mardi 25 juin 2013

Papillon du micocoulier (Asterocampa celtis)


Une courte note afin d'illustrer les espèces et les raisons de leur introduction au Champ des Possibles. Je veux ainsi étayer mon concept de la haie urbaine comme habitat favorisant la biodiversité.


Photos: Wikipedia

Nous avons déjà un Micocoulier occidental (Celtis occidentalis, Hackberry) au Champ des Possibles. Il est arrivé tout seul ou, plus exactement, c'est un pigeon qui l'a semé… Ce serait une bonne idée d'en planter un ou deux de plus. Pourquoi?


Le Micocoulier occidental. Illustration: Flora Urbana

Pour favoriser le Papillon du micocoulier (Asterocampa celtis, Hackberry Emperor)! Ce papillon est confiné aux seules régions où pousse sa plante hôte, le Micocoulier. Ces deux espèces sont indigènes à Montréal et dans la région. Les chenilles se nourrissent de jeunes feuilles de l'arbre. Les arbres, c'est pas juste pour l'appréciation des humains… Pour un bon effet il faudrait planter un petit groupe de l'arbre dans la haie le long de la rue Henri-Julien.



Illustrations: gauche: Wikipedia. Droite: Flora of North America.

Ces cartes de répartition montre où on trouve naturellement le Papillon du micocoulier et le Micocoulier occidental. Vous constater que dans la vallée du Saint-Laurent la coïncidence est évidente. Notez que l'on trouve plus au sud  une autre espèce de Micocoulier (Celtis tenuifolia, Dwarf hackberry) dont la répartition géographique s'ajoute à celle du Micocoulier occidental. Cet arbre est aussi l'hôte du Papillon du Micocoulier.


La chenille du Papillon du Micocoulier. Photo: Rita Songer

Si les pigeons peuvent favoriser la biodiversité, nous pouvons sûrement en faire autant!


Voyez au bas de ce billet ma note sur le pigeon qui mange les fruits du Micocoulier et distribue ainsi ses graines: ici.

Et cet autre billet sur les plantation au CDP: ici.



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