samedi 12 novembre 2011

Bocage urbain 2




Saint-Laurent. Photo satellite 2004, prise par un certain Mr. Google...


Je vous montre deux photos aériennes : la première date de 2004 et la deuxième de 2008. Sur celle ci-haut je vous indique en a une haie qui sera préservée malgré la disparition du milieu agricole.

C'est un nouveau quartier qui se construit dans l'arrondissement Saint-Laurent à Montréal. Les terres agricoles font place à des rues et des maisons. Font la place littéralement : elles imposent le tracé des rues qui reprend en bonne partie celui des parcelles autrefois cultivées.




Même endroit. Photo satellite 2008, prise par mon assistant Mr. Google...


J'ai une photo plus récente (2010) mais comme c'est une photo prise l'hiver la verdure n'est pas très visible. Il est intéressant d'observer ce qui est conservé des haies et boisés (ou même certains arbres individuels) de la grille rurale. Dans quarante ou quatre-vingt ans quand un curieux s'interrogera sur la présence de ces grands érables ou vieux chênes il n'aura qu'à lire ce blog…


a : la haie est toujours en place.
b : un petit boisé et quelques arbres individuels sont intégrés dans l'aménagement.
c et d : restes de boisés encore sur pied

p1 et p2 : voyez les deux photos qui suivent.



Cette photo (p1) montre exactement le bout de la haie pointé sur la flèche dans la photo de 2008. C'est le champ cultivé que je vous montrais dans le billet précédent.



Cette dernière photo (p2) nous montre un milieu humide (des canards y nageaient quand j'ai fait le cliché) peut-être aménagé à partir d'une carrière. Je n'ai pas eu encore l'occasion de me renseigner là-dessus. 


Pour les arbres toutefois nous connaissons maintenant leur histoire.





jeudi 10 novembre 2011

Le bocage urbain




Allons voir ça de plus près.

En sortant du boisé Marcel-Laurin (billet du 5 novembre ici) je me suis dirigé vers cet endroit derrière les pylônes électriques. Localisées par mes services de cartographie satellite (Google Maps...) on y trouve des haies de l'époque agricole. Sur l'image satellite il était évident qu'il s'agissait d'une terre agricole. Mais je n'aurais pas juré qu'elle soit toujours en production!


Fermant ce champ : une haie.

La présence de milieux naturels, d'habitats de la biodiversité en ville occupe beaucoup mes réflexions. Si vous êtes lecteur régulier de ce blog ce n'est pas une nouvelle! Depuis quelques temps j'examine l'hybridation du rural et de l'urbain. La division des parcelles agricoles en Nouvelle-France a produit une trame (très...) longiligne perpendiculaire aux cours d'eau.



Il arrive que l'on préserve ces haies.

Cette caractéristique a ensuite déterminé l'aménagement urbain. La grille en bonne partie orthogonale des rues de Montréal reprend ainsi l'ancienne grille rurale. En soi cela va de soi… ce qui retient plus fortement l'attention, en ce qui regarde la biodiversité, c'est un effet en bonne partie inattendu : les haies rurales ont survécu.



Nos nouveaux quartiers sont des blocs de condos sur pelouse… Les parcs sont du même style. Style tondeuse.


Ces lignes d'arbres le long des fossés ou des chemins séparaient aussi les parcelles. La trame verte des haies est encore perceptible en de nombreux endroits. C'est un véritable bocage bien que l'expression ne soit pas très courante de ce côté de l'Atlantique. Que trouve-t-on dans ces haies? Un patrimoine génétique de grande valeur. Tout comme à Meadowbrook l'âge de certains arbres et arbustes y atteint le siècle ou plus. Les arbustes fruitiers de ces haies remontent aussi très loin : les oiseaux se sont assurés de propager les graines de haie en haie… jusqu'à aujourd'hui. Si l'on cherche des écotypes authentiques de l'archipel d'Hochelaga… C'est ici!



Fruits défendus : ceux du nerprun cathartique…


La connectivité externe qu'est une trame verte et bleue autour de Montréal ne doit pas faire oublier la nécessité d'une connectivité interne* : la perméabilité du milieu urbain est déjà un fait, peut-être discret et embryonnaire ou sous le radar mais un fait quand même! Il s'agit de conserver les haies et d'en copier la forme (qui est déjà intégrée en de nombreux endroits faut-il souligner...) L'amplification du potentiel écologique de cette forme d'aménagement peut même utiliser des espaces sans grande valeur...



Fruits de sorbier bien mûrs.


Conserver et enrichir les boisés vestigiels (comme au boisé Marcel-Laurin) c'est bien. S'assurer de leur connectivité par des haies urbaines c'est mieux… C'est cette connectivité des différents boisés qui reçoit mon attention ces temps-ci : je rédige un petit ouvrage qui portera sur le sujet. Le titre? 


"Le bocage urbain/The Urban Hedgerow". 



Comme il s'agit d'auto-édition je pourrais même le publier en latin… La date de parution? Hum… À Noël?



Viburnum trilobum (Viorne trilobée ou Pimbina, Cranberry-tree).


Un tout petit truc, vous voyez? Questions de partager le fruit de mes réflexions. Mes propositions seront ainsi en "vrai". Ou presque!




*C'est essentiellement le propos de ma courte présentation aux audiences publiques du PMAD le mois dernier.


mardi 8 novembre 2011

Novembre caduc





Phellodendron amurense, Arbre-liège de Chine, Amur corktree.



Photographe mis en planche.



Très grand peuplier, très grand.




Des Ormeaux.




Vue sur l'Immaculée-Conception...




Quelques photos en traversant le parc Lafontaine...