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mercredi 18 novembre 2015

Érable de Freeman




L'hybride de l'Érable argenté (Acer saccharinum, Silver maple) avec l'Érable rouge (Acer rubrum, Red maple) se nomme l'Érable de Freeman (Acer x freemanii). 



L'hybride se fait spontanément dans la nature. Par ailleurs on reproduit commercialement ce croisement puis on sélectionne certains sujets que l'on multiplie à volonté: ce sont des clones et de nombreux clones différents sont disponibles, en voici quelques-uns:

Érable de Freeman 'Autumn Blaze', 'Autumn Fantasy', 'Celebration', 'Firefall', 'Marmo',  'Matador', 'Saturn', 'Sienna Glen', 'Waukesha', etc...

Les deux parents sont variables et leurs petits aussi... une aubaine pour l'industrie... tous sont disponibles en plusieurs clones et cultivars sous de nombreuses formes (couleurs automnales surtout, mais aussi vitesse de croissance, adaptabilité au climat ou au milieu urbain, etc.). L'hybride est assez communément planté et on le confond habituellement avec l'Érable argenté qui est dans certains parcs et trottoirs l'arbre le plus commun. 




À l'origine sur ma rue ce n'était que des Érables argentés, centenaires s'il vous plait. Faisant une véritable magnifique voute verte cathédralesque s'il vous plait.

La plupart sont maintenant mort et remplacés, mais passons...

Je n'ai jamais pris la peine d'identifier les deux érables remplaçants immédiatement devant chez moi... je sais c'est pas très génial... Je crois toutefois qu'il s'agit d'un cultivar d'Érable argenté et d'un Érable de Freeman. C'est à confirmer, quand j'aurais une minute...

Et au pied de l'escalier (les photos ci-haut) je crois que j'ai à faire avec une nichée de jeunes érables hybrides entre les deux cultivars/hybrides/clones/machins plantés il y a peut-être dix ans. Me souviens plus. La gamme des couleurs de la petite famille semble trahir leur origine mélangée... et les pigments rouges sont le propre de... l'Érable rouge... qui a refilé cette couleur à l'Érable de Freeman. 

Une douzaine d'érables hybrides entre ces deux escaliers! C'est toute une forêt! 






samedi 7 septembre 2013

Découvrir la disparition





C'est un petit boisé installé sur une friche clôturée à Westmount près du métro Vendôme. C'est sûrement le seul endroit du genre dans cette ville de gens plus à l'aise qu'ailleurs. Ils ont de beaux parcs avec des arbres plus que centenaires. Et ce petit boisé sauvage...

Je suis passé par ici à quelques reprises mais sans pouvoir y entrer. Aujourd'hui alors que je me rends au parc Westmount, une surprise: c'est ouvert!

Cliquez ici pour une localisation sur une carte Google.



Le sol est encore en bonne partie recouvert d'asphalte et de légères dépressions retiennent un peu d'eau. Cela permet habituellement aux mousses d'y prendre pied. Mais cella-là est un peu haute pour de la mousse...



 ...ce n'est pas de la mousse ...c'est du pourpier (Portulaca oleracea, Common Purslane). Je ne me souviens pas d'en avoir vu de cette curieuse forme, courte et en colonie étendue imitant les mousses. C'est plutôt une plante de milieux secs et sablonneux. Elle pousse très bien sur les trottoirs par exemple. Les feuilles sont juteuses et charnues à la façon des plantes grasses. Le plante supporte ainsi la chaleur et la sécheresse sans problème.



Il faut croire que la dépression est parfaitement ajustée aux besoins de la plante. Ou, pour dire autrement, la plante trouve ici assez de ce qu'elle a besoin pour y survivre! Si la dépression était quelques millimètres plus profonde elle garderait trop d'eau pour notre pourpier qui nécessite un milieu sec. Mais comme il n'y a pas de sol à proprement parler la plante souffre de ce manque et ne peut se développer plus. Elle adopte cette forme courte et déprimée... un équilibre précaire!

Je me rends compte que j'ai souvent parlé de cette plante, voyez ces billets et constatez les formes plus habituelles du pourpier:

Ici, ici, ici, ici et encore ici, ou finalement, je crois, ici.



Un peu plus loin une autre dépression et une autre colonie de pourpier, traversée par les deux vignes soeurs des friches: en haut la Vigne des rivages (Vitis riparia, River Bank Grape) et en bas la Vigne vierge à cinq folioles (Parthenocissus quinquefolia, Virginia creeper). Ces grimpantes (qui rampent ici) ont des intentions de verdissement...



Vue de cet habitat asphalté d'une friche, où le pourpier dispute l'espace aux mousses. Vous voyez le petit drapeau orange tout au fond?



Je ne croise pas souvent des mûriers sauvages. Je n'ai pas fini l'examen des spécimens que j'ai pris alors je ne prononce pas: il s'agit du Mûrier blanc (Morus alba, White mulberry, très probablement) ou du Mûrier noir (Morus nigra, Black mulberry) beaucoup moins probable...



Une vue d'ensemble de la friche et des bosquets qui l'entourent. Derrière, à droite, pour vous situer, on voit le nouvel Super-Hôpital McGill. 

Vous voyez les traits de peintures orangées au sol?

Outre le mûrier on y trouve des Érables ginnala (Acer ginnala, Amur Maple), Érables à Giguère (Acer negundo, Manitoba maple), Peupliers deltoïde (Populus deltoides, Eastern cottonwood) des Ormes de Sibérie (Ulmus pumila, Siberian Elm) et des Ormes d'Amérique (Ulmus americana, American elm).



C'était la première fois que je pouvais explorer un peu cette friche. Au centre vous voyez (enfin... justement, vous ne la voyez pas!) la porte de la clôture ouverte pour la première fois. Il semble que le lieu soit enfin ouvert pour mieux être fermé. Les drapeaux orangés signalent des intentions de développement. 

C'est la fin de ce boisé.


samedi 10 août 2013

La chênaie du Plateau Mont Royal!



Partons vers des régions sauvages du Plateau Mont-Royal.


Dring! Un téléphone. "T'as déjà vu ce grand chêne à gros fruits dans la ruelle près de Marie-Anne?".

Je réponds "Euh... non!? Où ça??" C'est à côté de chez moi ce grand arbre. Je ne le connais pas. C'est assez embêtant! Je ne visite jamais cette ruelle... j'ai toujours supposé qu'à part les ordures cette ruelle n'avait rien à offrir. Erreur! 


Un sentier nous donne accès à une drôle de forêt.

Vous conviendrez que comme lieu d'exploration on a vu mieux. Mais allons-y, avançons...



Pop! Que voilà? Le kit Ikea? Non! Derrière la boîte de cartron... C'est un jeune chêne!



Et sur le pare-choc de la bagnolette? Quo? Un autre chêne! On ne voit pas bien sur la photo mais il y a quatre autres jeunes chênes.



Et ce correspondant qui m'a gracieusement invité ici? Monsieur Charles L'Heureux lui-même. Mon ami a trouvé un grand chêne et maintenant on se rend compte qu'il y en a partout. Si le chêne à gros fruits (Quercus macrocarpa, burr oak) est une espèce adaptable et tolérante en milieu urbain (on le plante pas mal en effet) on ne s'attend pas pour autant à trouver une chênaie en pleine ruelle! De chaque côté de l'arbre adulte, sur quelques centaines de mètres, les écureuils (et autres vecteurs) se sont chargés de distribuer les glands... dans les clôtures, sur les petits terrains, dans les stationnements et même dans les craques du béton ou de l'asphalte!

Une chênaie sur le Plateau? Dans une ruelle? C'est assez inattendu!


Vu d'un côté et de l'autre, voici le spécimen. Que fait-il là? Lui-même enraciné tout contre la clôture, a-t-il été planté dans un espace aussi étroit? Ou est-il lui-même un descendant de chênes qui étaient présents ici autrefois? Une hypothèse intéressante. Quoiqu'il en soit les glands de ce chêne ont une valeur toute spéciale: ils portent la génétique d'une adaptabilité à un environnement hautement perturbé. Un écotype urbain!



Un autre semis du chêne, en compagnie d'un arbre plus habituel dans les ruelles: un érable à Giguère (Acer negundo, Manitoba maple).

 

 Voilà un habitant adulte typique des ruelles (érable à Giguère)


En terminant, un peu moins surprenant, voici un micocoulier occidental. (Celtis occidentalis, hackberry). Il est lui aussi maintenant fréquemment planté sur les trottoirs (tout près d'ici) et les dans les parcs. J'en trouve fréquemment ici et là. Celui-là, ce sont les pigeons qui ont le contrat de distribution. Ils font un bon travail...


Bon weekend!



vendredi 7 juin 2013

Au parc Jeanne-Mance



Érable noir (Acer nigrum, Black maple)


Je suis allé bien souvent au parc Jeanne-Mance pour faire le suivi des douze spécimens d'ormes qu'on y trouve (ici et ici) . J'ai tourné autour aussi, sur la rue Esplanade et les ruelles, ce qui m'a permis de trouver des ormes sauvageons intéressants. C'est ainsi que j'ai observé que l'Orme lisse (Ulmus laevis, European white elm) se propage. C'est maintenant une espèce naturalisée.

La rue Esplanade, qui longe le parc, compte aussi quelques surprises: trois ormes (deux Ormes d'Amérique et un Orme lisse, tous des sauvageons) mais ce n'est pas tout.

On trouve aussi, c'est assez étonnant vu la rareté, un grand Érable noir (Acer nigrum, Black maple) qui avait échappé à mon attention entièrement portée sur les ormes. Je me disais, le regardant à peine du coin de l'oeil, que c'était un Érable de Norvège. Pas du tout! Ces deux arbres ont le feuillage vert fonçé, si on les regarde rapidement on peut les confondre. L'individu ci-haut fait quand même un peu plus qu'une vingtaine de mètres.


Ces deux spécimens d'Érable à Giguère ci-haut (Acer negundo, Manitoba maple) sont aussi des spécimens intéressants. On peut affirmer que cet arbre n'est jamais planté et son nom si familier me laisse toujours penser qu'un coup installé, il est amicalement toléré. C'est un sauvageon compagnon des maisons et des humains. Le premier (à gauche) atteint quand même une taille assez remarquable! Un ami de longue date sans doute… Celui à droite se colle, amicalement, sur un Marronnier d'Inde (Aesculus hippocastanum, Horse chestnut).



Il y a aussi cet arbre, un Peuplier baumier (Populus balsamifera, Balsam poplar). Outre que je découvre des feuilles différentes à l'automne et au printemps il a de plus un port assez singulier: quand même, un Peuplier baumier pleureur? 

Même dans l'ordinaire et le familier, un second regard apporte toujours de la nouveauté. Vous connaissez la chanson. Le parc Jeanne-Mance et ses environs sont bien plus riches que je le soupçonnais.


jeudi 16 mai 2013

Dans une blessure de la pierre




 Photo: Réal Duval
 
Le mont Royal n'est plus ce qu'il était, ni ce qu'il pourrait être. En plein coeur d'une métropole nord-américaine, il n'a pas toujours eu l'attention qu'il méritait. Il n'a pas reçu ni les soins nécessaires ni le plus élémentaire respect. Imaginez un peu: couper une montagne en deux pour faire un grand et rapide boulevard à bagnoles! Certains visionnaires souffraient d'une sérieuse myopie…

Quoiqu'il en soit, bien des lieux de notre montagne nous réservent encore des surprises et des occasions de témoigner de la nature.

Réal Duval m'a envoyé ces photos d'Érables à épis (Acer spicatum, Mountain maple) qui se sont établis dans une pierre fendue.


  Photo: Réal Duval

Des samares bien minces ont trouvé une faille qui n'est qu'un fil saltimbanque...

Le plus intéressant c'est que Réal m'envoie ces photos accompagnées du texte de Marie-Victorin: La Vie du Pin, publié en 1934.


"Écoutez! Sur le flanc de la Laurentide sauvage, fortement raciné dans une blessure de la pierre…"

 
Puis Marie-Victorin nous raconte l'histoire naturelle de dix jeunes pins sur une corniche de granite. Ça de passe parmi l'ancolie écarlate, les saxifrages et au travers un tapis de lichen, sans oublier "la famille menue des souris des bois aux yeux doux".


Allez y lire le texte au complet: La Vie du Pin


Merci Réal!


lundi 6 mai 2013

Nuage jaune






L'Érable de Norvège illumine l'ombre (et menace un peu cette bagnole).


dimanche 5 mai 2013

Érable à Giguère: Phénix!




Une section de tronc d'Érable à Giguère trouvée dans une ruelle. L'arbre renaît!



L'arbre est pré-adapté à tous les assauts.



Il maîtrise l'art du camouflage à l'envers: il verdit tout l'environnement!



Et, deux ou trois semaines plus tard, il est grand comme la maison.




vendredi 3 mai 2013

Périls jaunes





À tous les printemps, c'est la même chose, la moutarde nous monte au nez. À cause des pissenlits sans-gêne. Et jaunes!





À cause aussi des Érables de la lointaine Norvège.





Jaunes. Qui n'ont même pas de parfum. Quelle misère!





 Et ça sur nos bagnoles. C'est quoi? Du bordel de pollen de frêne! Jaune!





Encore du jaune. Qui vole et qui cherche du jaune sur ce saule indigène. Faudrait bien que ça cesse!


Bien, justement, ça risque de cesser...


On confond assez ordinairement agriculture urbaine et biodiversité urbaine. Votre jardin peut être un désert biologique même s'il est bio! Ou sur un toit. On confond aussi souvent abeille (à miel) et les 300 espèces d'abeilles sauvages (indigènes) que l'on trouve dans la région. Si vous plantez des tomates, plantez aussi des saules. Vos pollinisateurs (les bourdons...) seront en meilleure santé, vous aurez de belles tomates...


Lisez cet article sur le déclin des abeilles du genre Bombus (les bourdons):







lundi 29 avril 2013

Érable négondo, Acer negundo, Manitoba maple






Sans pétales, ni sépales, les fleurs du garçon de l'Érable à Giguère* sont partout déployées dans le quartier. L'espèce Acer negundo est dioïque: il y a des arbres garçons et des arbres filles.

Comme s'est souvent le cas chez les arbres dioïques, la floraison des uns et des autres ne coïncide pas tout à fait. Question de favoriser un bon brassage génétique, les mâles d'un peu plus loin ou dans un micro-climat sensiblement différent fleurissent un peu plus tôt ou plus tard.




Vous le voyez facilement sur ces photos: le long pédoncule grêle et velu des fleurs mâles est fait pour être agité par le moindre vent. Techniquement l'anthèse (la "floraison") c'est quand les anthères s'entrouvrent, libérant le pollen qui est mûr. Quelques anthères sont justement ouvertes sur la photo. C'est ce qu'indique la flèche.


Le vent agitera tout ça et les grains de pollen seront portés à gauche à droite, en haut et en bas, de tout bord tout côté, loin des soeurs toutes près. La consanguinité n'est pas interdite mais elle n'est pas favorisée.


Giguère prend l'air! 



*L'arbre est connu sous de nombreux noms, il y a aussi: Érable à feuilles composées




dimanche 28 avril 2013

Érable de Norvège, Acer platanoides, Norway maple






À coup sûr, dans la catégorie "bourgeons" c'est un gagnant. Regardez-moi ce végétal velu et à l'allure animale. L'érable de Norvège est massivement présent à Montréal et dans des nombreuses villes Nord-Américaines. 


Sa tolérance au milieu urbain lui a donné une place de choix. On l'a aussi planté dans des endroits où on souhaite l'extirper maintenant. Je pense au mont Royal.





C'est un autre érable mal-aimé, jugé indésirable parce qu'exotique (oui), envahisseur (oui) et qui a tendance à exclure toute autre espèce sous son ombre dense (vrai).





L'horticulture entre en conflit avec l'écologie et la préservation de la biodiversité... La chose était pourtant si prévisible! Un érable du nord de l'Europe introduit dans un pays... d'érable. Sur le mont Royal il déplace sans difficulté notre arbre-emblème, l'Érable à sucre. C'est mal foutu!





Le spécimen dans les deux dernières photos commence à fleurir. Ce sera une grande décoration de taches jaunes partout au-dessus des trottoirs.


Les érables font des samares, des tonnes de samares. L'Érable de Norvège se resèmera. C'est déjà le cas dans ce groupe près de chez moi: des semis se trouvent au pied des grands. Et maintenant, avec le réchauffement climatique, on essaie, on introduit d'autres espèces. Alors c'est au tour de l'Érable champêtre (Acer campestre, Field maple).


Il se resèmera...




jeudi 18 avril 2013

La Forêt D'Angrignon




Il y a encore de la glace sur l'étang.

Nous sommes allé aux arbres au parc Angrignon mercredi. Ce lieu, assez inattendu à vrai dire, est une véritable merveille. On dit bêtement "parc Angrignon" et on pense parc La Fontaine… Mais ça n'a rien à voir tant il y avait de la variété ici. Il faudrait bien plutôt dire: la Forêt D'Angrignon. De nombreuses espèces d'arbres et surtout des individus de tous les âges: des moribonds pour les nombreux pics, de vieux costauds, de grands gaillards vigoureux et des plus jeunes, enfin de nombreux semis. C'est une… forêt! De qualité! 



Un petit bayou printanier

Même le cher mont Royal perd des plumes! Bon, la fréquentation des deux parcs n'est pas comparable. Elle est à l'évidence moins élevée à Angrignon. Cela permet une excellente conservation et une régénération en direct des toutes les espèces d'arbres identifiées. Par exemple on trouve de superbes spécimens de Cerisier tardif (Prunus serotina, Black cherry) sur la montagne. Mais je n'y ai jamais vu un seul semis… La fréquentation... l'écrasante fréquentation...



 Probablement le plus grand peuplement de Fagus grandifolia.


Nous avons vu quelques papillons Morio qui semblaient tout fraîchement sortis pour nous emballer! C'est toujours une rencontre chargée d'allégresse printanesque: il y a quand même encore de la neige par endroit! Des papillons qui ont survécu à la dernière saison glacée, un peu abimés, secouant par des battements d'ailes assez lents les derniers noeuds gelés de leur corps. Hep! L'effet sur mes propres os est assez agréable. Je n'ai pas de photo... Un peu chargé de mes sacs et équipements je n'ai pas toujours l'aisance de photographier ces petites brises vernales si colorées.
 



Hêtre à grandes feuilles (Fagus grandifolia).


Et des arbres, qu'en est-il?

Chênes rouge (Quercus rubra, Red oak) et à gros fruits (Quercus macrocarpa, Bur oak), de nombreux Hêtres à grandes feuilles (Fagus grandifolia, American beech) dont de très grands, Ostryers (Ostrya virginiana, Ironwood) de tous âges, Cornouillers (Cornus spp.) de deux espèces, Érables à sucre (Acer saccharum, Sugar maple) et peut-être aussi l'Érable noir (Acer nigrum, Black maple), Érable rouge (Acer rubrum, Red maple) Érable argenté (Acer saccharinum, Silver maple), de beaux Noyers cendrés (Juglans cinerea, Butternut), Caryers cordiformes (Carya cordiformis, Bitternut hickory) et, curieusement, un seul Caryer ovale (Carya ovata, Shagbark hickory) etc, etc.

Ostryers (Ostrya virginiana, Ironwood)


Et des ormes: d'Amérique, rouge et peut-être un autre… Comme ces arbres fleuriront bientôt ils nous donneront des samares on en aura le coeur net.

Cerisiers tardifs, Peuplier deltoïdes, Frênes douteux (le rouge et???) de bonne taille, Charme de Caroline, et toutes sortes d'arbustes de la famille des Rosacées. 


Ouf!

Quel est le nom de cet arbuste?


Rien n'est plus agréable que d'arriver devant un petit arbuste qu'on ne connaît pas, en fleur! Nous nous sommes cassé la tête à essayer de lui donner un nom, rien à faire!

De pareils bourgeons très poilus et des fleurs qui émergent à l'instant (littéralement…), quelle chance! On peut connaître de nom d'une plante et avoir vu cent fois un dessin au trait dans la Flore Laurentienne, la voir en vrai ici, aujourd'hui, quelle veine. Je l'ai identifié dès mon retour à la maison. C'était la première fois que je voyais cette espèce. On me dira de sortir plus souvent... Enfin... à ma décharge je sors assez souvent mais sur l'île de Montréal! Et ce mystérieux sujet y est assurément rare!


Faites un effort et dites-moi son nom.



Carouge à épaulettes (Agelaius phoeniceus, Red-winged Blackbird)


Notre visite de cette Forêt d'Angrignon? On a aimé? Le bonheur total! Une seule journée de printemps ensoleillée parmi la grisaille et le demi-froid qui l'entoure. Il fait gris encore ce matin. Une seule journée et nos amis les divers printemps sortent nous accueillir. Un rendez-vous réussi! Charles nous avait apporté une tisane d'épinette (c'était mon souhait justement) et il y a ajouté du tilleul. J'avais fait un gâteau carotte-coco-noix-de-grenoble.


Tout ça nous a bien réussi.


La Forêt d'Angrignon. Bel après-midi vous croyez?



vendredi 12 avril 2013

Neige argentée





Les grappes de fleurs sont couvertes de neige.  



Depuis quelques jours les Érables argentés (Acer saccharinum) sont en fleur à Montréal. C'est dans l'ordre des choses, l'arbre fleurit tôt. C'est peut-être moins dans l'ordre des choses, il neige ce matin! Si!


Je note aussi que l'Orme d'Amérique (Ulmus americana) a tout juste commencé à fleurir.


Bon je retourne photographier mes spécimens... bien au chaud!