations. À coup sûr le chat est une espèce exotique dangereuse pour un oiseau. Et quand il s'agit d'une espèce en déclin il faut probablement agir.
Quittons notre insularité écologique. Photo: Wikipedia.
Retirer les chats de bien des îles est nécessaire mais il faut y aller prudemment. Les rats aussi ont une prédation des oeufs et des oisillons et on imagine bien le difficile mais nécessaire synchronisme… Retirer les chats ferait exploser la population de rats. Paradoxalement dans l'état actuel les rats ont un effet bénéfique sur les oiseaux: les chats s'en prennent d'abord à eux... Néanmoins le chat demeure le prédateur numéro un des oiseaux sur Corvo, ne vous y trompez pas!
"C'est la nature!" me répond-t-on toujours quand je parle de la prédation inutile et évitable du chat en milieu urbain (ou sur Corvo). Le chat domestique est une "création" humaine, essentiellement sélectionné à l'origine** comme machine à contrôler les rongeurs. Le chat, c'est la nature? Il faut certainement alors raffiner notre définition de nature… afin d'inclure les autres machines agricoles. Il faut surtout étudier la place du chat dans l'écologie urbaine avec des théories vérifiables. Une théorie assez performante est la "mesopredator release hypothesis" (MRH). En une phrase cela prédit qu'en l'absence d'un grand prédateur (disons: loup, coyote… chien…) les prédateurs moyens (méso-prédateurs) comme le chat ont le champ libre de se reproduire. Et de s'en prendre sans gêne à leurs proies.
Ce grand prédateur (on dit: "superprédateur") est ordinairement absent de notre milieu. On a chassé le loup depuis longtemps (même si le coyote se pointe...) et on a introduit le chat domestique. Il serait pourtant "naturel" qu'un superprédateur y soit présent… n'est-ce pas? Si on laissait nos chiens libres de vivre, se reproduire et chasser dehors? Tout le monde qui aime la nature serait content, non? Les propriétaires de chats, non… les oiseaux, oui!
Vous êtes responsables de la prédation des oiseaux par votre chat. Gardez-le dans la maison, vous n'êtes pas agriculteur!
*Hervías, S., A. Henriques, N. Oliveira, T. Pipa, H. Cowen, J. A. Ramos, M. Nogales, P. Geraldes, C. Silva, R. Ruiz de Ybáñez & S. Oppel. 2012. Studying the effects of multiple invasive mammals on Cory’s shearwater nest survival. Biological Invasions, DOI 10.1007/s10530-012-0274-1
**pour le amateurs de chat: je précise "à l'origine". Je suis poli, soyez-le!
Quelques liens:
Multiple Predators on Corvo Island (merci pour la citation du Petit Prince)
dimanche 31 mars 2013
Billet 869: Joyeuses Pâques!
Ya-bada-badoux!
Le lapin de Pâques! Un symbole bien connu de cette fête et du printemps et de la fertilité. Animal préféré de Hugh Hefner. Il (pas Hefner!) pond des oeufs en s'socolat! Tout colorés! Lapin de Pâques! Petite créature douce (de rêve...) et sautillante à souhait.
Il y a bien sûr d'autres petits mammifères à fourrure toute douce et on les aime pas. Rats, souris, campagnols… depuis l'invention de l'agriculture ces derniers sont la raison de notre lien avec le chat domestique. Précision: c'est à ce moment que l'on a fabriqué le chat domestique… Car il est bien un adjoint et une machine d'agriculture, gardien des grains, croque-souris. Nous l'avons sélectionné pour des tâches importantes: nous débarrasser de la vermine. Le reste est un effet secondaire...
On nous sert encore cette justification néolithique de son utilité de contrôle pour laisser le cher minet libre à l'extérieur. Pourtant cette fonction de contrôle de la vermine peut être remplie par toutes sortes d'autres engins et machineries… à l'effet un peu plus prévisible et sans danger pour les oiseaux.
La chasse aux oeufs de Pâques tourne mal...
Il vous viendrait peut-être à l'idée de qualifier de vermine certains oiseaux: on pense alors au moineau domestique, à l'étourneau ou au pigeon, trop ordinaires et communs pour mériter notre attention et même pas indigènes! Ça c'est une condamnation à mort, une assurance d'indifférence. Vous croyez que le chat fait la différence entre les espèces d'oiseaux? Si c'est le cas vous êtes irresponsables, vous laissez cette machine à tuer faire une besogne de mort inutile et évitable…
Vous êtes un citoyen et un consommateur écoresponsable, équitable, vous recyclez, la justice sociale vous est une valeur importante, vous êtes végétalien, vous êtes inquiets du sort de l'ours polaire et de la biodiversité dans ces changements climatiques. Et vous laissez sortir librement cette machine à tuer?
La prédation des oiseaux, dommage collatéral acceptable? Cruelle et inutile complaisance? Aveuglement volontaire? Vous avez le choix, vous êtes responsables de votre chat. Comme de votre bagnole, de votre carabine ou de votre lapin!
À Pâques et aux autres jours: gardez vos chats dans la maison. Le printemps nous laissera entendre un peu plus d'oiseaux.
Joyeuses Pâques!
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lundi 11 mars 2013
Les Caryers du mont Royal
À gauche le Caryer ovale, à droite un caryer atypique
C'était une belle journée d'hiver à ses derniers souffles (...elle peut bien crever…) et une invitation d'aller voir des caryers sur le mont Royal ne se refuse pas. Il y a quelques peuplements de caryers sur la montagne, repérés par les bons soins de Charles L'Heureux. Ce qui est intéressant c'est qu'on y trouve les deux espèces, le Caryer ovale (Carya ovata) et le Caryer cordiforme (Carya cordiformis) en association. Fait très particulier on y trouve aussi ce qui semble l'hybride entre les deux, Carya x laneyi.
Sur la photo ci-haut la différence quant à l'écorce se voit bien. Les
grandes lanières détachées de l'écorce, caractéristiques du Caryer ovale,
ne se retrouve pas sur l'arbre à droite qui est du même calibre que le
précédent. Cet arbre est peut-être l'hybride en question. La photo suivante vous montre l'écorce de l'autre parent, le Caryer cordiforme. Nous allons
suivre le dossier et plus tard quand on aura les feuilles puis les
fruits on en aura le coeur net.
Le Caryer cordiforme.
Ci-haut c'est le Caryer cordiforme avec ces étranges cicatrices circulaires sur le tronc. À mon étonnement j'avais déjà lu que c'était le produit d'un insecte et je ne trouve plus cette référence. Il est bien plus probable comme le disait Charles que ce soit le travail d'un oiseau, peut-être le Pic maculé (Sphyrapicus varius)? J'ai quelques autres photos de ce phénomène sur la même espèce de caryer. Le Pic semble avoir une attraction pour cet arbre. Si vous connaissez les oiseaux prenez la peine de m'éclairer sur cette question!
Nous étions monté par monts et par vaux, dans la neige épaisse et les sentiers glacé. Un bon exercice! Maintenant c'est le temps de rentrer et j'ai l'estomac dans les talons. Je descend par le grand escalier où il y a toujours des gens occupés à monter et descendre, quelquefois en courant. À répétition! Lieu d'exercice pour urbain en manque d'imagination.
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mardi 5 février 2013
La biodiversité est en bas de chez vous
Observer, photographier, enquêter, inventorier, jouer, construire, protéger… La biodiversité est en bas de chez vous. A vous de la faire découvrir à vos voisins !
Le Groupe de Diffusion d’Informations sur l’Environnement (GDIE) vient de publier un guide pratique et gratuit intitulé « Immeuble au vert - sensibiliser à la biodiversité dans les espaces verts de ma résidence ».
Le Groupe de Diffusion d’Informations sur l’Environnement (GDIE) vient de publier un guide pratique et gratuit intitulé « Immeuble au vert - sensibiliser à la biodiversité dans les espaces verts de ma résidence ».
Le guide comprend tout l'essentiel pour partir de la bonne patte:
- activités pour les jeunes
- identification des arbres
- création d'un massif fleuri
- identification des oiseaux, comment fabriquer nids, mangeoires, etc.
- comment fabriquer un aspi-insecte pour la capture
- créer une mare
- activités pour tous : stand d'information et chasse au trésor
- des conseils judicieux pour mener à bien ces activités
Un guide vraiment complet, quoi!
En Ile-de-France (la grande région de Paris) le G.D.I.E. réalise des programmes de sensibilisation, d'abord dans des lieux de proximité : pieds d'immeubles (hall intérieur, porche extérieur, espaces verts, jardins partagés), centres sociaux, centres d'animations, Maisons de la Nature, parcs urbains. Et également dans des entreprises et des établissements scolaires.
Il est téléchargeable depuis cette page: Immeuble au vert
Ça sent un peu le printemps...
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mercredi 2 janvier 2013
Bambi est un Godzilla
Cerf de Virginie croquant des oisillons... Hon!
Vous pardonnerez ma candeur ignorante, je ne savais pas que le Cerf de Virginie (Odocoileus virginianus) s'adonnait au croque-oiseau (le croque-moineau est une toute autre activité). J'ai trouvé cette référence en faisant ma recherche sur l'île d'Anticosti et ses cerfs, un autre sujet qui m'occupe ces temps-ci.
Bambi croquant des colibris? Vous modifierez votre représentation de l'animal je parie!
Trouvez tous les croustillants détails dans l'article:
Pietz, Pamela J., and Diane A. Granfors. 2000. White-tailed deer(Odocoileus virginianus) predation on grassland songbird nestlings. American Midland Naturalist 144(2):419-422. Jamestown, ND: Northern Prairie Wildlife Research Center
Trouvez la version web ici: (Version 09MAR2001)
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mercredi 19 décembre 2012
Journée tranquille sur le Mont-Royal
C'est pas un aigle. Mais c'est bien un enfant humain. Montage?
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mardi 6 novembre 2012
Pas du tout...
Désolé, l'enthousiasme se combinant à ma mémoire extraordinairement défaillante, j'ai fait une erreur assez remarquable! Notez la qualité supérieure de ma méprise (elle est complète...) :
Photo: Charles L'Heureux
Voici l'oiseau que Charles avait réussi à photographier malgré la batterie défaillante de son appareil : une femelle de Bec-croisé bifascié (Loxia leucoptera). Cela n'a pas grand chose à voir avec un Dickcissel D'amérique (Spiza americana)!!!
Jean-François Noulin avait bien raison de signaler que l'observation n'était pas banale... Ce qui m'a mis la puce à l'oreille (quand même...). Puis Charles m'a signalé l'identification correcte au moment même où je la constatais! J'avais bien vu que le bec était croisé... Mais que voulez-vous? L'oiseau était au sol et pas du tout farouche. Le jaune du croupion m'avait fait une impression si forte que j'avais déplacé cette tache coloré sur le ventre!
Aye! Faute avouée est tout aussi douloureuse...
Merci à Jean-François et à Charles!
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Trichome et Dickcissel
Photo:
Charles Krebs Photography
- Grossi 100 fois un poil urticant de la tige d'une ortie (malheureusement l'espèce n'est pas spécifiée). La photo est tirée d'un concours photo de Nikon. Ci-bas une autre vue de ces "poils" que l'on nomme en fait des trichomes.
- Photo: Jerome Prohaska, Wikipedia
- Photo Terry Sohl, South Dakota Birds.
- Hier au boisé du Collège Jean-de-Brébeuf j'ai aperçu pour la première fois un Dickcissel D'amérique (Spiza americana). Il semblait blessé et marchait dans les feuilles au sol. J'ai réussi à l'attraper mais il s'est enfui avant que l'on puisse le photographier. Tout à coup il avait l'air en pleine forme! Bel oiseau quand même!
- Et tôt ce matin j'ai été réveillé par un autre tremblement de terre. Vous pouvez suivre la chose en direct: visionneuse de sismogramme.
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