jeudi 13 août 2009

Mea culpa...

pas d’âne sans âneries...


Suite à l’interview à Pourquoi pas dimanche à Radio-Canada la semaine passée je m’attendais à un pluie de courriels... mais rien... Les fréquentations du blogue sont excellente par contre... Je reçois maintenant coup sur coup deux courriels de gens déçus de n’avoir pas eu de réponse de ma part !

Un problème de pourriels m’avait fait installer un filtre un peu trop radical et m’a privé de vos messages... je m’en excuse platement... je ne peux les récupérer. J’aimerais vous entendre et vous lire... si vous en avez la patience, écrivez-moi à nouveau !

C’est à votre tour de m’écrire! Le problème est réglé maintenant...

Mille excuses!

Puisque je suis sur le sujet de la gestion de blogue, connaissez-vous l'abonnement au fil RSS? Je vous le recommande vivement! Je suis moi-même abonné de cette façon aux blogues que je suis. Je reçois dans ma boîte de courrier un message avec le titre d'un nouvel article publié par un blogueur. Je n'ai pas besoin d'aller voir ces blogues s'il y a quelque chose de nouveau, c'est la nouvelle qui vient à moi!

Mon fureteur est Firefox sur un Imac et l'abonnement se fait en deux clics...




mercredi 12 août 2009

Les faucons et les niaiseries d’une mairie




Le jour se lève...



Tôt ce matin je suis allé faire une série de clichés au Champ des Possibles. J’ai besoin d’une introduction pour un diaporama lors des Journées de la Culture en septembre. Je me disais que de montrer le Champs des Possibles dans la lumière changeante du lever du jour ferait très bien l’affaire.




Presses-toi pour le nectar...



Caméra sur trépied, vue en légère contre-plongée sur Nicolas, le grand peuplier. Une photo toutes les 150 secondes. Les employés des shops du coin traversent le champs. Un cri d’oiseau me fait lever la tête: mais c’est un faucon pèlerin! Puis sur la corniche de l’immeuble un deuxième faucon qui s’envole en plongeant et contournant le coin de l’immeuble, portant un bout de plante ou de tissu et qui essaie de se poser sur un bord de fenêtre... trop étroit!


Les oiseaux se rassemblent et partent chercher ailleurs. Je devrai vérifier ce comportement. Étaient-ils occupés à se chercher un endroit où nicher?


Un truck de la ville avec une remorque portant un petit tracteur-tondeur et une équipe passe sur Henri-Julien... Puis ce sont les cloches du Carmel vers 7:50 h. Hum....quelques minutes plus tard le camion repasse... re-hum... Puis un autre camion rouge avec un seul passager, un boss j’imagine...


Le même matin j’aurais vu un couple de faucons et une troupe de vautours... Puis les doux bruits des weed-eaters et du tracteur étouffent le chant des grillons et de la cigale qui s’était levé bien tôt ce matin...




Autrefois le CP était propriétaire...


Le doux ronron de la sécurisation d’un terrain vague! À moins que ce soit sous le prétexte de la lutte contre l’herbe à poux que l’arrondissement se met ainsi en besogne: une affirmation d’autorité toute en sensibilité...Croyez-vous que l’arrondissement ne soit pas au courant du regard attentionné de nombreux citoyens sur cet endroit sauvage?



Maintenant c’est la ville...


À 8:30h j’ai fini mes photos et je dois maintenant documenter le souci de l’administration pour les résidents, ce champs et sa biodiversité... Les employés se signalent mon arrivée... Quoi? C’était prévu? L’arrondissement savait donc qu’il risquait d’y avoir quelqu’un “d’intéressé”. Ça aurait pu être la chère Emily... Eh bien! non! C’était moi-même en personne! L’inspecteur général des mauvaises herbes... En bon garçon je photographie l’équipe du tonnerre. J’avais déjà photographié le contracteur du CP qui faisait le même boulot... autrefois...



Anthropochorie volontaire...



Voilà comment nos représentants et administrateurs signalent qu’ils sont propriétaires des lieux maintenant... Et être propriétaires signifie passer la tondeuse sur les aspirations des citoyens...

J’avais remarqué trois nouveaux jeunes noyers noirs du bon format pour la tondeuse... zap! C'est Bronwyn qui sera contente... Je suis allé chercher des graines du cynoglosse officinale. On n’est jamais assez prudent quand on est administré...si sensiblement...


Je crois que les faucons avaient compris plus vite que moi... zap! Ils sont partis...


Dormez tranquilles citoyens... l’endroit est sécurisé...





mardi 11 août 2009

Le Fox Trot: un biocorridor urbain



 Euréka!

Le Fox Trot c’est le nom que je donne à un projet que j’élabore patiemment. Je suis un grand amateur des voies ferrées et de la flore particulière qu’on y trouve. Les plantes utilisent ces chemins pour aller voir ailleurs si le soleil est bon. Le chemin de fer est donc un vecteur d’introduction des plantes et est de plus lui-même un habitat convenant à de nombreuses espèces que l’on ne trouve que rarement ou jamais ailleurs.



 la “station” de la verveine prostrée, elle semble disparue... mais les graines?


Lors de ma rencontre d’un renard dans un terrain vague près de la station de métro Frontenac, j’ai cliqué. Ce beau terrain vague à l’écart et peu fréquenté donne sur la voie du CP. Et, tout le long des voies ferrées, avec la désindustrialisation, un chapelet de terrains vagues a été créé. C’est un évident Euréka! Pardonnez mon simple plaisir: le renard, comme les plantes, utilise les voies ferrées pour se déplacer en milieu urbain...

Je me demande combien d’espèces utilisent à notre insu ces voies qui mettent en réseau tous ces terrains sauvages? Les espèces végétales, je connais assez bien...j’y ai vu quelques petits mammifères, bien des oiseaux et des insectes...


Les voies ferrées sont donc des biocorridors!


 une section de voie ferrée avec écran végétal de chaque côté


Voici donc un premier jet de mon projet:

Pour la conversion des voies ferrées en biocorridor il s’agit assez simplement de laisser se végétaliser les côtés des voies ferrées. D’assez nombreux arbres s’y installent déjà spontanément, certains sont tolérés (ils semblent faire le bon écran au bon endroit), d’autres sont coupés sans raison apparente...

Notre rôle serait d’assister et améliorer le processus spontané de végétalisation. Quelques plantations judicieuses d’arbres fruitiers (amélanchier) ou autres espèces seraient avantageuses. Il faut savoir qu’en certaines sections la végétation s’est installée en strates assez efficaces, arbres, arbustes, plantes grimpantes et strates herbacées... un bon design...



 une belle occasion perdue... coupe d’arbres par le CP


Les compagnies ferroviaires auraient, semble-t-il, un avantage à conserver cette végétation qui ne gêne pas la sécurité et rend des services importants. Les locomotives diésel-électrique sont une source de pollution qui n’est pas à négliger. Autant les suies produites par la combustion d’hydrocarbures que le CO2 (dioxyde de carbone) et le NOx (oxyde d’azote) pourraient en bonne partie être filtrés ou absorbés par ces écrans verts continus.

Luttes contre les gaz à effet de serre, réduction du smog, régulation de la température...

La biodiversité urbaine gagnerait une connexion entre beaucoup de parcelles discontinues de toutes sortes d’habitats. Nous gagnerions en régulation de la qualité de l’air, les compagnies de chemin de fer auront une bonne image découlant d’une action positive de rémédiation de l’environnement et de favorisation de la biodiversité.

Merci le renard!