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samedi 16 juillet 2011

Nouvelles espèces au CDP : l'éristale tenace et autres



L'éristale tenace sur la valériane officinale, la femelle à gauche et la mâle à droite. On les distingue par la dimension des yeux. Les yeux du mâle se touchent au sommet.


Les valérianes sont en fleur au Champ des Possibles. Et il y en a beaucoup et de grandes! Arrivé au champ avant-hier, deux insectes s'y trouvaient aussi en nombre : d'abord une bonne quarantaine d'hespéries des graminées (Thymelicus lineola, ci-bas) qui volaient en virevoltant en couple. La belle saison à l'évidence.






Pas aussi nombreuses mais très remarquables il y avait aussi des éristales tenaces (Eristalis tenax, la photo tout en haut), une mouche qui imite l'abeille à miel. C'est ma chance, la famille (les Syrphidées) à laquelle appartiennent ces mouches est facile à reconnaître. Elles imitent toutes des guêpes ou des abeilles et bénéficient ainsi d'une certaine protection. Mais l'éristale tenace ne se contente pas d'imiter l'apparence de l'abeille domestique. Si vous la dérangez elle prend un vol d'avertissement et vous tourne autour de la tête. Elle imite donc en plus le comportement de l'abeille. Mais elle ne pique pas...


Pour en savoir plus (mais attention aux âmes fragiles…) voyez cette excellente page de André Lequet : Eristalis tenax

En anglais voyez aussi celle-ci : University of Florida




Il y avait deux nouvelles plantes aussi : Hordeum jubatum, orge queue-d'écureuil et Campanula rapunculoides, campanule fausse-raiponce.
Je vous reviendrai dans quelques jours pour la suite de 256 pouces carrés de biodiversité.


Maintenant je dois me préparer au grand événement au Champ des Possibles:






mardi 15 septembre 2009

In Laurentia: more fruits are better!


Nous n’avons pas vu d’ours au Lac à l’Équerre à la base La Raposa, bien qu’ils aient visité les voisins. Mais nous avons été visité par des cerfs de virginie.





Les cerfs de Virginie sont venus à quelques reprises brouter les fleurs et les graines de ces plantes dans le chemin de La Raposa. La mère et sa jeune fille apprécient cette cousine du sarrasin: une Fallopia (cilinodis probablement) autrefois du genre Polygonum.

Encore quelques images des Laurentides, où j’ai pris un bain de temps des moissons. Des croquis laurentien, comme on dit, de plantes colonisant un pâturage abandonné. La plupart de ces plantes se trouvent aussi en milieu urbain, selon une tolérance plus ou moins grande aux différents habitats offerts.





De gauche à droite. Lycopus americanus, lycope d’Amérique, cut-leaved water horehound, avec ses feuilles largement découpées bien reconnaissables et ses fleurs (maintenant des fruits) agglomérées au noeuds de la tige carrée. Lamiacée. Lobelia inflata, lobélie gonflée, indian tobacco. La plus commune des lobélies, les fleurs bien espacées sur la tige, le fruit qui se gonfle (d’où l'épithète “inflata”), les feuilles larges et dentelées le distinguent des autres espèces. Campanulacée. Chamerion angustifolium (l’épilobe, fireweed) dont les graines plumeuses s’échappent des fruits. Un incendie est habituellement nécessaire à leur germination. Onagracée.



 
Achillea millefolium (achillée millefeuille, commom yarrow). Une plante traversant sans difficulté à peu près tous les milieux. En l’absence d’échantillons (feuilles, segments de tige) je ne peux identifier précisément les deux autres plantes appartenant au genre Symphyotrichum (autrefois des Aster). Vous profiterez quand même des photos de ces plantes d’un champs laurentien comme s'il vous appartenait. Il est déjà si loin...