mardi 12 mai 2009

La falaise Saint-Jacques 5




Une vidéo Flash trouvée sur Alternative Channel. Fabriquée aux Pays-Bas. Curieusement la plupart des espèces représentées (animales seulement, mammifères surtout) ou leurs équivalentes nord-américaines sont des espèces que l’on trouve vraiment en milieu urbain. Le catastrophisme et la culpabilisation environnementaliste sont bien sûr autorisés. Ce semble être le prix d’une “conscience environnementale”. Mais cela semble ici paradoxalement révéler une toute autre façon de voir la réalité.

Dans notre milieu urbain nous n’avons pas de sangliers mais nous avons des oiseaux de proie, des coyottes et des cerfs de Virginie. Je ne mentionne ici que les grandes espèces “sympatiques”. La diversité animale est en fait bien plus grande. Quant à la biodiversité des végétaux ou des insectes...cela n’intéresse personne!

Le choix du milieu représenté (des chantiers, du désordre, du travail d’hommes, etc.) aurait pu être différent. Est-ce une image représentative du milieu urbain? C’est une variation sur le modèle des blanchons ensanglantés sur la blanche neige de la banquise. Il n’y a donc pas de place entre cette vision de fin du monde et l’aveugle célébration du progrès?

Une vidéo d’actualité: on dirait que cela a été tourné à l’échangeur Turcot! Mon projet de réserve de biodiversité urbaine (REBU) de la falaise Saint-Jacques serait appauvri par les nouvelles voies qu’on fera au sol. La colonisation et la circulation des espèces seront limitées. Il aurait fallu que les voies soient gardées aériennes, au-dessus du virtuel lac à la Loutre (voir les lieux d’exploration dans la colonne de droite).

Pour faire une place à la nature, ne faut-il pas d’abord avoir une représentation plus claire de notre place dans la nature? Ou de constater la place qu’occupe déjà la nature dans le mileu urbain? Des esprits tordus affirment que nous sommes de toute façon déjà dans la nature...


1 commentaire:

  1. Roger,

    Thanks for posting this poignant little film. Yes, it does look like the Turcot yards. And you're so right about figuring out our own place in nature -- or, as I like to think: Figuring out how we are to keep living on a living Earth -- as a prerequisite to defining biodiversity in human-dominated habitats. Really, it all comes down to time and space and the pleasure we take in both. Please excuse the leap over several steps in logic but I believe that appreciating time and space is essential to fostering biodiversity.

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