samedi 4 février 2012

Fraises en février






La saison des fraises locales s'étend des deux côtés : on a maintenant des fraises tard en automne puis au mois de mai l'année dernière arrivait des fraises produites en serre par Olivier Leblanc près de Sainte-Marthe. Mais jeudi j'ai goûté à des fraises de Montréal en février. Aux frais(es) de la princesse.





J'ai traversé la grise gadoue du boulevard l'Acadie et je suis allé visiter les  Fermes Lufa pour un article à publier dans la revue Plaisirs de Vivre. La production en serre se développe un peu partout mais dans le cas de Lufa, c'est en ville. Un modèle d'agriculture urbaine à étudier.






Comme je préparais justement un billet pour ici sur Flora Urbana puis un autre chez Huffington Post… on verra comment tout cela sera répartit un peu plus tard, je dois maintenant goûter aux tomates...


S'il était difficile d'imaginer il y a pas longtemps des fraises en janvier*, celles de févriers, ben… je les aurai goûté!



*Evelyne De la Chenelière (comme une fraise, justement...oups!) a écrit une pièce de théâtre intitulée Les Fraises en Janvier sur l'improbable de l'amour. Je n'ai pu la rejoindre et je ne sais pas si elle ré-écrira sa pièce à la lumière des développements récents.



Je suis aussi allé au Nunavut à l'invitation de Ken Jennings. Pour aller visiter l'île Victoria (au frais de Google Maps). Cette île c'est...




 ... une île ...




... sur un lac …




 ... sur une île …




 ... sur un lac …




... sur une île ...






... loin au nord ...






... du Nord ...





... du Nanavut ...





... où les fraises ...






... ne poussent pas encore!




vendredi 3 février 2012

Les genres et les orchidées



Un mâle euglosse approche Catasetum viridiflavum, Panama. Photo : Christian Ziegler



Pourquoi ne dit-on pas "père-nature"? Ou je sais pas moi, "genre-neutre-parent-nature"? L'adoption universelle (???) de l'expression "mère-nature" sous-entend et nous force à chercher un "père-quelque-chose" invisible. Si l'une est nourricière, l'autre est quoi au juste? La première expression est peut-être en opposition avec l'idée de "père-culture"? 



Les mâles des abeilles euglossines sont certainement très cultivés. Ils font dans la parfumerie générale (et hyper-spécialisée…) en récoltant des huiles volatiles qui sentent bons (même à notre nez). Où se procurent-ils donc ces fragrances? Sur les fleurs extraordinaires (absolument!) des orchidées des sous-tribus des Catasetinées et des Stanhopeinées. Que font-ils de ces essences rarrissimes? Ils signalent aux femelles toute la valeur de leur gènes. Ce faisant la pollinisation de ces orchidées est assurée…




Coryanthes panamensis. Panama. Photo : Christian Ziegler


La séduction des orchidées agit d'abord sur ces mâles qui s'en serviront pour séduire les femelles et tout cela séduit les humains. Disons pour le moins que pour leur survie les orchidées ont trouvé un maillage complexe du vivant. Si vous avez des inclinaisons morales vous me direz qui abuse de qui dans cette histoire multi-dimensionnelle!


Les orchidées comptent 25,000 genres différents. Au moins... c'est clairement abusif!



Ces photos sont de Christian Ziegler qui a publié ce livre :

Deceptive Beauties, The World of Wild Orchids, University of Chicago Press


Voyez un diaporama : Deceptive Beauties


mercredi 1 février 2012

Lagomorphophilie




Photo : Roman Fiser



Fuis mon lapin, fuis! Les ailes de Cupidon t'amène la mour...

Voyez cette belle page de photographies : 14 gros oiseaux