mardi 23 novembre 2010

Encore Meadowbrook

Le segment plus dense et écologiquement fonctionnel de la haie

Encore un mot sur cette haie que l’on trouve au milieu du terrain à Meadowbrook. Je ne connais pas les nécessités sportives (enfin... si le golf est un sport...) ou les goûts paysagers qui sont déterminants ici. Mais il est certain que le fossé et sa haie connaissent un entretien afin de limiter la végétation. Une section est nettement plus dense toutefois. Elle est surtout plus diversifiée en nombre d’espèces d’arbres, d’arbustes et de grimpantes: autant de ressources pour l’avifaune, les petits mammifères et les insectes. En même temps, évidemment, sa morphologie (hauteur, largeur, densité du branchage, etc.) est exactement ce qui est le plus intéressant écologiquement. Une pareille haie est un micro-habitat convenant à  de nombreuses espèces, chacune ayant bien souvent des... micro-habitudes!



 Le vallon du tributaire avec ses aubépines.

Favoriser la biodiversité urbaine par des aménagements est affaire de subtilité et d’échelle. Viser le grand effet, par de grandes allées ou perspectives avec de grands arbres, à notre échelle, quoi, ne peut plus être la norme. Cette façon de penser conduit aux grands parcs urbains qui ne manquent pourtant pas: des arbres sur pelouse. Ces aménagements ne sont pas très loin d’un terrain de golf... avec une biodiversité concomitante!

J’ai passé une bonne partie de l’été à chercher ces vestiges du passé campagnard sur l’île de Montréal. Pourquoi? Je cherchais la forme d’aménagement la plus appropriée pour le Champ des Possibles. Et ces haies hochelaguiennes me semblent toutes indiquées: elles se forment à peu près toutes seules (nous sommes quand même en milieu anthropique) dans les marges des parcelles, le long des terres agricoles ou des chemins. Les espèces qui les composent sont des espèces adaptées au milieu anthropique que ce soit la campagne ou un terrain vague en milieu urbain.



 Le ruisseau Saint-Pierre disparaît ici dans la canalisation sous la voie ferrée.

Si on réussit à sauvegarder du développement cet espace, pour le Meadowbrook on entrevoit son éventuelle transformation par une naturalisation. J’espère pouvoir revenir sur cette question une autre fois. Pour l’instant je me contenterai de souhaiter que l’on s’arrête à la réalité historico-écologique de ces habitats privilégiés du milieu urbain: les haies avec aubépines. Visons le meilleur écotone avec les meilleures espèces et, si possible!, les meilleurs écotypes!




Le billet sur Meadowbrook de la semaine dernière (voyez plus bas) était incomplet (mes billets sont toujours incomplets...) et j’ajoute aujourd’hui cette carte montrant avec plus de précision l’emplacement des différentes vues sur le paysage ou sur certains arbres.

Vous trouverez aussi une carte Google afin de bien situer cet espace vert au destin est incertain sur l’île de Montréal. Cliquez ici.

J’aurais de plus bien aimé publier une liste plus complète des végétaux qu’on y trouve mais mes questions à ce sujet ne reçoivent pas de réponses. Là-dessus aussi j'espère bien y revenir.


1 commentaire:

  1. So, so , solidatité !!!

    Beau billet Roger .

    Ce vestige de l'époque agricole sur l'île de Montréal pourrait être valorisé dans l'aménagement d'un espace vert .

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