mercredi 19 août 2009

Flora Laurentiana 5: la plante d’Hercule

Flora Urbana travaille nuit & jour afin de rapporter la nouvelle


C’est en me rendant à la base avancée de Flora Urbana dans les Laurentides, La Raposa, que j’ai aperçu la grande plante dans un fossé. En revenant de nos durs labeurs qui incluaient baignades et chasse à l’orchidée, il fallait donc absolument s’arrêter pour savoir de quelle grande Apiacée il s’agissait. J’approche ces plantes avec prudence car je les connais imparfaitement. Je sais par ailleurs que quelques espèces causent de sérieuses dermatites!

Malgré quelques détails qui diffèrent (surtout les feuilles) je crois qu’il s’agit de la berce laineuse (Heracleum maximum, cow parsnip). Le nom du genre vient de Hercule (Heracles en grec) et quelques espèces sont très grandes. Notre espèce est vivace et atteint presque 3m. On la trouve partout au Canada et en Amérique du Nord, sauf dans quelques états du sud des États-Unis.

Une aussi grande et remarquable plante, largement distribuée a bien entendu été incorporé dans les usages de nombreux peuples autochtones. Les racines de la berce laineuse ont curieusement été utilisé pour traiter des problèmes de peau par les Cris et les Chippewas. Les Cris considèrent par ailleurs la plante comme un poison. Peut-être s’agit-il d’une autre partie de la plante.

Considérée analgésique, antiseptique, utile pour le soin des muscles endoloris, ou des maladies “vénériennes”, maux de dents et des articulations, les fleurs, elles, servaient à éloigner les insectes...Tant d’usages suggèrent plus une fascination pour la colosse qu’un réel cabinet de pharmacie végétale.

Les racines ont des propriétés antifongiques et anti-bactériennes qui semblent toutefois bien établies. Elles ont aussi un effet immunostimulant qui est antiviral. Marie-Victorin raconte que sous le nom de “poglus” les Hurons de Québec ont fait une infusion de cette plante et ont ainsi été épargné de l’épidémie de grippe espagnole en 1918.


source de notre plante: un centre jardin de l'autre côté de la route


Certains peuples la considèrent comestible de plus!

Les jeunes plantes étaient consommées par de nombreux peuples autochtones qui prenaient soin de peler les tiges et pétioles avant de les manger crues, bouillies ou séchées. Ils évitaient avec soin la peau et les poils de la plante...Les fleurs mélangées à de l’huile que l’on frottait sur la peau éloignaient les moustiques et les mouches.

Les personnes à la peau sensible doivent toujours se méfier de cette plante et des ses parentes: au toucher on risque une dermatite, qui peut être sérieuse et qui peut survenir jusqu’à quatre heures après le contact...on a alors oublié de quelle plante il s’agissait...Ce n’est que suite à l’exposition de la peau à la lumière (photosensibilisation) que se développe des irruptions cutanées ou des ulcérisations... On parle alors de phytophotodermatose.

C’est une assez curieuse géante verte qui s’est évadée d’un jardin...méfiez-vous du végétal, il peut mordre!

Le groupe Genesis a fait une chanson sur le “Giant Hogweed”, Heracleum mantegazzianum la berce géante, encore plus grande et bien plus à craindre que la plante d’aujourd’hui, mais qui cause le même genre de réaction cutanée, lisez les paroles:

1 commentaire:

  1. belle trouvaille. moi on ma dit que cest un poison et pas touche. je connais un gars dans le nord qui as cru as son tord des propriétés anti moustique ainsi il as ramasser quesques feuilles et il c'est frotter le cou,les avant bras menfin tout ce qui depasse du t-shirt ou les mouches noire pouvaient mordre. le lendemain il etais vraimment pas beau a voir. Il aivait des cloque et des taches rouge partout ma foie c'étais horrible. encore aujourdhui il as encore des traces de cet aventure qui lui ont laisser des marques sur la peau.

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