vendredi 4 juin 2010

Vendredi les brèves


La nez dans un magazine, tête liseuse sous une tête fleurie et parfumée.



Pied fleuri de la tête parfumée. Rue Marie-Anne en cherchant le micocoulier.



Devant le monastère des Carmélites: une fosse récemment agrandie. Pied à l’aise!



Iris et quelqu’herbe. D’où le verbe: désherbez. Prends toujours un “z”.



La corruptrice de plate-bande: la vesce velue, trop rare!


mercredi 2 juin 2010

Les beaux yeux bleus de la centaurée


Mes explorations sont récompensées par de belles rencontres: Centaurea cyanus (centaurée bleuet, batchelor’s button, p.110), le bluet ou bleuet des champs comme on la nomme en France. C’est une de ces plantes dites messicoles: une mauvaise herbe des champ de blé. Les changements de pratique en agriculture menacent de la faire disparaître en France. Avec ses beaux yeux bleus pas étonnant que la doctrine des Signatures (encore vivante...) lui prêtent des vertues curatives pour les affections des yeux: on la nomme aussi casse-lunettes. On prête les mêmes vertues avec le même nom commun pour l’euphraise officinale. À Montréal c’est une rare rencontre appréciée des abeilles et des photographes. Le thé Earl Grey parfumé que l’on appelle “crème” est décoré avec ses fleurs. Mon préféré!

Trouvez l’information sur les messicoles chez La Cabane de Tellus



Un petit épilobe, je n’ai pas sous la main les notes (et je dois partir...) permettant de distinguer les nombreuses petites espèces de ce genre: plante velue-glanduleuse, fleurs minuscules... Epilobium glandulosum?




Je cherchais les quelques spécimens que je connais de Calystegia hederacea (liseron pubescent, japanese false bindweed, p.184). Je n’en ai retrouvé aucun et ça m’inquiète: la plante ne se reproduit pas par graine mais par bouture. Sa survie m’a toujours étonné. Mais j’ai trouvé en masse de ces liserons des champs (Convolvulus arvensis, field bindweed, p.185)




C’est Charles L’Heureux qui m’a fait voir ces arbres d’alignement nouveau genre. Entourée d’arbres comme cela, la maison sera éventuellement soulevée et deviendra une maison dans les arbres?


mardi 1 juin 2010

Dans la ruelle





Non je n’ai pas son nom! (mais c’est pas une crevette)


J’ai eu l’occasion de parler à des jeunes de dix ans de quelques aspects de biodiversité urbaine dans une ruelle de Montréal. L’école Louis-Hyppolite Lafontaine (où mon fils Arno est allé) est à côté de chez moi et la ruelle tout près aussi. Je les attendais en prenant quelques clichés... puis au loin... une rumeur, le troupeau approchait!



L’éclatante chélidoine, ses fruits dressés et une perle de son latex orange


De quoi avons-nous parlé? De la chorie des végétaux avec l’exemple de la myrmécochorie de la grande chélidoine et de l’anémochorie du bouleau. La bande brutante était pas mal animée en un curieux mélange d’excès d’excitation (c’est l’été bientôt...) et d’intelligente attention. Que restera-t-il de ces grands mots? Je sais pas.



Combien de temps poussera ce bouleau, avant qu’il ne gêne?


Assez bien renseignés les jeunes! Ils savaient ce qu’était un bouleau (même si on l’a aussi appelé “pommier”), beaucoup connaissaient l’ortie (ça m’a étonné) et le latex rouge de la chélidoine a été un succès. L’immanquable question de la jeune fille: “Est-ce que ça se mange?” La pluie de graines de bouleau a provoqué un court moment un silence et j’avais devant moi tous ces garçons, les yeux grands ouverts, ne sachant comment réagir devant mon petit bombardement sur leurs visages. Ça, ça restera.




Le distributeur automatique de semences, les nucules du bouleau


On devait reprendre cela avec un autre groupe ce matin, mais vu la météo, c’est remis. Plus tard en juin ce sera le tour d’une autre école du quartier. Les ruelles c’est pour les enfants, les petits et les grands! Et pour les crevettes, les bouleaux, la chélidoine, la marguerite, etc! Merci à Jean-Luc Gagné d’avoir pensé à moi pour cette activité.