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mercredi 17 mai 2017

Opéra Canopée: publié!


C'est pas trop tôt...





Non, je sais... mais le truc avec faire l'homme-orchestre c'est qu'il y a plusieurs instruments et... un seul instrumentiste!

Mais voilà c'est fait, le petit ouvrage est fait et enfindisponible. Gratuitement. Si vous insistez pour payer quelque chose, voici: partagez cette parution! Ça vaut de l'or, paraît-il...





Si vous avez un ordi, une tablette ou un téléphone Apple vous pouvez le prendre librement dans iBooks:


lien vers iTunes

Ou si vous êtes déjà dans iBooks: cherchez "Roger Latour". Vous trouverez par le fait même mes autres livres. Il y en a qui seraient tentés!

Si vous avez un ordinateur PC ou une tablette Android, j'ai préparé une version PDF de Opéra Canopée. Il s'agit d'un lien vers Drop Box (si vous n'avez pas de compte avec eux, vous pouvez quand même télécharger le document):


Lien vers Drop Box

Attention le document fait tout de même quelques 135 meg...



Je croyais avoir la version en EPUB3 prête en même temps que les autres formats... mais non! J'y travaille!

Et bien sûr, puisque nous sommes tous sur les immédiats-sociaux vous partagerez la nouvelle de la parution avec vos amis? C'est donnant-donnant, non? Merci!

Vous m'en donnerez des nouvelles? Vous pouvez commenter et vous signalez (et me suivre) ici:

Facebook  ou sur Twitter.






vendredi 15 novembre 2013

Al-Googlerithme




J’étais tombé sur une photo stéréoscopique du Moulin Fleming (1827) à Lasalle et cherchant une autre version j’ai utilisé le service bien connu de Google Recherche par image. Le résultat est bien étonnant. Et la méthode pour y arriver est quelquefois assez obscure…



Comme moi vous avez sûrement croisé de nombreux résultats étranges ou cocasses. Il existe évidemment des sites qui font une spécialité de les présenter. Je vous montre le résultat obtenu où la partie « symétrie » de l’algorithme semble avoir été la seule opération possible.



Je montre ce divertissement parce que je n’ai pas eu le temps cette semaine de préparer de billet… J’ai passé le plus clair du temps à mettre en place tous les éléments légaux, contractuels, fiscaux et technologiques nécessaires afin de me lancer dans l’auto-publication…  justement, je dois aller chez le dentiste bientôt, je n’ai plus peur de rien…

 

Personne ne dira que l’auto-publication c’est facile… remplacer tout le travail fait par une maison d’édition demande pas mal de recherche de solutions. Mais tout est là, disponible en version web. Gratuit pour quelques maux de têtes... Il y a encore, dans une certaine mesure, des gardiens du temple (le filtre que constituait l’acceptation d’un projet par un éditeur) qui veillent à l’entrée. Mais le principal gardien, l’étape à franchir, le filtre à traverser, c’est maintenant l’effort de compréhension et d’absorption de toutes les procédures technologiques nécessaires. 



Justement, l’effort, les auteurs connaissent…

Mon premier projet (Le bocage urbain) ne sera pas publié avant les Fêtes… regrettablement. J’ai passé beaucoup de temps à faire autre chose que de le terminer. Il n’en sera que meilleur…



mardi 5 novembre 2013

Un plein rayon dans l'anti-bibliothèque



Projet "Teuscheriana", 2006

Lors d'événements publics, au Champ des Possibles et ailleurs, on me présente comme connaisseur de l’écologie urbaine (ou expert, même si je n'en ai pas cette prétention). Il arrive qu'on me dise spécialiste de la flore urbaine, on fait même l’impair de me dire botaniste (mais pourquoi pas?). Je ne suis pourtant qu'un auteur et essayiste… Et j’utilise en fait par commodité le terme de naturaliste (suivi de "urbain"). Donc, voilà: naturaliste urbain! C’est assez juste et puisqu'avouer qu'on est un artiste vous disqualifie en général pour des sujets plus sérieux...


Projet "Teuscheriana", 2006


Les gens sont étonnés d'apprendre que mon premier livre publié (le Guide la la Flore Urbaine) n’était pas mon premier choix! Non, c'est tout simplement le premier projet qui a été accepté par un éditeur. Je n'ai certainement aucun regret. Le livre s'est bien vendu (pas mal pour le petit marché du Québec) et il se vend encore…

 Projet "Flore du mont Royal", 2006

C’est le hasard qui a fait de moi l'auteur d'un essai sur la flore urbaine. En fait j'avais de nombreux autres projets, assez bien avancés. Je vous ai déjà parlé de ce Guide des Orchidées du Québec. J'avais aussi un projet sur la flore du mont Royal, je vous montre quelques pages aujourd'hui. Enfin il y avait cet autre projet (une simple ébauche cette fois) qui est aussi resté sur les tablettes virtuelles. Il s'agissait d'un album grand format sur les orchidées tropicales avec le titre de Teuscheriana, voulant honorer Henry Teuscher, l’architecte paysager qui a conçu le Jardin Botanique de Montréal, spécialiste méconnu des orchidées justement.


  Projet "Flore du mont Royal", 2006

Si j'ai (ou avais…) quelque expertise que ce soit ce serait du côté des orchidées. J'en ai cultivé des centaines d'espèces (très rarement des hybrides) pendant des décennies. J’ai encore le premier spécimen que je me suis procuré en 1980: Brassavola nodosa. Je lisais aussi avec soif et appétit tout ce qui regardait leur biologie, leur évolution, leur séduction des insectes et des humains, etc. C'est bien l'histoire naturelle des orchidées qui m'intéressait. Pour moi une bonne lecture c'était quelque chose comme Phylogeny and Classification of the Orchid Family de Robert Dressler. Je lisais comme un véritable feuilleton ce qu'écrivait Kenneth M. Cameron sur la biogéographie et la phylogénie moléculaire de la sous-famille Vanilloideae... Les orchidées m'intéressaient un peu...

Le livre aurait été pas mal...

L'anti-bibliothèque de tous les livres inachevés ou non-publiés est immense! Je suis assez fier d'y avoir un plein rayon...





samedi 2 novembre 2013

Mille-Billets



Vue de Montréal par Patten et Canot, 1768.

Confortablement installé dans ma chaloupe, je voyage dans le temps, traversant les paysages de Montréal. Je cherche les signes de naissance de son bocage. Accostons et montons la montagne. Que verrons-nous?
 

 Vue de Montréal depuis le mont Royal, Peachy, 1784.

J’ai trouvé deux vues de Montréal faites par Peachy en 1784, des aquarelles donnant un détail exceptionnel sur la campagne et la ville au loin. On voit le futur boulevard Saint-Laurent... et un bocage à peine centenaire fait de champs cultivés, de boisés et de haies. 

Ces images font partie de ma recherche sur les paysages de Montréal. Oui, mon projet de livre "Le Bocage Urbain" progresse... c'est forcément assez ardu: je suis le recherchiste et l'auteur, le photographe, l'éditeur, le graphiste, l'illustrateur... Vous voyez? 
 

 Vue de Montréal depuis le mont Royal, Walsh, 1811.

Les filières "impression sur demande" sont assez complexes et comme tout se fait aux États-Unis il est assez difficile de contrôler la qualité, faire des essais, négocier (et comprendre...) les contrats, les milles détails techniques et légaux, etc. Je ne parle pas ici des prestataires bien connus comme Blurb ou Lulu. Pour mes projets ce n'est pas ce qu'il faut: les livres deviennent trop chers pour les lecteurs. Un imprimeur à Montréal (Bouquin Plus) offre maintenant le service. Si jamais mes livres trouvent un certain succès j'explorerai cette avenue.

Il semble finalement que ce sera un livre électronique du format iBook. Si la fabrication du fichier semble aisée avec le logiciel iBook Author, mettre tout ça disponible chez Apple implique d'abord de faire des démarches avec le fisc américain... ce qui n'est pas très facile...

Mais c'est fait! (vous entendez mon Yahooo!!!?). Je peux continuer le travail...

Voici une dernière illustration:


Vue du fleuve Saint-Laurent aux Mille-Îles (pas la rivière...). Bartlett, 1842.


Vous dites: "Aux Milles-Îles? Oh, là! C'est pas Montréal ça!"


Je réponds: Non, vous avez bien raison mais je connais pas d'illustration pour dire Mille-Billets...


Bon samedi, je travaille maintenant sur mon bocage...





mercredi 28 août 2013

Haie, bocage, etc.




J'utilise ces termes et je sais bien que ça peut sembler abusif... le mot "haie" n'est que peu utilisé par ici alors que "bocage"... presque jamais. Pour moi ce dernier n'est qu'un terme de géographie ou d'écologie du paysage comme rivière, montagne ou plaine et il peut s'appliquer partout en milieu anthropique. Il n'y a pas de dénomination d'origine contrôlée... genre vin de Champagne, méthode champenoise...

Ainsi la haie est simplement une forme linéaire végétalisée. Elle peut être composée seulement d'herbacées ou structurée avec une stratification complexe (strates herbacée, arbustive, grands arbres). Le bocage est lui une organisation du territoire à une échelle plus grande. Il s'agit du réseau végétal interconnecté (ou interconnectable...) de boisés, bosquets, haies, friches, etc.

On peut donc dire "bocage urbain", en parlant peut-être plus du potentiel... C'est de ce côté que se porte mon regard.

Sur l'illustration ci-haut j'ai superposé (en vert foncé) les haies, boisés, vergers (aujourd'hui disparus) de 1949 et l'état des lieux en 2008 (en vert pâle). J'ai justement visité certaines de ces haies en 2011. Si riches en espèces et si denses! C'est un bocage agricole... au potentiel réalisé.



Ci-haut c'est justement une de ces haies, artistiquement représentée vintage... Afin de mieux faire ressortir sa forme j'ai effacé les haies qui étaient soit perpendiculaire ou à l'arrière-plan. Ça ressemble assez au Champ des Possibles...

Le bocage agricole de l'île Bizard est intéressant: il y a des boisés anciens, des plus jeunes, des friches, des ruisseaux, etc. Et encore de l'agriculture. Malgré cela les haies sont en croissance et en enrichissement. Ailleurs on les rase. Je ne sais pas pourquoi ni comment on les laisse croître et ce n'est pas le propos... Le propos est que les haies sont des formes paysagères écologiquement fonctionnelles, utilisables aussi en milieu urbain afin de connecter les boisés, parcs naturels, friches etc. 

La biodiversité urbaine se trouve dans une mosaïque mal connectée. Y remédier me semble possible... On peut se plaindre de la disparition des habitats ou en fabriquer...

De toutes façons, les haies se fabriquent et s'enrichissent, se complexifient et s'étendent toutes seules en ville. Pour peu qu'on les remarque ou les laisse évoluer un temps... Je n'invente rien en parlant de haie et de bocage urbain... je n'ai fait que trouver un nom fancy pour une réalité écologique déjà devant nous. J'ai des exemples de haies urbaines mais c'est pour cet essai que je compte bien publier fin octobre. Faire une application pour iPad est totalement gratuit ce sera peut-être par ce moyen que je le publierai? Une version PDF serait alors aussi disponible pour ceux qui n'ont pas de iPad. Peut-être qu'une version "livre" (imprimée sur des arbres morts...) sera-t-elle disponible, à travers l'impression sur demande?

On verra! Pour l'instant à part mon travail sur les arbres, j'avance le travail sur ce Bocage Urbain, le titre de cet essai si vous ne le saviez pas.




samedi 8 juin 2013

Aubépine inconnue




Je suis tombé sur ces couvertures de livres et d'une partition musicale, réunies par le mot-clé "aubépine". L'arbre est aussi peu connu que tous ces auteurs!

Je n'ai pas trouvé grand chose sur cet auteur de littérature féminine: Françoise Dorys est un pseudonyme de Gabrielle Paris. Mais je ne sais rien de plus!

Quant à Armand Meunier, outre qu'il composait de la musique militaire et publiait des méthodes au 19e siècle, je n'ai rien trouvé rapidement...



Jean Anglade, né en 1915 et apparemment toujours vivant. Il publie encore chaque année!  Des romans, essais, biographies, etc. ce livre a été publié en 1995. Il n'aime pas qu'on le dise auteur régionaliste.

Daniel-Adrien Rol, né à Bourges en 1951. "Il a vécu six ans dans une forêt du Haut-Berry subsistant de petits riens, exerçant son esprit à vivre avec les arbres entre méditation, solitude et travaux d’écriture."

Autant d'auteurs que je ne lirai pas ou n'entendrai jamais. 



En terminant cette photo prise au Rapide du Cheval Blanc. L'aubépine n'est pas identifiée (pas encore, je vais m'y essayer plus tard…). Mais j'adore cette vue sur un geste intime de l'insecte: s'abreuver d'un nectar dont nous (les humains) ne savons rien.

Au fait, les insectes (encore plus une espèce hyper-sociale comme la fourmi) ont-ils une intimité?


samedi 4 mai 2013

Numéro 900




Amélanchier, peuplier et saule
 

L'air de rien... c'est le 900e billet que je mets en ligne aujourd'hui... En un peu plus de quatre ans*. Merci à vous tous de lire mes bons et moins bons billets. Un grand merci aux commentateurs!

Le printemps est magnifique n'est-ce pas?

Alors je sors tout de suite faire un peu (beaucoup!) de photos, piquer un bout de branche ici, une fleur là. Et un coin de ciel bleu.


* c'était le 3 avril 2009: Incipit Vita Verde

mardi 18 septembre 2012

Bourgeonnement





R&D, projet Stabat Arbor.

 

Afin de bien illustrer les bourgeons des arbres je devrai les dessiner. Après moult tentatives photographiques je ne suis pas satisfait du rendu. Alors je suis occupé à faire des essais graphiques, la pluie me gardant à la maison.


J'ai reçu des nouvelles et je publie demain un autre billet dans le cadre du Festival Flora Urbana. Puis un autre... Puis apparemment deux autres!


Ça bourgeonne...



jeudi 6 septembre 2012

L'Art de ne pas citer



Les textes et photos des invités au Festival Flora Urbana tardent... alors voici un petit divertimento.







Bon, ils se sont mis à quinze ou vingt pour pondre le document "Promenades urbaines, la vision." (dont voici une page ci-haut). Il se fait une grande quantité de ces documents vagues à souhait, ne présentant aucune idée particulière ou information utile à qui que ce soit. Tout cela (les promenades) se fera où, comment? On ne le dit pas, on l'annonce, c'est tout... Des professionnels d'un secteur qui s'adressent à eux-mêmes. 


"Le projet des promenades urbaines vise à créer une mosaïque de parcours piétons alliant biodiversité et urbanité." Téléchargez le PDF ici. Remarquons que c'est déjà le cas, nous sommes déjà dans la biodiversité… Tout ce qu'il manque c'est de sortir un peu!


Dans un effort d'ancrer le discours dans le paysage en-dehors du bureau, ils arrivent au moins à mentionner le Champ des Possibles (avec un "s" à Champ…). Un terrain vague disent-ils. C'est assez court! Mais il ne faut pas s'attendre à plus de reconnaissance de la part de professionnels autrement plus sérieux que les Amis du Champ des Possibles… Les pros, eux, savent de quoi ils parlent!

Le Champ des Possibles, photographié par Roger Latour. (pas compliqué...)


Une idée comme Réserve de Biodiversité Urbaine, vous croyez que ça mériterait citation? Ben non! Ils en sont encore à parler des services environnementaux de la biodiversité. C'est tellement 2010… Le CDP renverse cette malheureuse proposition de marchandisation et d'accessoirisation où la biodiversité serait à notre service. Au contraire il s'agit de se mettre collectivement au service de la biodiversité en lui réservant un peu d'espace en milieu urbain.


Où ça me chiquote un peu c'est quand ils prennent une de mes photos sans aucune mention de mon nom…


Ça ira, ça ira...



J'ajoute ce lien vers un billet publié sur le blog Verdir le Plateau en 2010:

La mosaïque verte du Nord-Ouest

vendredi 3 août 2012

Bronwyn Chester






Bronwyn Chester nous a quitté hier. C'est elle ci-haut qui nous indique l'origine (le jardin des Carmélites) des noyers noirs au Champ des Possibles il y a quelques années.






Il y a un peu plus d'un an, en avril 2011, j'étais allé avec Bronwyn sur le Mont Royal voir encore ces étranges ormes (un était un orme rouge) près d'un ruisseau. Les femmes ont toujours à peu près tout ce qu'il faut dans leur sac.  Bronwyn avait entre autre des graines de tournesols.






Mais pourquoi avoir des graines de tournesol dans ton sac? La réponse est vite arrivée!






Et vite repartie.





Comme toi.


Repose-toi maintenant chère Bronwyn. 



(photo : The Montreal Gazette)


Un article dans la Gazette : Montreal writer Bronwyn Chester dies at 54

Voyez les archives de ses textes pour la Gazette 

Avant de publier ses articles dans la Gazette, Bronwyn écrivait pour le site Spacing Montréal. Trouvez ici l'index de ses collaborations.

Visitez son blog  Les promenades dans la Forêt Montréal




mercredi 1 août 2012

Vacance ce blog






Je suis sur le terrain. Je reviens dès septembre. Je vous raconterai mes pérégrinations urbaines et autres. Comme mon exploration de cet alvar urbain ci-haut. Et autres choses, comme un blog festival?


Bon mois doux! 





samedi 30 juin 2012

Stabat Arbor, the Procédé




Planche 1. Esquisse : une espèce d'amélanchier.



Il y quelques semaines j'ai publié des billets (4 mai 2012 et 9 mai 2012) parlant de la cuisine d'un livre, plus spécifiquement de la détermination de la couverture. L'intérêt a été grand et ce sont deux des billets qui ont été les plus lus sur Flora Urbana… presqu'autant lu que celui sur Pripyat ou celui sur la forêt rouge de Tchernobyl.


Les catastrophes ont heureusement encore la cote. Nous voilà rassurés sur les humains!




Planche 2. Variation sur la planche de l'amélanchier


Aujourd'hui je vous montre un peu la genèse d'une planche botanique du style que j'utiliserai pour mes livres sur les arbres. (je dis "livres" car le projet comporte un album grand format et une guide de poche). Ce ne sont pour l'instant que des approches et des essais… 


Si les billets parlant de la couverture de mon premier guide avaient le libellé "auctor" celui d'aujourd'hui porte le libellé "illustrator". Peut-être un jour ferais-je aussi des billets sur "documentator" et "editor"?




Capture d'écran (Aperture en mode zoom...) Cliquez afin de voir en plus grand...


Cette capture d'écran vous permet de voir la technique que j'utilise afin d'avoir une bonne profondeur de champ même en macro-photographie. Si vous regardez attentivement, chaque photo a une mise au point différente. Portez votre regard sur la feuille dans le haut de chaque image, ici en vue rapprochée dans Aperture, le logiciel de gestion, d'archivage et de pré-traitement de mes photos. Sur l'image de gauche la feuille est floue et sur celle de droite elle est nette. Les fructifications du fongus (rouille du genévrier, Gymnosporangium clavipes) sur le fruit d'amélanchier sont nettes sur l'image de gauche et complètement floues sur l'image de droite. L'image du centre est intermédiaire dans les deux cas. En fait, vous l'avez compris, je fais le foyer sur le point le plus près puis je m'éloigne en m'enfonçant à chaque cliché. Une série de clichés au foyer différent (quelques fois jusqu'à cinq ou six) est ainsi produite.







Les vignettes 1, 2 et 3 sont les clichés avec foyer différencié. 4 est le résultat du logiciel malaxeur (Helicon Focus) qui ne prend que les éléments au foyer de chaque image et les recomposent en une seule image plus nette. C'est une façon de contourner les limites de la profondeur de champ. Puis en 5 je commence le découpage (contre un fond noir afin de bien voir ce que je fais) et en 6 vous avez le résultat. Voilà pour une des trois images qui composent la planche 1 pour l'instant… 

Ce ne sont que des essais et en fait à chaque étape il y toutes sortes de petits réglages, corrections, contraste et netteté, etc…


C'est la technique que j'ai utilisé pour le Guide de la Flore Urbaine. Même si le format réduit ne permet pas toujours d'en voir l'avantage de précision...


La planche 2 (avec l'écorce du tronc) montre une difficulté que je ne soupçonnait pas : avoir de bonnes photos de l'écorce, avec toute la profondeur de champ nécessaire... sans trépied (je suis déjà assez chargé quand je sors...mais faudra peut-être que je m'y soumette!). L'écorce de cet amélanchier sera à reprendre. Et ce doit être fait soit au printemps ou à l'hiver. L'été c'est presqu'impossible il y a toujours l'ombre des feuilles sur le tronc. C'est souvent joli mais c'est souvent aussi une perte d'information. C'est un guide d'identification, vous voyez.




 Capture d'écran : vue du dossier Amelanchier

Chaque élément d'une planche sera ainsi traité et découpé puis placé sur une grande page vierge. Ce travail de découpage permet de modifier la composition à volonté, déplaçant les images qui sont chacune sur un fond "transparent" (un calque dit-on dans Photoshop). Évidemment je ne fais pas ce découpage de précision avec la souris, je me sers d'une tablette à stylet Wacom. Tout le travail graphique se fait avec cet outil qui permet l'aisance de la main pour dessiner ou effacer...





Capture d'écran : vue du dossier Sorbus



Ce projet sur les arbres exige de jongler avec des centaines de dossiers. Pour l'instant j'ai environ 160 espèces, hybrides et cultivars d'arbres documentés suffisamment pour produire autant de planches. Photographe et illustrateur, je suis aussi auteur. De plus donc, à chaque dossier "images" correspond un dossier de recherche (avec références et bibliographie) et un de rédaction (en anglais et en français). Tous ces dossiers sont classés selon l'espèce, le genre et la famille... Je n'ai rien inventé! Merci Linné...

Un des plus gros dossiers est évidemment celui de la familles des Rosacées (environ 45 espèces et cultivars d'arbres et arbustes et il risque d'y en avoir plus...). Pommiers, poiriers, cerisiers, et, récemment abricotier... beaucoup de spécimens à trouver et à goûter! Les amélanchiers font partie de cette famille ainsi que les sorbiers. Je dois dire que le genre Sorbus m'a pas mal occupé, avec quelques difficultés. On trouve en effet pas mal d'hybrides et de cultivars peu connus ici. Je ne me rend pas au Jardin Botanique où une petite étiquette commode me donnerait le nom… et je ne contacte que rarement les proprios d'un jardin privé (jamais l'horticulteur responsable du parc public par exemple, quoique ça viendra probablement...). Le but de l'exercice est de découvrir et d'apprendre en me cassant la tête, mes publications ayant ensuite plus de chance d'être utile à l'amateur, ayant été fait par un amateur.


Enfin c'est la théorie... ou la façon commode de justifier mon ignorance! Celle-ci recule toutefois...




Capture d'écran : vue du dossier Populus


Le travail est de trouver des spécimens d'arbres et d'arbustes sur le trottoir, dans les parcs et les jardins ou dans les espaces naturels de la grande région montréalaise et les noter, souvent avec par une photo in situ, puis les revisiter trois, quatre ou cinq fois et plus afin de prendre des spécimens de feuilles (souvent de différents types selon la croissance ou la phénologie ou même une pathologie ou un insecte), de fruits et d'écorce.

Pour vous donner une idée d'un sous-dossier photo (dans le dossier de la famille Salicacée) bien avancé voici ci-haut celui du genre Populus, les peupliers, qui est maintenant presque complet, le peuplier noir avec ses deux sortes de feuilles (pré-formées et néo-formées) ayant été trouvé cette semaine en fait. Quelques photos de certains spécimens sont à refaire mais l'essentiel est là. Je commence à bien connaître les peupliers!






Pour les amélanchiers je dois refaire les photos de fleurs en studio (pas toujours facile ça!), elles sont trop abimées. Au prochain printemps j'espère!



Avec ce billet je vous annonce que je vais ralentir la cadence de publication sur Flora Urbana. Ce ne sera pas des vacances. L'été c'est la saison occupée pour moi... je dois avoir les photos de tous les éléments en main afin de travailler l'hiver venue. J'ai donc beaucoup de travail devant moi : ce travail sur les arbres, mes projets de livres en auto-publication (Trois Plumes, Le Bocage Urbain et quelques autres…).


La cour est pleine, le champ est libre, l'été appelle le naturaliste… Travail ou vacance nous en profiterons tous, le goûtant avec appétit!


Bon été!




dimanche 10 juin 2012

Cabinet de l'inspecteur








Plus tôt ce matin, quand le soleil se lève et entre par la fenêtre.





mercredi 9 mai 2012

Découvrir la couverture




Quelques photos proposées en 2008 pour la couverture.


Je crois qu'on aura plus parlé de la couverture de mon livre qu'on aura parlé du livre! Sur ce blog certainement et je vous remercie tous, chers lecteurs, pour vos commentaires.


Par ailleurs sur Twitter, une série d'échanges inattendue a eu lieu entre Luc Prévost, Jean-Basile Boutak (directeur de collection chez Numériklivres) et moi. Suivant un lien tweeté par Luc Prévost vers mon billet de vendredi dernier, JBB y a laissé un commentaire. Ici : Couverture, couvertures. Si vous n'avez pas lu ce billet ou si vous voulez voir le commentaire de JBB allez-y.


Je reviens sur tout cela pour éclairer un peu la situation : les photos publiées la semaine dernière sont celles que j'avais envoyé en réponse à la maquette finale de la couverture, de la tranche et du dos, que je trouvais désespérément surchargée. En deuxième temps et en réaction donc. Celles que je montre aujourd'hui sont mes premières suggestions.


Jasmine était étonnée du travail que tout cela représentait... ce n'était en fait qu'une petite partie. Et encore ce n'était que pour cette foutue couverture! Le livre, lui... bien je vous en donne aujourd'hui une petite idée de sa genèse.




Quelques autres photos proposées en 2008 pour la couverture...



Je trouvais intéressant de faire connaître un peu le processus de fabrication de la couverture d'un livre. Les intérêts des uns (l'éditeur, son équipe commerciale ou artistique) et des autres (l'auteur et les lecteurs) diffèrent à l'évidence. Comment faire au plus juste?

Ma question était : La couverture de mon livre est-elle la meilleure?


Il faut savoir que je n'avais que peu de photos à proposer à l'éditeur pour la couverture. Quoi, un photographe ayant peu de photos??? Oui, c'est comme ça! La plupart des photos que je faisais lors de mes sorties botanisantes n'étaient que des notes de terrain destinées à localiser le spécimen ou à  me rappeler le contexte (in-situ). J'étais alors d'abord le naturaliste. Je ne cherchais pas à faire de belles photos mais de simples documents de travail… Je n'étais pas a priori préoccupé de la qualité de la lumière et je n'avais pas toujours le choix du sujet et de l'emplacement ou le loisir de revenir à un autre moment quand la lumière aurait permis, par exemple, une belle photo. Je travaillais sur la recherche et la préparation du contenu du livre, pas une couverture! Mais quand il y avait par chance quelque chose de pas mal, clic! Comme celle-ci:




Aucune mise en scène ou mise en place, in-situ, le spécimen de la couverture tel quel.



Le vrai travail du livre a été fait en studio puis à l'ordi : les planches botaniques. Croyez-moi c'est beaucoup de boulot. Revenir au studio avec des spécimens encore frais et bon à photographier n'était pas toujours facile et exigeait souvent de chercher un autre spécimen et tout refaire. Il m'arrivait ordinairement de retourner sur les lieux pour découvrir que le spécimen avait été arraché (ce sont des mauvaises herbes, après tout…). Il fallait prendre les feuilles du printemps ou la rosette d'une bisannuelle puis revenir plus tard (ou l'année suivante...) pour les fleurs et plus tard encore pour les fruits et les graines... vous me suivez? Pour 200 espèces (en fait 250, mais c'est une autre histoire...). Ça fait bien du kilométrage (la partie facile : je marchais dehors!) et ça tient son homme occupé! Ensuite : des mois et des mois sur mon cul à l'ordi. Ça s'appelle l'hiver. Les hivers. Bon, passons...

Je n'avais donc que très peu de "bonnes" photos dans la catégories "couverture".



À gauche deux propositions du Directeur artistique et le final "consensuel".


Comme vous le voyez ci-haut le directeur artistique a vite identifié la meilleure photo du lot et propose alors deux maquettes sobres à souhait. Tout allait changer un peu plus tard quand tout le monde chez l'éditeur (éditeur en chef et adjoint, les gens de la mise en marché et représentants, DA/graphiste, etc) et moi nous réunissons. Résultat : l'intérêt, le doute ou le désir de chacun se trouvera représenté sur la couverture. J'étais après tout un auteur inconnu et le propos du livre une valeur incertaine. Résultat : surcharge!


Comme vous pouvez le constater une couverture, c'est important! Ça parle mais ça parle de quoi? Et à qui? Pas de place pour le doute si vous voulez mon avis!




La couverture et le dos alors que livre n'était qu'un projet en 2006.



Évidemment la liberté de choisir la couverture d'un livre n'est pas la seule raison qui explique mon intérêt pour l'édition électronique et l'auto-publication. Le livre sur papier avec son poids, sa texture (sa matérialité rassurante quoi!) et surtout une bonne impression offset, est très difficile à remplacer. J'ai bien des projets dans cette direction. Il y aura toujours des éditeurs "sur arbres morts" comme disent les Américains. Il y aura toujours de beaux livres sur du beau papier, c'est certain. Mais ils seront aussi de plus en plus chers ou de plus en plus des succès assurés : santé, bouffe, etc. Le couple composé d'une part de livres payants pour un éditeur qui compensent d'autre part pour les autres pas ou moins ou lentement payants, vous croyez que ça durera encore longtemps?


Vous comprendrez que je parle surtout ici de livres lourdement illustrés comme ceux que je fais. Pour mon malheur c'est justement ce qui rend difficile la réalisation de mes livres électroniques. Cela change un peu depuis l'arrivé du iPad de Apple par exemple mais en gros les différents formats et standards ont été développés pour le texte... Tout juste peut-on y mettre une couverture illustrée...




Toujours en 2006 alors que la flore du mont Royal faisait partie du projet.



La filière de l'édition traditionnelle a de nombreuses limites. Elle a de grandes capacité de distribution d'une part mais puisqu'imprimer des livres illustrés est coûteux, elle est frileuse. Elle agit alors comme un filtre qui exclut bien des projets, bien des genres, bien des formats, bien des auteurs. Nul malice! Le commerce est calcul… Et le calcul est de plus en plus pressé! S'agissant de livres qui contiennent des idées ou des visions du monde sur des sujets quelquefois marginaux ou offrant un regard innovateur, ce filtre devient alors un mode d'exclusion et peut même s'avérer un appauvrissement culturel.



Encore ici le développement du projet en 2006.




Auteur dans un marché minuscule où les recettes qui font de bonnes recettes semblent la seule mesure de ce qui vaut d'advenir, je vais m'essayer aux essais illustrés sur la nature... J'ai l'habitude de me casser la tête.



J'espère ne pas vous avoir cassé les pieds avec mes histoires d'auteur!



Si vous vous intéressez à l'édition électronique voyez de ce côté :