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lundi 3 juin 2013

La mouche et l'aubépine




Après avoir photographié des spécimens d'une aubépine (Crataegus sp.) je les ai mis sur la table près de la fenêtre alors que je préparais des spécimens du prochain sujet. Ceux-ci photographiés je reviens à la table et une mouche était entrée et se servait un peu de nectar dans les fleurs parfumées.

J'ai alors pris le carton qui portait les bouts de rameaux fleuris et rapido je les pose sous l'objectif afin de documenter la beuverie diptérienne. La mouche était bien trop occupée pour être le moindrement dérangée par ce transport puis les coups de flash à répétition. 

Le parfum ambivalent des aubépines me semble composé de la note reconnaissable de la famille de la rose avec une note qui ressemble plutôt à de l'urine. De quoi attirer des abeilles et des mouches, quoi!


L'occasion était belle de faire une première animation GIF sur Flora Urbana...








lundi 13 mai 2013

Euaresta bella au Champ des Possibles



Photos: Luc Durocher


On aime pas les mouches! On ne s'y intéresse même pas. C'est laid, sale et bon à être écrasé! C'est un sacré jugement pour un Ordre d'insectes qui comptent 150,000 espèces.

Pourtant! Un des plus beaux et fascinants exemples est celui de Euaresta bella, une minuscule mouche à fruit de la famille Tephritidae.

Après mille pirouettes, une danse de séduction du mâle, un échange de nourriture et s'être accouplée sur la plante la femelle de cette petite mouche pond ses oeufs dans les graines de l'herbe à poux (Ambrosia artemisiifolia). La larve passe ensuite l'hiver dans les graines (elle s'en nourrit en fait) et émerge au printemps. Cette mouche est donc un contrôle naturel de la très mauvaise herbe et je crois bien que la Santé Publique devrait lui reconnaître ce rôle bénéfique!


J'ai déjà parlé de cette mouche dans ce billet:  Tous au Champ des Possibles!



Jaseur des cèdres (Bombycilla cedrorum) et Paruline bleue (Setophaga caerulescens)


Les photos de la mouche et celles de ces oiseaux ci-haut sont de Luc Durocher (que je remercie et salue), photographe attentionné avec de nombreuses galeries en ligne:


Voyez ici les autres photos de Luc Durocher au Champ des Possibles

Et ne manquez pas les photos ici des autres lieux sur l'île de Montréal
 
Et ses autres sites: Atpic et Oiseaux Net



vendredi 29 juin 2012

Glass Encounters 3






Encore quelques photos des insectes qui entrent dans mon bureau et peinent à ressortir par ce piège que constitue le verre de la porte.


Ci-haut : il n'y a pas assez de détail sur cette photo pour identifier cette abeille de 4 mm.






Ici c'est une guêpe probablement de la famille Ichneumonidae. Ne craignez rien, ce n'est pas un dard au bout de son abdomen. Il s'agit de l'ovipositeur, appelé aussi oviscapte ou dans ce cas-ci, une tarière, qui sert à "déposer" ses oeufs (c'est une femelle) dans la larve d'un coléoptère sous l'écorce d'un arbre par exemple. La larve de la guêpe se développe en se nourrissant ensuite des organes de la larve du coléoptère.






Un Bombus (bourdon) pris entre deux vitres. Ce qui permet cette vue ventrale.





lundi 11 juin 2012

Glass Encounters 2






Dans le billet précédent (ici : Glass Encounters) sur le sujet des insectes (et autres arthropodes...) prisonniers du piège invisible de mon bureau voici quelques-uns des visiteurs bruyants ou communs et familiers.


Cette guêpe, visiteuse régulière de mon bureau, est probablement la guêpe germanique, Vespula germanica. Je la laisse faire ses cent-milles pas et millions de coups d'ailes, cherchant une sortie qu'elle ne trouve qu'exceptionnellement, puis j'ouvre la porte. Elle revient immanquablement...






Techniquement, elle est dehors la mouche (une mouche du genre Lucilia). Mais la nature du verre lui étant inconnue elle ne le sait pas. Elle viendra m'emmerder dans une minute...







Le Saltique chevronné (Salticus scenicus), un des autres arthropodes. Comme vous le savez, les araignées ne sont pas des insectes. Avec ses huit yeux cette araignée a huit pattes. Les insectes n'ont que six pattes. Et ils ne font pas d'aussi intéressants saltimbanques.





vendredi 8 juin 2012

Glass encounters




 1- Un Diptère de la famille Tephritidae



J'ai repris possession de mon bureau qui avait été transformé depuis un an en chambre pour mon fils. Le beau grand homme vole de ses propres ailes maintenant. Attenant à cette pièce il y a un balcon qui donne sur la rue et la porte qui y donne accès n'a pas de moustiquaire et sa fenêtre est toujours un peu ouverte. Il entre constamment des insectes de toutes sortes qui ont ensuite toujours de la difficulté à retrouver le chemin de la sortie… Les insectes ne comprennent rien au verre. Quelques instants prisonniers et se heurtant obstinément à la vitre en bourdonnant ce sont des mouches domestiques, des bourdons et des guêpes communes. Je laisse alors le clavier (de l'ordi, je n'ai pas d'orgue) et j'ouvre la porte afin qu'ils sortent et continuent leur besogne même si je n'ai pas la moindre idée de ce que cela peut bien être.


Il n'y a pas que ces gros insectes bruyants évidemment. Il y a aussi, là, tout à côté, dans cet attrape-insectes, une foule d'espèces à une échelle qui n'avait pas vraiment retenu mon attention jusqu'à maintenant. En fait il y a constamment du monde. À cette échelle les insectes ne font pas de bruits. À mes oreilles du moins. À cette échelle on ne les voit pas très bien. J'ai mon appareil dans le studio de l'autre côté et un objectif macro. Alors... voyons, qui sont-ils?





2- Et cette guêpe? Qui est-elle?



J'ai vous ai parlé à l'occasion de la minuscule mouche à fruit Euaresta bella. Sa cousine que je vous montre aujourd'hui (photo 1) n'est pas identifiée et le restera probablement… Ce que je peux vous en dire: elle est de la famille Tephritidae qui compte environ 300 espèces dans 55 genres au Canada et aux États-Unis*... Ce sont de petites mouches, seulement quelques millimètres souvent, mais elles sont assez extraordinairement colorées avec des motifs fascinants sur les ailes. Chaque espèce a un motif différent, caractéristique.


Et quel moment agréable quand le petit animal s'est braqué sur ses pattes et a levé la tête pour mieux m'observer! Rien ne vaut ces close encounters. Il ne faut pas bien sûr oublier l'explication alternative : l'insecte ne s'intéresse nullement à moi mais plutôt à cet autre insecte, réfléchi par le verre de l'objectif à quelques centimètres… Décidément les insectes ne comprennent rien au verre...


Comme cette pièce de mon logement est à l'ombre tout l'après-midi et que l'édifice de l'autre côté de la rue est, lui, en plein soleil, les photos ne sont pas très bonnes. Et la vitre est sale… je sais… je vais arranger un peu cela...


Si vous vous rappelez la série de billets de l'été passe, 256 pouces carrés de biodiversité (billet 1, 2, 3, 4), celle que j'inaugure aujourd'hui pourrait s’appeler 810 pouces carrés de biodiversité... la dimension de la vitre...




*allez voir un peu Bug Guide
 

La société d'Entomologie du Canada a maintenant son blog officiel. Allez-y voir et ne MANQUEZ PAS un de ses premiers billets : Cool Insect Viruses de Michel Cusson.