mercredi 26 août 2009

Portulaca oleracea, le pourpier potager 2





on marche souvent sur le garde-manger


Tout lecteur d’un blogue d’ornithologie serait horrifié et scandalisé d’y lire des recettes pour apprêter des mésanges ou même des moineaux domestiques! Préléver des plantes urbaines spontanées pour un usage alimentaire, médicinal, voire “décoratif”, n’est pas très différent pour moi. Assurez-vous dans la mesure du possible de laisser des graines ou de laisser intactes les parties souterraines de la plante. C’est alors une utilisation “soutenable” de ces ressources!


La récolte intelligente assure mieux une récolte continue... La récolte intelligente devrait tenir compte de la contamination du sol en ville: avec la combustion des moteurs automobiles il y du plomb partout... y compris dans des boutures de pourpier, comme il y du mercure dans tous les poissons du fleuve... question de quantité et de dosage, donc. Mais pas de panique et pour le pourpier, allez-y pincer quelques bouts de tiges, lavez-les et goûtez...



 
remarquablement prolifique et généreux


Ce n’était que récemment que j’avais goûté au pourpier, cultivé bio évidemment. Je n’ai pas recherché la question mais la production de cette plante doit être assez limitée au Québec. Cru, ajouté aux salades, bouilli ou cuit à la vapeur, c’est une excellente saveur à ajouter au menu et c’est une plante très nutritive. Le pourpier a le plus haut contenu d’anti-oxydants et d’acide gras omega-3 de tous les légumes-feuilles examinés jusqu’à maintenant. On dit avec raison que la plante devrait être considéré positivement pour sa valeur alimentaire plutôt que son état de “mauvaise herbe”! Je suis d’accord...


Vous en voulez plus dans mon essai de réhabilitation des mauvaises herbes? On s’en sert aussi dans l’alimentation de la volaille afin de réduire le taux de cholestérol dans les oeufs. La plante se meurt vraiment d’envie d’améliorer notre santé!


D’accord, dites-vous, c’est nourrissant et tout et tout... “Mais d’où vient cette plante?”. Et surtout la question que nous avons l’habitude de poser: “Est-elle indigène?”. Ah! ça c’est toute une question! J’y reviens demain parce que l’affaire, le cas du pourpier n’est pas simple du tout...


En attendant écrivez à La Ferme de Bullion (le fermier bio qui me l’a fourni) pour voir s’il ne peut pas vous en trouver: debullion(arobas)sympatico(point)ca. Ou arpentez les trottoirs. Et si vous la voyez en fleur...vous me le direz n’est-ce pas?




3 commentaires:

  1. Si cette plante peut survivre en milieu hostile pourquoi ne pas l'utiliser afin de faire des toit santé !

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  2. Oui, la plante est assez commune. J'en ai sur ma rue et un peu partout ailleurs dans le quartier.

    L'idée d'une plante pour un toit vert est géniale et exactement l'environnement chaud qui ferait son affaire...elle couvrirait vite l'endroit!

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