mardi 11 mai 2010

Attrape-plante 2010


vue d’ensemble avec ruelle et enfant à vélo

Qu'en est-il du King des attrape-plantes? 2010 sera-t-elle un bon crû? Voici un rapport bien attendu par les lecteurs. Les courriels, pigeons messagers, signaux de fumée et appels de toutes sortes me forcent à rendre compte de la situation. Alors voilà:



domination des hivernantes

Le printemps est clairement dominé par la luzerne lupuline (Medicago lupulina, black medick, p.201) qui a gardé ses feuilles vertes durant tout l’hiver. Voir ce billet: N’attrape-plante. Elle partage toutefois l’habitat avec la potentille (elle aussi a gardé des feuilles hivernantes). Je n'oublie la mousse: première résidente du piège à végétaux et encore présente!




À gauche: le bident feuillu (Bidens frondosa, devil’s beggartick, p.108) toujours volontaire en grande quantité. Ses graines ont germé il y a longtemps et les premières vraies feuilles s’ajoutent aux cotylédons encore en place. Le laiteron rude (à droite) a quelques plantules aussi (Sonchus asper, spiny-leaf sow-thistle, p.131).




La surprise, si tôt au printemps, est cette graine cotonneuse (à gauche) d’une espèce de peuplier. Relevant la tête j’en ai aperçu quelques rares autres qui volaient au-dessus de la ruelle. Quelle espèce a déjà ses graines en exploration du territoire? Les fruits du peuplier deltoïde sont encore bien vert et n’ouvriront pas avant longtemps. Peut-être s’agit-il du peuplier faux-tremble? Et si je les reconnaît bien (à droite) il s’agit des cotylédons du plantain.

Qu’adviendra-t-il de Agalinis tenuifolia (gérardie à feuilles ténues, slenderleaf false foxglove), Centaurium erythraea (érythrée petite-centaurée, european centaury. J’y ai aussi ajouté les graines de la renoncule cymbalaire du terrain vague Turcot et la corydalis du coteau de la Caserne? Seront-elles au rendez-vous?

Majella Larochelle m’écrit ce matin sur Facebook qu’il a reçu les graines de Draba verna que je lui ai envoyé. Déjà semées! L’homme est à son affaire!

Maintenant que la curiosité planétaire est satisfaite... je dois faire un peu de boulot!



samedi 8 mai 2010

Un dimanche pas comme les autres...




un dessin du Possible

Les Amis du Champ des Possibles qui vous conviaient à un événement dans le terrain vague du Mile End regrettent de déplacer l'événement au samedi 22 mai. Un peu de pluie ne gêne personne. Mais de la neige du temps froid et du vent... ce n'est pas l'idéal pour planter notre houblon et jardiner! Nous sommes désolés et espérons vous y voir plus tard en mai!



vendredi 7 mai 2010

Vent, viorne et...


un dernier bourgeon de la viorne mancienne encore clos

... tchic-a-di di-di!! J’adore aller faire de la photo avec des nuages et ce vent! C’est pas facile pourtant, surtout en macro. C’est même un peu étourdissant d’essayer de faire le foyer et les réglages, avec en plus la frustration de manquer quelques clichés! Alors pourquoi j’adore? Parce que les nuages viennent et passent rapidement, m’offrant en quelques secondes toute une gamme de lumières. Tantôt crue et directe puis diffuse et surtout quand le soleil émerge d’un nuage encore partiellement voilé: la meilleure lumière.




la mésange me méduse (quelle assurance elle a!)


En quelques minutes donc j’ai photographié quelques insectes et un oiseau dans un bosquet de viornes manciennes (Viburnum lantana, wayfaring tree) en fleurs au Parc Jeanne-Mance. Je n’étais que de passage, me rendant en fait au pied de la montagne au coin de l’Avenue des Pins. Je me suis alors rappelé que les viornes auraient les fleurs épanouies. En effet et avec un léger parfum en prime!




deux diptères sous une lumière favorable: une syrphide et une rousse inconnue


Tchic-a-di di-di! C’est la mésange à tête noire (Poecile atricapillus, black-capped chickadee) qui m’attend! Ce n’est pas une formule, si vous connaissez un peu les oiseaux vous connaissez sûrement ce passereau, sinon son chant! Elle m’attendait en me regardant droit dans les yeux. Évidemment j’avais mon objectif macro, pas terriblement utile pour la circonstance. La gentille me laissa approcher, di-di! di-di! La mésange se gavait de petits insectes qu’elle attrape avec des déplacements rapides et sûrs. Son acuité visuelle est extraordinaire: je n’ai pas la moindre idée de son repas tellement les insectes qui la nourrissent sont petits! Elle s’envola vers un pommetier en fleurs pour quelques rapides coup de bec puis revint vers moi: tchic-a-di di-di!




une abeille et la coccinelle asiatique (Harmonia axyridis, asian lady beetle)

Quelques minutes et voilà un aperçu de la biodiversité sur une espèce de viorne. Les deux espèces de mouches que j’ai photographié (une troisième a échappé au photographe) ne visitent pas les fleurs pour la même raison. La syrphide est en fait occupée à manger du pollen. Ces mouches sont communes, avec de nombreuses espèces imitant habituellement des guêpes et je les vois souvent boire du nectar de carotte. Mais j’ignorais qu’elle consommait aussi du pollen. La deuxième espèce est une belle petite rousse poilue avec de grandes jambes. C’est la première fois que j’en vois et elle est pas mal plus farouche et empressée que la fausse-guêpe. Elle n’est pas ici pour le pollen, c’est le nectar qui l’intéresse. Je ne l’ai pas identifié, ce sera pour une autre fois mais il est intéressant de voir deux mouches sur les mêmes fleurs utilisant des ressources différentes.


J’aime le vent! Et la toujours amicale mésange! Tchic-a-di di-di!!